RHYTHM PARADISE GROOVE

リズム天国 ミラクルスターズ – Japon – 2026
Support : Nintendo Switch
Genre : Musique, Rythme
Développeur : TNX
Musique : Divers
Durée de jeu : Moyenne
Langue : Français
Editeur : Nintendo
Date de sortie : 2 juillet 2026
LE PITCH
Laissez la musique vous guider dans Rhythm Paradise Groove sur Nintendo Switch. Découvrez une collection de mini-jeux de rythme aussi hauts en couleur que décalés, en solo ou en bonne compagnie !
« La musique dans la peau ! »
Voilà un titre que certains avaient un peu vite oublié et qui pourtant avait fait les belles heures de la GameBoy Advance et de la DS : Rhythm Paradise. Pas un grand classique du catalogue Nintendo, mais un logiciel musical bien barré et assez exigeant qui adoucit les mœurs (comme la musique) et fait monter la concentration… ou la tension.
Sans doute dernier titre Nintendo produit véritablement pour notre déjà regrettée petite Switch (et oui pas de version upgradée Switch 2 parce que… à quoi bon ?), Rhythm Paradise Groove est encore et toujours développé par les équipes de TNX et reprend presque tel quel le concept initial : un jeu de rythme d’apparence ultra simple mais ne reposant par sur des indications visuelles (ou très peu) mais surtout sur ceux du son. Une idée qui pousse ici le concept assez loin avec l’option optionnelle d’être constamment accompagné de l’IA Lecturina qui va lire à voix haute tout les éléments textuels normalement présents à l’écran. Sympathique intention que cette petite voix enfantine qui vient parfaitement s’intégrer au milieu d’un habillage toujours aussi coloré, des textures très marquées et des designs cartoons et bordéliques à souhait servis par l’inénarrable Ko Takeuchi, déjà à l’œuvre sur les éclatants WarioWare. D’ailleurs le jeu de rythme partage aussi avec cette licence sont humour totalement allumé, ses mises en place crétine et ses gags visuels perturbants. Un bon petit jeu familial, facile de prise en main et idéal pour les bambins et les papys casual ? Que nenni. Constitué de 80 mini jeux très rapides, le mode solo de l’opus montre rapidement un niveau de difficulté très croissant et certains exigences très marquées dans le respect du tempo.
« et tu tape, tape, tape… »
Avec seulement un, deux ou trois (bien plus rare) boutons usités, les défis habillés comme de vastes blagues avec pleins de petits bonhommes chantants, de canettes à exploser à coups de maillets, une séance de cuisine absolument chaotique ou un Mr muscle qui fait rebondir les fruits sur ses biceps, exigent surtout que le joueur soit extrêmement attentif et absolument concentré sur la rythmique du tableau et l’habillage musical (de la funk au rock en passant par le easy listening et même quelques guests célèbres) afin d’en venir à bout. Surtout que chaque sélection de quatre épreuves s’achève par un mix qui alterne chacune des précédentes propositions en jouant sur la rupture des mécaniques et les obstructions visuelles. Il faut de sacrés nerfs d’aciers pour aller au bout du titre et surtout obtenir les fameuses médailles correspondant à un quasi sans faute, surtout que malheureusement le système de notation reste assez obscur. Sans doute pour ne pas brouiller les plus mous ou ceux qui n’ont pas l’oreille musicale, certainement les futures victimes de la trentaine d’épreuves supplémentaires réservées au multijoueur. Avec la possibilité de jouer jusqu’à quatre en même temps, ces derniers poussent le vice avec des archers ninja, une attaque alien ou un fabuleux défi du gâteau de 16h pile, où l’autre devient tour à tour allié ou ennemis, à débouler à la seconde près. Indéniablement très fun même si dans tout ça un habillage plus construit, type faux mode story ou jeu de plateau, à la WariaWare aurait été carrément bienvenue. Mais les développeurs ont encore quelques petites surprises dans leurs poches. Des bonus à débloquer en collectionnant les succès et qui donnent accès à quelques mini-jeu plus ou moins mémorables, surplombés par l’étonnant Beatspell. Une sorte de RPG / Beat’em All musical où les différentes rythmiques libèrent des magies diverses et variées à même de combattre quelques créatures échappées d’un roman de Tolkien et surtout quelques boss pas piqué des hannetons.
Ça commence tout doucement et ça finit dans les larmes et le sang (du pouce), nouvelle preuve que Rhythm Paradise Groove est un parfait jeu estival pour sa décontraction, mais presque un appareil de torture pour celui qui n’a pas un parfait sens du rythme et la réactivité d’un demi-dieu du son.







