MONSTER HUNTER STORIES 3 : TWISTED REFLECTION

Japon – 2026
Support : Nintendo Switch 2, Playstation 5, Xbox Series, PC
Genre : RPG
Développeur : Capcom
Musique : Yuko Miyata, Akihiro Narita, Kodai Ikeda
Durée de jeu : Longue
Langue : Audio anglais ou japonais, textes français
Éditeur : Capcom
Date de sortie : 13 mars 2026
LE PITCH
Azuria et Vermeil. Deux nations au bord de la destruction. Alors que tout espoir semblait perdu, un œuf fut découvert. Il contenait un Rathalos, une espèce que l’on croyait disparue. Toutefois, cette faible lueur d’espoir ne perdura pas. L’œuf renfermait en effet des jumeaux Rathalos portant la marque azurécailles, sombre souvenir de la guerre civile qui fit rage il y a deux cents ans. Alors que le monde se meurt et les monstres qui l’habitent sont en voie d’extinction, la guerre menace d’éclater à nouveau. Deux nations, deux Rathalos. Un Rider et son fidèle Rathalos, portés par le souffle du destin, embarquent dans un voyage pour découvrir la vérité.
Pâques à craque !
Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection est le dernier rejeton de la série dérivée en J-RPG de Monster Hunter. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le titre représente une évolution significative par rapport à ce qu’avait proposé ses prédécesseurs. C’est du J-RPG ambitieux et de haute qualité mais qui ne se laissera pas dompter aussi facilement.
Plus beau, plus grand, plus fort ! Monster Hunter Stories 3 (MHS3) dépasse clairement tout ce qu’avaient pu proposer les opus précédents. Déjà, sur le plan technique, bien évidemment. L’esthétique du celluloïd est préservé mais il revient avec un rendu visiblement plus fin, notamment sur les lignes de contour qui bénéficient d’un traitement particulièrement efficace, ne laissant passer aucun crénelage. Les environnements ont également vu leurs standards réévalués à la hausse. Ils sont bien plus vastes et plus aérés, avec une emphase mise sur une verticalité nouvelle, qui permet de mieux mettre en scène des panoramas grandioses et de valoriser les points d’intérêts qui guideront simplement les joueurs. Des points d’intérêts d’autant plus importants qu’ils permettent aux joueurs d’organiser leur cheptel très facilement, dans la mesure où les monstres ont chacun des capacités de déplacement différentes (escalade, nage, vitesse, vol plané…). Tous ces petits changements du game design respectent les fondamentaux de la série, mais là où Monster Hunter Stories 2 mélangeait maladroitement des rallonges scénaristiques avec la trame principale, MHS3 fait bien la part des choses et propose une aventure directe, qui ne perd pas les joueurs dans des annexes imposées et soporifiques.
Abondance de biens nuit
Le gameplay garde les mêmes mécaniques que ses prédécesseurs, avec un système de combat où le jeu pierre, feuille, ciseaux est remplacé par force, technique et rapidité. Les monstres peuvent avoir plusieurs parties du corps à cibler, chacune sensible à un type d’arme : tranchant, contondant et perforant. Le joueur peut s’équiper de plusieurs armes et en changer durant le combat. Il faudra aussi veiller à la nature élémentaire des ennemis et des armes, qui impliquent des faiblesses et des immunités. Déjà bien complexes, les combats de MHS3 introduisent une mécanique appelée »Âme de Wyverne », une jauge de motivation qui, une fois vidée, affaiblit le monstre… et tout n’a pas été décrit. Bref ! Pour faire simple, les combats sont un mille feuilles de mécaniques intéressantes mais dont l’accumulation forment un ensemble bien trop lourd au final. Les développeurs ont bien pensé à donner la possibilité d’écourter les combats des ennemis faibles mais dès que le joueur est confronté à un opposant de son niveau ou supérieur, il est parti pour un véritable combat de boss qui peut durer plusieurs minutes. Heureusement, la fuite reste une option simple mais il faut le savoir : quand il s’agit des combats, le jeu demande un véritable engagement où chaque coup est mûrement réfléchi.
Quoi ! Ma ferme ? Qu’est ce qu’elle a ma ferme ?
La gestion des monstres s’organise également sur plusieurs mécaniques. Dans les Monster Hunter Stories, le joueur n’incarne pas un chasseur mais un rider chargé d’élever les monstres dont les œufs sont volés du nid. Ces nids sont des cavernes ou des clairières bien plus petites que dans MHS2. La chasse aux œufs est donc plus directe qu’auparavant. Les monstres naissent avec des qualités distinctes et il est possible de gérer leur patrimoine génétique via un menu mélangeant le jeu du morpion et celui du bingo. Ainsi peut-on rendre un monstre feu moins sensible à l’eau. Ces changements ne sont pas définitifs et on peut adapter les caractéristiques de son cheptel en fonction des besoins. MHS3 ajoute la restauration de l’habitat pour gérer la libération des monstres. Cette mécanique permet d’avoir plus de monstres disponibles sur le terrain et de récupérer des œufs de meilleure qualité. Pour le joueur qui doit déjà gérer plusieurs couches de jeu, il est possible que cette fonction soit un peu délaissée mais son potentiel de développement est intéressant. À l’avenir, les monstres libérés pourraient modifier légèrement leur environnement pour révéler des chemins, changer les niveaux d’eau, creuser des galeries… Alors qu’elle est à son zénith, la série a encore de quoi évoluer.
Sous ses allures enfantines, Monster Hunter Stories 3 est en réalité un jeu très exigeant. Au-delà de quelques tutoriels assez rares et chiches, il n’accompagne pas vraiment le joueur. Mais pour les plus motivés et disponibles, MHS3 sera assez accrocheur pour chercher à en voir le bout. L’histoire est linéaire mais prenante et bien mise en scène. Les mécaniques de jeu sont complexes mais une fois intégrées, elles sont logiques et fluides. Et le tout est présenté avec de beaux graphismes. En bout de course, MHS3 est le meilleur épisode de la série, proposant une bonne expérience de J-RPG. Son seul réel défaut est d’avoir un tarif d’entrée un peu trop élevé pour le tik toker et le cadre sup. Un titre à réserver aux joueurs qui ont du temps ou aux apprentis craques.






