LITTLE TOWN HERO

Japon – 2019
Support : Playstation 4, Nintendo Switch
Genre : RPG
Développeur : Game Freak
Musique : Toby Fox, Hitomi Sato
Durée de jeu : Elevée
Langue : Japonais et anglais
Editeur : NIS America
Date de sortie : 30 juin 2020
LE PITCH
Il était une fois, dans un petit village isolé du bout du monde, des villageois qui vivaient paisiblement. Le seul accès au monde extérieur menait à un imposant château, empêchant quiconque de quitter le village. La plupart des villageois s’en contentent parfaitement, appréciant la sérénité de leur village. Mais notre héros n’est pas comme la plupart des villageois et il se met alors en tête de s’aventurer hors des murs du village. Un beau jour, un monstre apparaît dans le village, créant la panique et terrorisant les villageois. Tout le monde pensait que ce genre de créature n’existait que dans les contes.
Toutes les idées sont bonnes à prendre
Apparu sur le Eshop de Nintendo l’année dernière, le petit dernier de Game Freak (responsable de la graaande saga Pokémon) s’offre un nouveau tour de piste sur PS4 et Switch au format physique et collector question sans doute d’affirmer son idée première et de la diffuser plus largement.
Occupé par la poule aux œufs d’or de Nintendo depuis quelques décennies maintenant, Game Freak n’a cependant pas vocation à s’enfermer totalement dans la licence si lucrative de Pikachu en co. Même si leurs tentatives restent plutôt rares, chacune de leurs productions indépendantes font même preuve d’un attrait pour l’expérimentation et les croisements improbables de concepts. Certains se souviennent peut-être encore d’un certain Pocket Card Jockey et son mélange de je de carte solitaire et de courses hippiques ! Sans aller jusque-là Little Town Hero n’a, malgré les apparences, pas grand-chose à voir avec le RPG basique ou avec les péripéties aventureuses du jeune guerrier en herbe. Certes on suit ici l’initiation d’un certain Axe sur la voie du chevalier et son besoin irrépressible d’aider son prochain et de défendre son village (que c’est agaçant), mais ici point d’équipement belliqueux, d’épées surpuissantes ou d’EXP à engranger, le petit bonhomme doit se contenter de manier des « idées ».
De la suite dans les idées
On est loin tout de même de la définition philosophique du terme, ces dernières prennent ici l’apparence de cartes appelées Izzit et Dazzit, affichant trois couleurs possibles (Jaune, rouge et bleu) octroyant respectivement des capacités de défense), d’attaque ou de pouvoir. Réunies comme un deck aléatoire, elles apparaissent progressivement à chaque affrontement et le joueur doit apprendre à les manier avec finesse et stratégie afin de faire tomber les défenses adverses et leur assener le coup de grâce. Pas inintéressant mais toujours un peu bizarroïde surtout que ces ennemis se montrent souvent particulièrement coriaces (avec des super attaques aux airs de fatalités) et semblent profiter pleinement du tirage arbitraire des Izzits. Si certaines batailles chanceuses peuvent se régler assez vite, la plupart atteignent 15-20 minutes au bas mot… Particulier pour sûr, tout comme les déplacements sur la carte de la ville conçus comme un plateau de jeu de société, offrant sur les cases quelques objets bonus, des villageois ouvrant la porte à de petites quêtes annexes (les plus intéressantes jouant justement sur la petite « idée » qui fait mouche) et des ennemis relativement nombreux. Un soft audacieux conçu pour les joueurs qui aiment les expériences en marge, mais qui n’envoie peut-être pas les bonnes informations par ses designs assez naïfs ses personnages enfantins, ses couleurs joyeuses et ses mélodies enlevées.
Le mix semble avoir tout de même trouvé son public puisque le titre proposé au départ uniquement en téléchargement chez Nintendo, se dote désormais aussi d’un portage PS4 (avec les mêmes petits soucis techniques de freeze et ralentis) et d’une édition collector physique pour les deux machines. Une Idea Edition qui pour marquer le coup donne tout de même désormais accès à un mode de jeu plus souple avec des ennemis moins chanceux et plus faillible. Mais l’essentiel de l’offre se fait surtout sur la nature de l’objet : un packaging avec fourreau cartonné qui contient un artbook « Life in the Village », un poster, un set de pins à l’effigie des deux personnages principaux et le CD de la bande originale. Tout cela au prix d’un boîtier classique.






