DISGAEA MAYHEM

Makaism: Frenzy of the Netherworld – Japon – 2026
Support : Playstation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, PC
Genre : Action
Développeur : Nippon Ichi Software
Musique : Tenpei Sato
Durée : courte
Langue : français
Éditeur : NIS America
Date de sortie : 23 juillet 2026
LE PITCH
Tichelle, souveraine du Sous-Monde suprême, fait appel au mercenaire que l’on nomme N/A pour lui confier une mission de la plus haute importance : retrouver les six traîtres qui ont mangé le Flan primordial préparé par son défunt père.
Presque de quoi faire tout un flan
Si Nippon Ichi a lancé son premier jeu à la toute fin de l’ère Super Famicom (sous le nom de Prism Kikaku), c’est certainement la saga Disgaea qui a fait connaître le studio au plus grand nombre il y a maintenant un peu plus de vingt ans.
Depuis, la série de T-RPG a connu sept épisodes principaux auxquels s’ajoutent de nombreuses révisions et plusieurs spin-off. Disgaea Mayhem fait partie de ceux-là et explore un style orienté action inspiré par Dynasty Warriors et consort. On y trouve ainsi un système d’enchaînement d’attaques assez similaire, fondé sur la combinaison de coups rapides et de frappes puissantes, le tout complété par la technique de dash-cancel pour moissonner le champ de bataille dans l’allégresse. Mais ce sont surtout les différents sorts et coups spéciaux qui donnent un peu d’épaisseur à l’ensemble. Bien que l’on ne contrôle ici qu’un seul personnage tout au long de l’aventure, celui-ci peut manier sept types d’armes différentes pour autant de styles de combat. De l’épée courte à la lance, en passant par les poings ou encore le bâton magique, pour ne citer que quelques exemples, chaque arme dispose de son combo de base ainsi que de différents pouvoirs, cumulables jusqu’à quatre simultanément en fonction du niveau de celle-ci. Enfin, le protagoniste va rapidement faire équipe avec un familier. En plus d’apporter son soutien, il peut directement prêter sa force à N/A lorsque l’on déclenche l’aptitude Magimorph qui se conclut avec une attaque particulièrement puissante.
Recette aigre-douce
Sur le papier, Disaea Mayhem a tout pour plaire aux fans de jeux d’action qui apprécient la progression qu’offrent les RPG. Les mécaniques sont bel et bien là et plusieurs fonctionnalités enrichissent le déroulement du jeu, à l’image de l’Assemblée sucrée, conseil de sages que l’on peut réunir afin d’obtenir divers avantages… à condition de soudoyer les membres réfractaires. Malheureusement, c’est la structure des niveaux principaux qui gâchent l’ensemble. À quelques exceptions près, chaque mission consiste à éliminer quelques vagues d’ennemis par grappes de quinze avant d’aller affronter un boss en duel : le rythme très haché devient alors vite lassant, frustrant, même. C’est d’autant moins compréhensible que la réalisation, joliment colorée mais tout de même extrêmement fauchée, ne semble pas mettre les machines à rude épreuve. Pourtant, dans le cas d’un Musô aux ambitions modestes, les connaisseurs s’attendent généralement à voir les graphismes sacrifiés pour profiter de combats dynamiques nourris par un champ de bataille surpeuplé ; mais ce n’est malheureusement pas le cas ici. En fait, pour trouver un aperçu de ce qu’aurait pu (dû?) être Disgaea Mayhem, il faut se tourner vers le mode annexe baptisé Monde des objets, conçu spécifiquement pour accumuler rapidement de l’expérience et améliorer son équipement. Même si l’arène demeure limitée en surface, c’est l’occasion de grosses bastons chaotiques, dans le bon sens du terme, accommodées d’une petite touche Rogue-lite, chaque vague passée offrant un bonus aléatoire. Une manière de casser le jeu totalement assumée par les développeurs qui apportent un peu de sel, ou plutôt de sucre, à cette course effrénée à la puissance.
Avec son univers coloré, l’humour absurde typique de la saga et quelques éléments de gameplay bien sentis, Disgaea Mayhem a de quoi susciter un peu de sympathie. Mais il est difficile de le recommander sans réserve à quiconque ne serait pas accro au grind et aux gros chiffres.






