NO LONGER A-RANK PARTY T.1

Aランクパーティを離脱した俺は、元教え子たちと迷宮深部を目指す – Japon – 2021
Genre : Fantasy, Aventure
Dessinateur : Yûri, Super Zombie
Scénariste : Kôsuke Unagi
Nombre de pages : 192
Éditeur : Delcourt / Tonkam
Date de sortie : 2 avril 2026
LE PITCH
Yuke, un mage rouge, a décidé de quitter son groupe de rang A après cinq ans de service (et cinq ans de brimades). Alors qu’il part à la recherche d’un nouveau groupe, son ancienne élève, Marina, apparaît devant lui. Yuke rejoint finalement un tout jeune groupe constitué uniquement de filles. C’est alors qu’une attaque dans un labyrinthe révèle ses compétences en réalité hors norme et très actuelles (il peut filmer en live) !
Team Up
Diffusé depuis l’année dernière sur Crunchyroll dans sa version animée sous le titre à rallonge I Left My A-Rank Party to Help My Former Students Reach the Dungeon Depths !, la création de Kôsuge Unagi et Super Zombie nous parvient désormais dans sa formule manga. De la fantasy légère et semi-parodique, et du RPG en veux-tu en voilà sont au programme.
Comme cela est désormais relativement fréquent, No Longer A-Rank Party était au départ une série de Light Novel signée Kôsuge Unagi et dont le design des illustrations était confié à un certain Super Zombie. Le succès faisant son petit chemin, le concept est alors décliné sous la forme d’un manga par l’éditeur Kodansha qui en confie la réalisation à la jeune mangaka Yûri. Une adaptation entamée il y a cinq ans et qui avec quelques piques de ventes remarquables atteint pour le moment déjà les 12 volumes reliés. Belles prouesses pour un titre qui sait parfaitement s’incruster dans les modes du moment avec une relecture d’une aventure Fantasy classique mais avec toutes les règles et références connues des petits mondes du RPG et des jeux onlines. Ici donc les multiples guildes de héros sont d’authentiques célébrités dont les prouesses sont capturées par magie via des petits artefacts volants, les « camerat », et diffusés parfois en direct sur des écrans dans tout le royaume via le « stream quest ». Et l’essentiel de leurs grandes missions consiste à explorer des dungeons peuplés de créatures féroces (goblins, zombies, dragons et autres) mais aussi de divers pièges, afin de récolter des minéraux plus ou moins rares, plus ou moins magiques, afin de monter en expérience, en grade et d’améliorer son équipement.
Dungeon Level 1
Un monde de Dungeon Crawler où Yuke est un mage rouge, rôle souvent considéré comme ingrat puisque consacré aux sorts et techniques de soutient. Lassé d’être ignoré, il finit par quitter son équipe bien classée (mais qui sans lui va vite dégringoler) et après quelques pages d’errances va rapidement tomber sur d’anciennes élèves à lui, magicienne, guerrière ou archère elfe, débutantes mais ravies de trouver un nouvel allié. On se rend alors très vite compte que le jeune héros, à la modestie maladive, est en fait un monstre de technique, de puissance et de prévenance qui va propulser les « Clover » dans le top du classement. On n’est pas loin non plus du manga de « harem » parfois avec ces demoiselles qui tombent constamment en pâmoison devant leur mentor un peu naïf. On reste de toute façon constamment dans des rails éprouvés du manga RPG dans l’air du temps, aux personnages très stéréotypés et aux évènements, pour l’instant, gentiment prévisibles. Les dessins sont agréables, propres et efficaces, mais manquent d’un peu de personnalité et seuls finalement quelques affrontements font preuve d’un peu plus de rudesse et de nervosité dont un étonnant fiasco dans l’ancienne bande de Yuke mis à mal par des crocosloups qui rappelle brièvement la véritable dangerosité de cette vie d’aventurier… en particulier quand on a plus de Mage Rouge pour gonfler les stats et sortir des potions de guérison de sa poche.
Un manga pour l’instant vraiment très classique, pour ne pas dire générique, qui n’a rien de honteux mais ne creuse certainement pas assez ses petites particularités. On suit les péripéties trop aisées des gentils « Clover » et on sourit aux petites références et aux comportements candides des demoiselles, mais cela ne va pas beaucoup plus loin.




