WEB OF HEROES COLLECTION

Etats-Unis – 1973 / 2016
Genre : Super-héros
Dessinateurs : Mario Alberti, Greg Land, Keith Pollard, John Romita Jr, Adam Kubert…
Scénaristes : Christos Gage, Zeb Wells, Greg Rucka, Joe Kelly, Jason Aaron…
Nombre de pages : 100 x 10
Éditeur : Panini Comics
Date de sortie : 24 juin 2026
LE PITCH
Peter Parker revient sur grand écran dans Spider-Man : Brand New Day. Pour célébrer l’événement, cette collection en 10 tomes vous plonge dans les aventures du Tisseur aux côtés d’autres héros Marvel presque aussi célèbres que lui… et tout ça sans se ruiner !
Spidey Team-Up
Comme presque tous les étés désormais, Panini nous gratifie d’une nouvelle collection thématique de comics Marvel à collectionner. Des albums à petits prix, avec des couvertures en dur, des visuels inédits signés Giuseppe Camuncoli et même un coffret pour les réunir tous disponible uniquement sur le site de l’éditeur. Et bien entendu c’est Mr Spider-man qui est à l’honneur.
Certainement pour profiter de la sortie attendue du nouveau Spider-man Brand New Day et faire écho à son défilé de guest déjà visibles dans la bande-annonce, chacun des dix albums proposés mettent en avant une collaboration plus ou moins amicale, plus ou moins houleuse, avec d’autres figures célèbres de l’écurie Marvel, piochées dans différentes grandes époques de l’éditeur. On retrouve d’ailleurs l’esprit compilation assez fréquent dans ce type de proposition avec les volumes Spider-man & Hulk, où on passe d’affrontements à l’ancienne signés Conwey, Mantlo ou John Romita Sr, à une collaboration très 90’s par Micheline et Bagley avec un Hulk intelligent, Spider-man & Punisher, alternant les premières rencontre historiques avec un mini-crossover plutôt sympa de 2011, et Spider-man & Black Cat soulignant l’historique romantique entre les deux acrobates et la tendance de Peter Parker à régulièrement fondre devant les ronronnements de la belle. On préfère tout de même les propositions plus homogènes et complètes comme les deux mini-séries Spider-man / Fantastic Four et Spider-man / X-Men qui reposent sur la même idée d’une exploration de quatre grandes époques de Spidey et de ces deux équipes mythiques à chaque chapitre avec une ligne directrice qui les relient plus ou moins bien (un grand plan de Fatalis dans l’une, de Mr Sinistre dans l’autre). Le scénariste Christos Gage (James Bond Agent of Spectre, Batman : Sins of the Father…) y trouve surtout l’occasion de rendre hommage à ses ainés, et glisser de nombreuses références à des sagas mémorables tout en laissant à l’italien Mario Alberti le soin de jouer avec les différents designs, costumes et constitutions des équipes.
Un event avec l’araignée
Les albums Spider-man & The Avengers et Spider-man & Deadpool réunissent pour leurs part les premiers chapitres de séries datant respectivement de 2012 et 2016. Avenging Spider-man illustre la place toujours un peu en marge du tisseur au sein de cette équipe mythique, considéré comme un boulet par Bulk (le Hulk rouge) même quand il lui sauve la mise contre le nouveau conquérant du monde sous-terrain et, à juste titre, comme un moulin à parole par Hawkeye lors d’une mission de surveillance et d’infiltration. Zeb Wells, grand habitué des titres Spidey maitrise tout à fait le personnage et profite pleinement des talentueux Joe Madureira, Greg Land et Leinil Yu à la planche à dessins. Spider-Man/Deadpool, écrit par Joe Kelly (JLA, Action Comics…) et dessiné par le pétillant Ed McGuiness, repose plus largement sur les rapports rejet/admiration qui existent entre ces deux moulins à paroles, où pour une fois Parker peut jouer un peu le rôle du mentor, de la voix de la sagesse… même s’il s’avère que Deadpool est persuadé qu’il doit tuer l’alter-égo de Spiderman pour sauver le monde. Une grosse comédie foutraque bourré d’action et de jeu de mots (au sous-entendu souvent douteux) parfait pour une lecture estivale. On est un peu dans le même esprit avec le très fun et collégial mini crossover Venom Inc recomposé dans le volume Spider-man & Venom, dans lequel plonge Spider-man aux cotés de nombreux hôtes historiques (ou pas) du symbiote (de Flash Thompson à Eddie Braddock) sur les traces d’un nouveau méchant, Maniac, capable de contrôler tout ce petit monde et une horde de vilains de seconde zone.
Une bonne réserve de toile
Les deux meilleures propositions du panel restent certainement Spider-man & Daredevil et Spider-Man & Wolverine. Le premier nous fait revivre une mini-série « Marvel Knight » de 2001 imaginée par Paul Jenkins (Hellblazer, Witchblade) et dessiné par l’atypique Phil Winslade (Howard The Duck Max) qui croise allègrement guerre des gans avec le Caïd, retour de vieux méchants zombifiés et rites sataniques dans quatre fascicules remplis à bloc. Le second est un peu plus récent (2010) et réunit l’intégrale de Astonishing Spider-man & Wolverine imaginé par le talentueux Jason Aaron (Scalp, Mighty Thor, Wolverine & The X-Men…) et illustré par le génial Adam Kubert (Wolverine Origin, Ultimate X-Men…), qui associe ces deux super-héros qui, c’est de notoriété public, ne se supportent pas l’un l’autre, dans une succession de voyages temporels involontaires qui menacent la stabilité de l’univers. Dans l’ombre une main (jaunâtre) tire les ficelles, alors que les deux compères doivent affronter un dinosaure rouge géant, Fatalis devenu une planète vivante et des hommes des cavernes. Franchement ambitieux et gentiment barré, c’est l’immanquable de la collection.





