DRAGON BALL FULL COLORS : LES SAIYANS T.1&2

Dragon Ball Full Corol Saiyajin Hen – Japon – 1988 / 2013
Genre : Aventure, Action
Dessinateur et scénariste : Akira Toriyama
Nombre de pages : 2 x 248
Éditeur : Glénat
Date de sortie : 4 mars 2026
LE PITCH
Goku s’est marié et le temps a passé. Alors qu’il retourne à Kamé house pour présenter son fils, Son Gohan, une nouvelle menace débarque sur Terre. Une menace qui révélera à tous l’origine des capacités extraordinaires de Son Goku…
ZedZedZedZedZed…
La Rolls du shonen revient en couleurs pour son troisième story-arc : Les Saiyans ! Le tournant définitif de la création d’Akira Toriyama d’une grande série d’aventure à un titre d’action débridé. Les fans ne s’en sont jamais remis et d’une certaine façon la culture manga non plus.
Un sacré pas avait déjà été franchi avec la précédente saga consacrée à l’arrivée de Piccolo, première version, premier véritable méchant de la saga Dragon Ball. Une élévation des enjeux, de la dangerosité et de l’intensité des combats qui n’était finalement qu’une petite mise en bouche avant le plat principal. D’ailleurs, Toriyama ouvre le chapitre par une ellipse de cinq ans depuis les précédents évènements : Goku s’est marié, a eu un enfant avec Chi-Chi, Son Gohan et dès les premières pages il est perceptible que toute la petite troupe qui l’entoure a bien grandi. Une maturité nouvelle sans doute, qui annonce un changement de ton, délaissant définitivement les gags à répétitions et les délires absurdes (qui passeront au second plan), pour des instances beaucoup plus dramatiques voir tragiques. Et l’auteur ne ménage pas sa peine puisque l’arrivée sur Terre d’un extraterrestre du nom de Radditz, guerrier conquérant qui en plus de ratatiner tous ses opposants, dont un Piccolo en voie de rédemption, délivre une révélation qui résonne alors comme une véritable bombe : Son Goku est un enfant Saiyen envoyé sur la planète pour la conquérir !
Héros de père en fils
Adieux les petits restes de La Pérégrination vers l’ouest et les vieilles légendes chinoises, Dragon Ball devient ouvertement un récit de super-héros japonais dont les combattants ne feront plus que développer des techniques de combats et des pouvoirs de plus en plus spectaculaires, et se mesurer dans des affrontements dévastateurs pouvant dépasser la centaine de pages. Et si le héros sacrifie sa propre vie pour mettre fin à la menace de Radditz, il sera naturellement de retour un an plus tard et un entrainement intensif dans l’au-delà pour l’arrivée de Nappa et… Vegeta ! L’arbre généalogique des super-guerrier se met en place et le petit Son Gohan ne sera pas le dernier à déployer des pouvoirs incommensurables.
C’est véritablement un grand plaisir de redécouvrir tous ces évènements haletants dans un plus grand format et même dans une mouture en couleurs, extrêmement soignée, qui appuie la précision du trait de l’artiste, souligne son énergie constante, mais aussi rapproche directement ces pages d’une version animée tout aussi culte. D’ailleurs en 1989 la Toei ne s’y était pas trompée en arrêtant la précédente série Dragon Ball pour la relancer sous le titre mythique de Dragon Ball Z. Au jeu des comparaisons, on pourra aussi préciser que le manga original se montre nettement plus économe en digressions et en dilatations temporelles que son adaptation pour la télévision, déployant une efficacité narrative bien plus maitrisée et nerveuse.
Raison de plus pour s’y replonger en couleurs ou en noir et blanc pour les puristes, et de ce coté là les éditions ne manquent pas.




