LES ÂGES D’OR DE PICSOU T.2

Etats-Unis, Italie, Danemark – 1951/2002
Genre : Comédie, Aventure
Auteurs : Carl Barks, Romano Scarpa, Vicar, Flemming Andersen, Mau Heymans
Nombre de pages : 208
Éditeur : Glénat
Date de sortie : 20 mai 2026
LE PITCH
Pingre et colérique, son nom est même passé dans le langage courant ! Aux prises avec Flairsou, Gripsou, Miss Tick ou les Rapetou, souvent accompagné de Donald et de ses 3 neveux, Picsou est le héros de ce que beaucoup considèrent comme les plus belles histoires de l’univers Disney.
Des aventures qui valent de l’or
Second volume pour la collection Glénat des Âges d’or de Picsou avec un album toujours aussi élégant (couverture en dur, ruban signet, vernis doré…) et un contenu encore une fois bien chargé en aventures délirantes, en pièces sonnantes et trébuchantes et en grands artistes Disney.
S’il fallait un thème a cet album précis, on dirait qu’il s’efforce de mettre en avant la grande galerie des antagonistes classiques de Picsou. Il manque bien au tableau, et cela est bien dommage, l’inénarrable Miss Tick, mais pour le reste on est clairement dans le haut du panier. A commencer par l’épisode qui ouvre la lecture, soit La Terreur des Rapetou dans lequel notre cher grigou, apprenant qu’ils se sont échappés de prison, va mettre tout en œuvre (et provoquer de nombreuses catastrophes) pour s’assurer de la sécurité du coffre. La bonne idée de l’incontournable Carl Barks est de ne les faire apparaitre pour la toute première fois uniquement que dans la dernière case. En quelques pages à peine, cette grande famille de cambrioleurs patibulaires entrait directement dans la légende. On les retrouve comme il se doit un peu plus loin avec Un puits de Dollars dans lequel Picsou, se trimbalant des lunettes défaillantes par économie, se voit obliger de déplacer toute son argent avant que les Rapetou ne fasse aboutir leur immense tunnel. Un grand classique bourré de gags et d’idée saugrenues comme celle qui permettra au canard de cacher ses tonnes de monnaies sous une colline des plus bucoliques.
Le club des vilains
Barks ne manque jamais d’imagination, et on aura entre-temps découvert un descendant de pirate / margoulin ressortant un vieux contrat de ses ancêtres stipulant qu’il pourrait être le propriétaire de la fortune de Picsou à moins que ce dernier ne retrouve la cargaison oubliée au font des eaux des navires du 18eme siècle. On aura surtout fait la rencontre du « double négatif » de notre milliardaire préféré avec Picsou contre Gripsou, pour une grande bataille afin de savoir lequel des deux est le plus riche. Un duel qui s’achèvera grâce à quelques petits centimètres d’un bout de ficelle. La suite est laissée aux successeurs du créateur de l’univers de Donaldville avec une participation indispensable du grand Romano Scarpa pour Les Lucioles industrielles, dans lequel la prétendante manipulatrice Brigitte s’associe avec le maladroit self-made man Phil Atur, afin de faire tourner leur modèle en bourrique pour qu’il les remarque enfin. De la grande comédie de situation cartoonesque à souhait. Du coté des bonnes choses, on remarquera aussi le très rythmé et impitoyablement dynamique Formation accéléré imaginé par le scandinave Flemming Andersen qui, avec un style très animé, lance Picsou et Flairsou (autre milliardaire au sens de la concurrence un peu trop développé) dans une course effrénée dans des montages dangereuses avec de prouver lequel des deux a financé la voiture la plus sure du monde.
Les deux histoires restantes semblent un peu moins mémorables : La terreur venue de l’espace joue la carte de la science-fiction kitch avec un voleur simiesque recherché dans tout le cosmos, tandis que Les Guérisseurs des Andes, redonne vie à un vieil ennemi le cochon cruel Lardo, pour une nouvelle course au trésor en Amérique du Sud qui semble surtout courir après l’héritage du maitre Carl Barks. Oui, on y revient toujours.



