BECOMING LED ZEPPELIN

Royaume-Uni, Etats-Unis – 2025
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Documentaire, Musique
Réalisateur : Bernard MacMahon
Acteurs : Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones, John Bonham…
Musique : Led Zeppelin
Image : 1.78 16/9
Son : Anglais DTS Master Audio 5.1 et 2.0
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Arabe…
Durée : 122 minutes
Editeur : Sony Pictures
Date de sortie : 29 avril 2026
LE PITCH
Becoming Led Zeppelin explore les origines du groupe iconique ainsi que son ascension fulgurante et inattendue, en à peine un an. Avec des images d’archives et des performances musicales psychédéliques inédites, l’odyssée cinématographique de Bernard MacMahon explore l’histoire créative, musicale et personnelle de Led Zeppelin. Le film est raconté par ses membres : il s’agit du premier documentaire autorisé par le groupe.
Whole Lotta Love
C’est la première fois que les membres du groupe de rock mythique Led Zeppelin acceptent de participer à un documentaire sur leur création. Un véritable évènement pour les amateurs de grande musique qui a même eu les honneurs de projections sur écrans géants IMAX et qui, au moins, nous épargne (pour l’instant) un énième biopic Hollywoodien.
Pourtant clairement la tentation est ici très grande puisque Becoming Led Zeppelin est un documentaire officiel, c’est-à-dire parrainé et contrôlé par le groupe lui-même. Si les trois membres encore vivants, Jimmy Page, le dieu de la guitare électrique, Robert Plant, le chanteur orgasmique, et John Paul Jones, l’as de la rythmique et de la basse (le quatrième John Bonham aux percussions endiablées, étant lui aussi présent grâce à une archive audio jamais diffusée) se sont fendus de très longues interviews revenants sur leurs débuts, leurs ressenti et leurs rencontres avec les camarades de scènes, seuls les segments les plus sages, les plus bienveillants et policés persistent dans ce long métrage « autorisé ». L’atmosphère sex, drugs and rock’n’roll, les tensions présentes dans le groupe, le contrôle maladif de certains sur leur création et les attaques pour plagiat (dont un procès bel et bien perdu) ne seront jamais évoqués ici. De toute façon, le film a effectivement délaissé les éléments les plus personnels, intimes, car s’il s’ouvre sur la décennie de leur jeunesse, les 60’s, c’est surtout pour mettre en perspective le contexte de l’après-guerre et l’explosion de la musique américaine, pop et blues, qui va directement nourrir leurs propres compositions.
Good Times Bad Times
Becoming Led Zeppelin ne nous survend jamais le génie des musicos, mais les installent comme la concrétisation de nombreuses influences, expérimentations, comme les symboles de leur génération. Certains s’étaient déjà fait remarquer comme accompagnateurs lors d’émissions de la BBC ou arrangeurs pour quelques grands (Shirley Basset, Donovan, Lulu…), tenté l’expérience avec d’autres groupes, là ou d’autres n’étaient pas loin de finir dans la rue, mais ici encore c’est véritablement leur rencontre, conté comme un coup de foudre via une répétition miraculeuse, qui va vraiment faire exploser leurs talents respectifs. Il y a curieusement une certaine modestie qui se dégage du documentaire, n’hésitant pas à s’étonner encore et toujours d’une première tournée triomphale aux USA alors que les Britanniques ignoraient pour la plupart encore leur existence, et de présenter le spectacle du Royal Albert All comme une ultime consécration. La fin d’une époque. En se concentrant essentiellement sur la confection des deux premiers albums et donc une période finalement assez restreinte d’à peine plus d’un an, Becoming Led Zeppeling peut se concentrer comme il se doit sur la création des principaux morceaux, leurs orchestrations, leurs instrumentalisations, leurs rythmes et leurs mélanges constant d’influences entre blue-jazz, psychédélique et rock énervé. A ce titre, la meilleure séquence du film restera certainement cette réinterprétation live totalement possédée et délirante de Dazed and Confused où les quatre de Led Zeppelin semblent totalement entrée en transe, emportés par leur musique.
Un documentaire certes assez classique dans le ton et la construction, qui évite poliment tous les sujets qui fâchent, mais qui vient enfin compléter certaines des attentes des fans du groupes. Quelques propos plus marquants, quelques enregistrement musicaux qui dépotent, quelques images d’archives plus surprenantes, viennent éclairer la naissance de deux des plus grands albums de l’histoire du rock, et affirmer encore et toujours la légende de l’un des plus grands groupes de tous les temps.
Image
Mélange d’interviews récentes tournées en numérique et de nombreux films d’archives de sources diverses et variées, Becoming Led Zeppelin a été post-produit avec énormément de soin et un souci d’homogénéisation remarquable qui s’accompagne de restaurations 4K de diverses éléments et séquences. Tout cela pour dire que la copie UHD présente dans cette édition propose véritablement une qualité d’image impressionnante pour ce type de production. Et même si quelques passages (vidéos ou très rares) dénotent, l’ensemble impose une très haute définition admirable, dotés de teintes bien pêchues, d’un grain naturel et de noirs maitrisés. Pas étonnant que le film ait été diffusé en Imax.
Son
On aurait pu espérer une prestation Dolby Atmos afin de profiter pleinement des grands moments de scène du film, il faudra se contenter d’un excellent DTS HD Master Audio 5.1 qui passe allègrement des sensations enveloppantes des salles de concerts aux instants plus feutrés des interviews face caméra. En dehors là encore de rares archives qui n’ont pu être totalement remises au goût du jour, tout est clair, énergique et bien posé. Le film est aussi disponible dans un DTS HD Master Audio 2.0 plus sobre, mais toujours aussi équilibré.
Interactivité
Malheureusement aucun supplément vidéo, en dehors de la bande annonce, ne vient accompagner l’édition. Pas de scènes coupées, d’archives supplémentaires ou même de concert inédit pour l’occasion. Les fans du groupe doivent alors se satisfaire d’un steelbook limité et des goodies rajoutés dans la jolie boite.
Liste des bonus
2 médiators, 1 patch, 1 autocollant, 4 art cards, 1 lettre de Bernard MacMahon.






