ANACONDA

Etats-Unis – 2025
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Comédie
Réalisateur : Tom Gormican
Acteurs : Jack Black, Paul Rudd, Steve Zahn, Thandie Newton, Ice Cube…
Musique : David Fleming
Durée : 99 minutes
Image : 2.39 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS HD Master Audio 5.1 Français, Anglais, Allemand…
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Italien…
Editeur : Sony Pictures
Date de sortie : 6 mai 2026
LE PITCH
Doug et Griff sont amis d’enfance et partagent depuis toujours un rêve un peu fou : réaliser leur propre remake de leur film préféré, le cultissime Anaconda. En pleine crise de la quarantaine, ils décident enfin de se lancer, et se retrouvent à tourner en plein cœur de l’Amazonie. Mais le rêve vire rapidement au cauchemar lorsqu’un véritable anaconda géant fait son apparition et transforme leur plateau déjà chaotique en un véritable piège mortel. Le film qu’ils meurent d’envie de faire ? Va être vraiment mortel…
Anaconconda
Les serpents numériques ont la peau dure. Après avoir créé la surprise au box-office voilà près de trente ans, le syndrome hollywoodien des remakes à tout-va refait des siennes. On oublie les suites en pagaille et on ressort le reboot. L’idée est d’une banalité lassante. Si l’originalité laisse souvent à désirer, cette cuvée du XXIe siècle joue la carte du contre-pied en assumant à cent pour cent le film original.
La bande-annonce donnait déjà le ton. Là où tout le monde s’attendait à un pseudo-remake sans intérêt, elle a le bon-goût de susciter soudain une certaine curiosité. Le film s’aventure vers les contrées méta du cinéma (toute proportion gardée). Ce nouvel opus n’est pas une suite, encore moins un reboot). C’est tout simplement l’histoire d’une bande de potes tendance losers qui décident de remaker leur film d’adolescence préféré, à savoir : Anaconda !
Tout de suite, le film devient plus aguichant. Gentiment, l’équipe emmenée par Jack Black et Paul Rudd s’amuse à démanteler les procédés hollywoodiens tout au long du métrage. Si des séries comme The Studio de Seth Rogen dénoncent le milieu avec cynisme, la comédie potache est ici de mise. Black semble avoir pris des leçons auprès de Ben Stiller, avec qui il partageait l’affiche dans Tonnerre sous les tropiques. Son Anaconda utilise la même mise en abyme pour développer ce concept de film dans le film.
Petite vipère
Le réalisateur et scénariste Tom Gormican a carte blanche de la part de Sony pour laisser libre cours à ses idées. La présence de Paul Rudd au projet a sans doute contribué à rassurer le studio. Le casting s’étoffe, Jack Black monte à bord, et le tournage se déroule en Australie dans la gaudriole la plus complète. Les acteurs s’amusent et cela se voit. Même Jennifer Lopez et surtout Ice Cube reprennent leur rôle avec sérieux en guise de caméo. Le film est à l’image de leur énergie. Si l’original était drôle sans le faire exprès, ici l’équipe s’y emploie volontairement. Sans surprise, l’humour n’est pas toujours très finaud comme on peut s’y attendre, mais plusieurs séquences font mouche : l’introduction où Black présente un film de mariage comme s’il racontait un film d’horreur, mimant lui-même la musique au même tempo que celle du film ; la rencontre avec le bateau de tournage du véritable Anaconda ; ou encore le sort réservé à l’un des serpents. Autant de moments qui nous font décrocher un sourire et plus selon affinités. Cependant, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une comédie (laissant un boulevard d’impro à ses acteurs) que le film doit être bâclé pour autant. Il surprend par une photographie soignée et une mise en scène qui dépasse largement le simple rôle illustratif. Un atout loin d’être négligeable.
Anaconda est le genre de film que l’on a envie d’aimer en mettant de côté toute subjectivité. On sait pertinemment que cela ne volera pas très haut, mais les films de serpents géants, c’est comme ceux avec des requins volants : on assume et on critique pour le plaisir.
Image
Anaconda a beau être une comédie, l’image étonne par la qualité de sa photographie. La jungle luxuriante et ses multiples nuances de vert sont particulièrement bien mises en valeur, tandis que les séquences nocturnes marquent par la qualité de leur éclairage. Les scènes où les personnages avancent de nuit dans les eaux saumâtres de la jungle démontrent toute l’efficacité de cette direction photographique, avec des contrastes et des nuances parfaitement définis.
Son
Les pistes audios DTS HD Master Audio 5.1 sont irréprochables. Le son bénéficie d’une excellente spatialisation. La jungle constitue un terrain de jeu idéal pour exploiter toutes les nuances sonores (l’eau, les bruits de la faune, etc.). Dans les séquences plus énergiques, le travail sur les enceintes, notamment arrières, contribue pleinement à l’ambiance. De quoi sursauter à plusieurs reprises tant l’immersion est efficace. La prestation Dolby Atmos de la version originale est forcément un cran au-dessus avec une amplitude et une dynamique globale dignes parfois d’un véritable survival dans la jungle.
Interactivité
Tout ce petit monde semble avoir passé un excellent moment sur le tournage, où la déconne était manifestement de mise. C’est en tout cas ce que laissent penser les courts modules présents sur le Bluray. En complément, trois petites scènes coupées ou rallongées sont proposées. Celles-ci d’une durée de quatre minutes auraient d’ailleurs très bien pu trouver leur place dans le montage final.
Liste des bonus
Une virée chaotique avec Jack et Paul (5′), Bêtisier ssssensationel (3′), Entre amis en pleine jungle: le Casting (5′), Portrait d’un charmeur de serpents Tom Gormican (4’), Une légende revisitée (4′), Scènes coupées et entendues (4′).






