STAR FOX

Japon, États-Unis – 2026
Support : Nintendo Switch 2
Genre : Jeu de tir
Développeur : Velan Studios
Musique : Koji Kondo, Hajime Wakai, Stephen Barton
Durée : Moyenne
Langue : Français
Éditeur : Nintendo
Date de sortie : 25 juin 2026
LE PITCH
Bien installé dans son repère sur la planète Venom, Dr Andross fomente l’invasion de la galaxie Lylat. Submergées, les forces de défense planétaire n’ont plus qu’une solution : faire appel aux mercenaires de l’escadron Star Fox.
Le renard change de poils
L’apparition du célèbre renard de l’espace dans Super Mario Galaxy – le film laissait espérer la sortie d’un tout nouveau jeu à son nom. Ce ne sera finalement qu’une refonte, mais d’un véritable classique.
Ce nouveau Star Fox est en effet une version retravaillée de Lylat Wars, alias Star Fox 64, paru en 1997 sur Nintendo 64. Ce dernier avait d’ailleurs déjà eu droit à une nouvelle mouture pour accompagner la sortie de la 3DS en 2011. Pour l’occasion, les développeurs avaient apporté quelques ajustements au niveau de la difficulté des niveaux à travers un mode dédié, ainsi que quelques options inédites comme un doublage intégral en français, la possibilité d’utiliser des contrôles non-inversés pour piloter le vaisseau, et même une fonctionnalité exploitant l’appareil photo de la console pour montrer son visage durant les parties multijoueur. Ces fonctionnalités sont d’ailleurs conservées dans cette version 2026 qui arrive surtout avec un gros ravalement de façade. Avec un support, la Switch 2, capable de balancer un affichage en UHD, on ne pouvait certainement plus se contenter de la 3D floue caractéristique du support d’origine. Nintendo a alors confié la tâche aux new-yorkais de Velan Studios, qui avaient déjà collaboré avec le géant de Kyoto sur le jeu de voitures télécommandées Mario Kart Live Home Circuit. Bien que l’aspect pseudo réaliste des animaux anthropomorphiques que sont les personnages puisse un peu dérouter au départ, on finit par s’y faire. Mais l’on retient surtout le travail sur les environnements qui offre une aventure encore plus épique qu’à l’époque grâce à une grosse somme de détails et d’effets de mise en scène. L’entrée dans Corneria est un exemple particulièrement saisissant, avec sa transition d’un vol au-dessus d’une mer paisible à l’arrivée dans une ville marquée par la bataille en cours.
Mais pas de caractère
Quitte à retravailler l’aspect visuel, les développeurs en ont également profité pour donner plus de consistance à la mise en scène. Pourtant, même si le jeu d’origine peut sembler dépouillé à ce niveau, surtout pour le public d’aujourd’hui, il avait déjà su marquer les joueurs de l’époque grâce au progrès dont il a bénéficié dans la gestion de la 3D, mais aussi au travers des interventions orales des différents acteurs, à commencer par les savoureuses saillies du caractériel Falco. Mais cette version 2026 a enrichi l’aspect cinématographique au travers de véritables séquences de dialogues, en n’hésitant jamais à s’attarder plus en détails sur l’univers du jeu et les relations entre les personnages. Côté jeu, en revanche, on retrouve l’épopée pratiquement telle qu’on l’a connue en 1997, même si quelques nouveautés sont également au programme. Le titre propose notamment un mode Défi qui permet d’inscrire dans les annales les exploits des joueurs les plus adroits. Le jeu d’origine ne relevait que le nombre d’ennemis abattus et attribuait une médaille lorsque l’on franchissait le score cible tout en préservant ses trois coéquipiers. Désormais, remplir certaines conditions comme suivre Falco dans le premier niveau ou arriver au bout de Zoness sans se faire repérer est inscrit dans le marbre de son historique et débloque au passage des objets de personnalisation, sans oublier l’influence que peuvent avoir ces actions sur le déroulement de la mission concernée. La plus grande nouveauté se trouve néanmoins du côté du mode multijoueur repensé puisque l’on ne se contente plus d’affrontements chacun pour soi : on a ici droit à des matchs en équipe à quatre contre quatre, en ligne ou en réseau local. Enfin, une option permet la visée à la souris et même l’appel à un camarade pour se partager le tir et le pilotage ; des options anecdotiques, mais qui ont le mérite d’exister.
Les fans de longue date qui espéraient retrouver Fox McCloud dans une aventure inédite ont forcément de quoi être déçu, puisqu’ils ont forcément déjà parcouru le jeu d’origine en long, en large et en travers. Cela dit, on reste en face d’un véritable classique intemporel dont les mécaniques de jeu n’ont pas pris une ride. Un titre plus que recommandable à tous ceux qui adhèrent toujours au principe arcade de course aux scores.







