LES ÂGES D’OR DE DONALD T.2

Etats-Unis – 1942 / 2001
Genre : Comédie, Aventure
Auteurs : Carl Barks, Daan Jippes, Freddy Milton, Lars Jensen, Flemming Andersen
Nombre de pages : 208
Éditeur : Glénat
Date de sortie : 13 mai 2026
LE PITCH
Présentée dans une fabrication soignée de 200 pages, la collection des Âges d’or de Donald rassemble les récits incontournables du canard hystérique sous les pinceaux des plus grands artistes Disney parmi lesquels : Flemming Andersen, Carl Barks, Giorgio Cavazzano, Lars Jensen, Daan Jippes, Freddy Milton, Tony Strobl…
Et vogue le canard
Deuxième volume de la collection Les Âge d’or pour ce cher Donald avec une nouvelle sélection de récits incontournables pour les disneyphiles mais plus tournés cette fois-ci vers les grandes aventures que vers les comics purement comiques.
Et comme bien souvent dès que l’on se tourne vers le patrimoine des bandes dessinées Disney c’est le nom de Carl Barks, le fondateur de cet univers de papier, qui revient le plus. Il est l’auteur et dessinateur de pas moins de quatre chapitres sur six. Une gageure en somme qui s’entame par un jalon important des publications consacrées à Donald puisqu’il s’agit de Donald et le trésor du pirate. Sous ce titre presque générique se cache ni plus ni moins que la première vraie aventure du tonton bougon qui s’extrayaient de ses origines de héros de comicstrip pour s’embarquer sur les océans à la recherche du trésor d’un terrible pirates. Une idée qui provient directement d’un projet de long métrage animé qui devait réunir le canard avec ses camarades Mickey et Dingo ici remplacés, avec l’aide de l’animateur Jack Hannah, par Riri, Fifi et Loulou. Une soixantaine de pages (toute de même) durant lesquelles la petite famille devra subir un perroquet des plus autoritaires, des mers démontées et surtout l’imposant Pat Hibulaire et ses sbires. La BD peut sembler un peu classique aujourd’hui, mais elle ouvrit la porte en 1942 à une nouvelle dynamique dans la gamme des comics Disney.
D’un trésor à l’autre
On retrouve dix ans plus tard une autre chasse au trésor maritimes avec Le Casque d’or, s’intéressant cette fois-ci à une relique viking pouvant permettre à son détenteur de devenir le propriétaire de toute l’Amérique. Le récit est beaucoup plus mouvementé, plus resserré et la maturation du style Carl Barks est indéniable. Entre les deux on peu s’amuser du premier voyage dans l’espace de Donald avec Sprint Galactique à la construction très cartoon et dont la principale curiosité reste un sélénite aux airs de gros éléphant rose se nourrissant de pétrole. Plus notable, Perdus dans les Andes (1949) est un véritable classique et à priori l’un des préférés de son auteur. Très inspiré par le diptyque Saludos Amigos / Les Trois Caballeros, il embarque Donald et ses neveux au Pérou sur les traces… d’œufs carrés. D’une aventure improbable, l’épisode glisse de plus en plus vers l’absurde absolu jusqu’à la découverte d’une civilisation oubliée… et carrée ! Un vrai régal d’humour et d’imagination.
Les deux ultimes propositions tranchent forcément avec le reste puisqu’elles sont beaucoup plus récentes et ont été conçus par d’autres générations de créateur. Passé l’introduction qui joue comme il se doit sur la fausse chance de Donald pour le mettre dans les pattes de vilains kidnappeurs, Rançon ou récompense se révèle plutôt expéditif. Gare au Gobbleur, lancé par l’éditeur danois des titres Disney, se montre nettement plus ambitieux en engageant pour la première fois Donald et Popop au sein de l’ANPE. Non pas l’agence pour l’emploi mais L’Agence pour la Non-Prolifération des Extraterrestres. Nous sommes en 2000 et les X-Files sont passés par là ! Bien entendu même s’il y est question d’une masse informe bleue qui dévore tout sur son passage et d’armes lasers surpuissantes (entre autres), rien n’est à prendre au sérieux là-dedans. L’histoire part dans tous les sens et les dessins, tout à fait dans le ton et l’énergie des séries animées de l’époque, sont particulièrement dynamiques.



