HONEY TRAP T.1

France, Italie – 2026
Genre : Érotique, Thriller
Dessinateur : Stefano Mazzotti
Scénariste : Micel
Nombre de pages : 64
Éditeur : Tabou BD
Date de sortie : 12 février 2026
LE PITCH
Londres. Elles sont trois : Lisa, Cherelle et Susan. Leur spécialité : piéger des maris volages, imprudents ou dangereux… et offrir à leurs clientes les preuves irréfutables pour un divorce gagnant. Nom de code : Honey Trap (piège à miel). La petite affaire prend de l’essor jusqu’à ce que Violet Volkov, l’épouse d’un oligarque russe redouté, vienne solliciter leur aide. Un contrat en apparence simple… mais qui les fait basculer dans un monde où l’argent, la violence et la vengeance dictent la loi. Débute alors un affrontement sans pitié entre charme, pouvoir et criminalité.
Le miel et les abeilles
Véritable pilier de la BD érotique italienne moderne, Stefano Mazzoti auteur de la bien nommée série des Fantasmes (Delcourt), revient chez Tabou avec une nouvelle proposition toujours aussi démonstrative, mais dans un format plus long : Honey Trap.
Spécialiste des récits courts et nouvelles abordant sans détour les évolutions de la sexualité et la multiplicité des fantasmes (le plus souvent masculins il faut bien le dire), Stefano Mazzotti se laisse faire (façon de parler) par son camarade scénariste Micel qui lui propose comme canevas un thriller plutôt corsé. Une agence londonienne spécialisée dans la mise en place élaborée de traquenards pour les maris infidèles et dont le personnel n’hésite jamais à mettre la main à la pâte, titille pour rendre service à une amie le mauvais client : un oligarque russe aussi riche que pervers et brutal. Prévu en trois tomes, Honey Trap profite surtout de ce premier album pour mettre la situation bien en place, nous laisser profiter des charmes de Lisa, Cherelle, Susan mais aussi du photographe Matt (toujours au four et au moulin). Ces derniers y explore leurs plaisirs et déploient quelques petits plans bien menés où Cherelle, en particulier, offre son corps dans toutes les positions possibles pour être sûr que les clichés et les vidéos soient de bonne qualité. Que ce soit avec un prof de tennis un peu trop tactile ou une collègue particulièrement reconnaissante, elle ne se fait jamais prier. Un vrai sens du professionnalisme.
Destination danger
L’aspect un peu plus noir et tendu, il faudra attendre les dernières pages et le kidnapping de ce tout beau monde par Volkov, bien décidé à transformer les trois donzelles en esclaves sexuels pour son clan en guise de vengeance. La mise en place est d’autant plus longue que Honey Trap prend beaucoup d’espace à mettre en scènes les multiples parties de jambes en l’air, dont quelques plaisirs lesbiens et surtout un certain appétit pour les fellations profondes et les sodomies brutales. L’artiste n’y va jamais par quatre chemins (trois à la rigueur) et travaille un trait extrêmement réaliste dont les angles, les prises de vues et les expressions semblent tout droit sortis d’un film X de luxe. D’ailleurs depuis les années 90, ce dernier a imposé une sacrée maitrise de la tablette graphique venant consolider les corps sculpturaux, les performances athlétiques et la crudité des situations par un véritable sens du détail, en particulier dans les variations de grains et de teintes de peaux, délicates et quasiment tactiles. Il n’en as pas fallu plus pour en faire l’une des signatures préférées des lecteurs de BD polissonnes et cette dernière fournée à tout ce qu’il faut là où il faut pour les satisfaire.




