DENSHATTACK

Espagne – 2026
Support : Playstation 5, Xbox Series, Nintendo Switch 2, PC
Genre : Action
Développeur : Undercoders
Musique : Divers
Durée : moyenne
Langue : français
Editeur : Fireshine Games
Date de sortie : 15 juillet 2026
LE PITCH
Emi, une livreuse de ramen, découvre un jour la joie des tricks à bord de son train. À force de défier les pros de la discipline, elle finit par mener la résistance face aux sinistres plans de Miraido Corporation.
Densh no onna
Il n’a suffi que de quelques secondes de trailers pour faire de Denshattack une sensation lors de la soirée d’ouverture de la Gamescom 2025 : entre son principe absurde et sa patte graphique d’une époque qu’on pensait révolue, le jeu d’Undercoders a immédiatement touché la corde sensible de nombreux joueurs.
Quand on regarde Denshattack, on a tout simplement l’impression de voir tourner un jeu tout droit échappé de la ludothèque Dreamcast, la dernière console de SEGA dont l’aura demeure (malheureusement) inversement proportionnelle au succès commercial. A cause de son aspect graphique, d’une part, et de son cel-shading qui laisse les couleurs inonder l’écran. Puis à travers son principe que l’on pourrait qualifier de baroque : un jeu fondé sur le score et les figures acrobatiques, sauf que l’on ne monte pas une planche, on n’enfile pas des patins à roulettes ou on ne grimpe pas sur un BMX, mais l’on pilote un train ; d’où le titre, d’ailleurs, construit à partir du mot japonais « densha » (détail qui n’aura certainement pas échappé aux adeptes de jeux import qui connaissent au moins de nom la série Densha De Go). Voir un train suivre son rail à toute allure puis défier la gravité pour enchaîner les rotations et les grinds avait déjà de quoi susciter la curiosité. Mais ce n’était que le début : au fil de sa progression, l’héroïne quitte sa campagne au cœur de Kyushu pour un voyage qui lui fait traverser les grandes mégalopoles du Japon jusqu’à Tokyo en affrontant au passage des adversaires toujours plus loufoques, à l’image d’un mecha géant, d’un château ambulant ou d’un énorme ver mécanique, pour ne citer que ceux-là.
Requiem For A Dream(cast)
Avant cela, l’action a déjà vite fait de partir en vrille. On ne se contente pas ici de voler au-dessus des rails ou de rouler sur les murs. Mais chaque niveau cache un événement inattendu comme lorsque l’on se retrouve à parcourir une ville en contrôlant une grande roue ou traverser un lac sur le toit d’un paquebot. Les développeurs ont en outre mis le paquet au niveau des animations et des effets visuels pour faire ressortir toute l’intensité de ces séquences, toute la vitesse et le gigantisme de chaque situation. Mais le gros point fort du jeu réside dans la bande-son pour laquelle le studio espagnol a réuni de nombreux invités prestigieux. On trouve ainsi aux crédits des légendes du jeu vidéo japonais comme Takenobu Mitsuyoshi, la voix de SEGA, Shoji Meguro, compositeur connu pour son travail sur Shin Megami Tensei et les derniers Persona en particulier, ou encore la nouvelle coqueluche des développeurs indés Tee Lopes (Sonic Mania, Streets Of Rage 4 Mr X’s Nightmare, TMNT Shredder’s Revenge…), et bien d’autres encore. Tout ce beau monde a œuvré pour offrir un habillage musical hyper énergique qui fleure bon les années 1990 / 2000. Denshattack a donc tout pour plaire les amateurs de trips arcade à l’ancienne, ceux qui attendent toujours le retour de Jet Set Radio ou l’arrivée d’un successeur survitaminé à la série Tony Hawk Pro Skater. On peut éventuellement regretter que cette débauche d’énergie nuise occasionnellement à la lisibilité, d’autant que le jeu multiplie les interactions et donc les commandes à retenir, ce qui entraîne quelques situations assez confuses. Mais Denshattack dégage tellement de sympathie qu’il mérite d’être gardé à l’œil (sauf pour les joueurs hermétiques à la course au score).






