4PGP

France / Japon – 2026
Support : Playstation 5, Nintendo Switch 2, PC
Genre : Course
Développeur : Vision Réelle
Musique : Tomoyuki Kawamura
Durée : moyenne
Langue : français
Éditeur : 3GOO
Date de sortie : 10 juin 2026
LE PITCH
Dans 4PGP, la convivialité et le fun passent avant la quête du réalisme : on réunit ses camarades de jeu et on se lance sur des circuits (vaguement) inspirés par les Grands Prix du monde entier.
Formule 4
A une époque où les simulations de course se montrent toujours plus pointues, où même les jeux grand public inondent le joueur sous des tonnes de réglages, les français du studio Vision Réelle veulent revenir aux bases.
Pour cela, les développeurs ont cherché conseil auprès de consultants de renom comme Kenji Sasaki. Ce dernier a notamment œuvré sur différents jeux de course en tant que designer ou chef de projet chez SEGA, mais aussi ailleurs. On peut ainsi le trouver aux génériques de SEGA Rally, Star Wars Racer Arcade ou encore Ridge Racer. L’équipe de Vision Réelle a aussi quelques productions bien connues à son CV puisque ses membres ont apporté leur soutien sur des jeux tels que Test Drive Unlimited, The Crew ou encore Gear Club Unlimited. Si ces titres se veulent relativement accessibles, 4PGP a été pensé pour revenir à une expérience plus rétro, inspirée par des références des années 1990. D’où, d’une part, l’esthétique, qui n’est pas sans rappeler Virtua Racing, en moins polygonal : la sobriété des environnements fait néanmoins ressortir les couleurs flashy qui renvoient d’une certaine manière à ce classique de l’arcade. La jouabilité va également à l’essentiel, avec un bouton pour accélérer, un bouton pour freiner et un dernier pour déclencher un boost en puisant dans la jauge dédiée ; à cela s’ajoute tout de même une touche pour changer de vue, pour un confort adapté à ses habitudes.
À fond, à fond, à fond !
Passer de l’écran-titre à la ligne de départ se fait, en outre, en un clin d’œil. Comme ses modèles, 4PGP n’encombre pas le joueur de réglages techniques : on choisit son mode de jeu entre course rapide, course contre la montre ou championnat, on détermine le nombre de joueurs (jusqu’à quatre) et on choisit son bolide. Même si aucune licence n’est utilisée ici, les fans de F1 devraient reconnaître sans problèmes les modèles culte qui ont fait l’histoire des grandes écuries, entre le motif de couleurs arborés et les logos des sponsors détournés. Puisqu’il n’est point ici question de mettre les mains dans le cambouis et de paramétrer les différents éléments de son véhicule, on choisit simplement en s’appuyant sur les statistiques, matérialisée à travers des jauges de vitesse de pointe, d’accélération et de maniabilité. Un choix que l’on va ici opérer en fonction des tracés que l’on va parcourir, puisque, classés par niveau de difficulté, les circuits proposent d’abord une majorité de lignes droites qui favorisent la puissance, pour progressivement imposer des parcours plus sinueux, mettant en valeur un pilotage plus fin. Mais la subtilité qui fait la différence, c’est la gestion de la jauge de boost que l’on peut remplir à chaque tour en passant par les stands. Si attendre qu’elle se remplisse d’elle-même fait perdre énormément de temps, appuyer sur la touche de boost au bon moment permet un plein quasi instantané.
En solo, l’intérêt est ici plutôt limité. Mais, avec sa jouabilité immédiate, son look rétro, et ses parties en écran partagé, 4PGP est un titre vers lequel on revient facilement quand on peut réunir quelques partenaires.







