PORT ROYALE 4

Allemagne – 2020
Support : PC, Xbox One, Playstation 4
Genre : Stratégie, Gestion
Développeur : Gaming Minds Studio
Musique : Dag Winderlich
Durée de jeu : Élevée
Langue : Français
Éditeur : Kalypso
Date de sortie : 25 septembre 2020
LE PITCH
l’Angleterre, la France et les Pays-Bas dans leur quête de suprématie au XVIIe siècle. Dans « Port Royale 4 », vous incarnez un jeune gouverneur de colonie plein d’ambition, désireux de diriger et de faire de sa petite communauté une ville dynamique et commerçante. Développez des chaînes de production permettant de relier plusieurs îles et de créer des routes commerciales élaborées à travers les Caraïbes afin de répondre aux besoins sans-cesse grandissants de toutes les villes.
Un océan pavé d’or
Qu’ils sont beaux et fiers ces corsaires, pirates et autres aventuriers de la mer qui franchissaient les océans dans un XVIIème siècle qui se conquérait à coup de canon. Seulement ? Pas vraiment, ces flibustiers étaient surtout des maitres marchants, des princes du commerce et du troc. Un pied sur la bastingage et l’autre dans les livres de compte.
Apparu pour la première fois en 2002 sur PC la licence Port Royale s’est immédiatement posée comme un challenger du plus musclé et exotique Tropico. Un petit studio allemand, Ascaron Entertainement transformé depuis en Kalypso, qui malgré de gros efforts techniques ici, dont une véritable intégration d’une visualisation 3D des cartes et des éléments (on peut donc zoomer sans changer d’écran) ou l’apparition d’intervenants modélisés dans chaque ville, reste tout de même encore assez loin des standards des cadors du genre. Petits bugs qui bloquent la machine, décors un poil répétitifs, couleurs qui piquent un peu les yeux… Soit ce quatrième opus n’a pas le bastingage aussi fier et luisant que d’autres. Peu importe l’intérêt du soft se situe essentiellement sous la ligne de flottaison (va peut-être falloir arrêter avec les métaphores marines…) dans son approche assez unique du petit monde du commerce maritime dans les caraïbes au XVIIe siècle. La grande époque des swashbuckler, des abordages sauvages, de Barbes Noire et ses camarades de la piraterie, mais que l’on aborde ici essentiellement par le biais d’une simulation de commerce.
Comptable des caraïbes
Avant de passer l’ennemi au fil de l’épée, les explorateurs espagnols, anglais, français et hollandais (au choix), s’efforçaient de conquérir les colonies exotiques en s’emparant des matières premières (cacao, coton, rhum…) de les faire fructifier puis les vendre avec profits aux voisins qu’ils rêvaient déjà d’annexer. Si les développeurs ont développé plus qu’avant les amusantes, mais un peu rigides, batailles navales pouvant désormais impliqués jusqu’à huit vaisseaux, le joueur sera essentiellement concentré sur les routes commerciales qu’il va mettre en place entre ses places fortes et les ports libres, allier ou ennemis. Un petit jeu du calcul à la virgule exigeant une attention constante sur chaque marché établi pour une ressource puisque ces chemins sécurisés et alliances bien soudées sont souvent mis à mal. En parallèle, le soft implique bien entendu d’aiguiller les évolutions de ses citées, de choisir les matières exploitées, la répartitions des gentils colons, de lancer quelques recherches technologiques, draguer et recruter des capitaines charismatiques et améliorer constamment son armada, entre navires de transport et navires de guerre. Classique, mais assez exigeant dans ses mécanismes, Port Royale 4 a heureusement cette fois-ci bien revu son accessibilité avec des menus largement plus fluide que sur le troisième et surtout un didacticiel beaucoup plus complet. Un passage obligé pour enrôler quelques jeunes moussaillons qui rêvent d’aventures, et de commerce pas équitable du tout.







