SCREAMER

Italie – 2026
Support : Playstation 5, XboxSeries, PC
Genre : Course
Développeur : Milestone
Musique : Allister Brimble, John Symonds, Neal Reynolds
Durée : moyenne
Langue : français
Éditeur : Milestone
Date de sortie : 26 mars 2026
LE PITCH
Cinq équipes se rassemblent pour participer au nouveau tournoi Screamer, une compétition clandestine de course automobile. Chaque groupe arrive avec ses propres aspirations, qu’il s’agisse de désir, d’ambition ou de vengeance.
ça crisse sur le bitume !
Le studio italien Milestone, réputé pour ses simulations de sports mécaniques, auto comme moto, à ne pas confondre avec le studio japonais du même nom plutôt spécialisé dans le shoot’em up, ramène des années 1990 la série Screamer. Même si l’on ne peut pas vraiment parler de suite.
On doit ainsi aux développeurs transalpins plusieurs titres sous licence, dédiés par exemple à Sébastien Loeb et Valentino Rossi, superstars dans le domaine du rallye et de la moto de vitesse, respectivement. Mais ils sont également derrière des productions plus fantaisistes puisque, assez récemment, ils ont développé les deux épisodes de Hot Wheels Unleashed, série fondée sur la célèbre marque de voiturettes. Avec Screamer, l’équipe de Milestone relance une série née en 1995 mais en expérimentant encore quelque chose de différent : la rencontre entre jeu de course auto arcade et mise en scène inspirée par les séries animées japonaises. Une idée qui a le mérite de piquer la curiosité et de faire naître de nouveaux enjeux à ce qui n’aurait dû être qu’une « bête » suite de courses. L’univers dystopique parvient même à justifier une mécanique de jeu, puisque ces courses mortelles sont un prétexte pour les mystérieux organisateurs d’expérimenter une technologie secrète baptisée Echo. Celle-ci permet de ramener sur le circuit un pilote qui aurait succombé aux assauts adverses pour reprendre l’action pratiquement comme si de rien n’était. Par ailleurs, les développeurs ont fait le choix de faire communiquer chaque pilote dans sa langue d’origine, pour un résultat qui peut surprendre au départ, mais que l’on a finalement vu ailleurs, comme dans Tekken, par exemple, où les combattants n’hésitent jamais à s’invectiver en japonais, en anglais ou en coréen, entre autres, sans faire appel au moindre interprète. Sauf que Screamer prend, là encore, le temps de justifier ce détail à travers son contexte futuriste.
Sortie de route
Screamer fait également dans l’originalité au niveau de ses mécaniques de jeu, en commençant par son système de dérapage fondé sur l’utilisation du stick droit. Le jeu propose, en outre, une gestion semi-automatique des vitesses : les rapports sont passés au fur et à mesure que l’on monte dans les tours, mais il est possible de le faire manuellement, ce qui octroie un bonus lorsque l’on effectue la manipulation au moment idéal. Cela permet de remplir la jauge de Sync qui va ensuite servir à déclencher une accélération fulgurante ou déployer un bouclier pour sortir de la mêlée. Pourtant, en voulant apporter de la finesse à l’action, les développeurs se sont peut-être perdus en route, au point de s’éloigner de l’aspect immédiat que l’on attend généralement d’un jeu présenté comme arcade. Si la gestion des différentes jauges est un bon moyen de rendre les courses techniques, la conduite se montre bien trop pointilleuse, et l’on passe plus de temps à se battre avec son propre bolide, en essayant de suivre des trajectoires à peu près correctes, qu’à défier ses concurrents. Il existe bien des options de difficulté et d’accessibilité pour soulager les pilotes occasionnels : mais hormis l’assistance pour les joueurs en situation de handicap, cela revient finalement à choisir entre des courses sans saveur ou un jeu plus pénible que motivant. C’est d’autant plus regrettable que, outre sa campagne scénarisée, Screamer montre de la variété dans ses modes de jeu, avec des courses de check-point ou un mode survie en Overdrive permanent ; sans oublier le jeu à plusieurs en ligne ou en écran partagé, et même par équipe si on le souhaite. Mais, sa position ambiguë entre arcade et simulation risque malheureusement de décevoir les fans des deux approches.







