XENO

Etats-Unis – 2025
Support : Bluray
Genre : Science-Fiction
Réalisateur : Matthew Loren Oates
Acteurs : Lulu Wilson, Wrenn Schmidt, Paul Schneider, Omari Hardwick, Trae Romano, Josh Cooke, Ron Roggé, Jeff Gonzalez…
Musique : Ryan Taubert
Image : 2.39 16/9
Son : Anglais et Français DTS Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Durée : 103 minutes
Editeur : L’Atelier d’images
Date de sortie : 21 juillet 2026
LE PITCH
Au cœur des États-Unis dans une petite ville, une adolescente va se retrouver face à l’impensable : une créature terrifiante venue de l’espace. Contre toute attente, un lien puissant et mystérieux se forge entre la jeune fille et cet extra-terrestre. Ensemble, ils vont devoir échapper à une chasse organisée par l’armée qui va forcer le monde entier à se demander qui est le vrai danger…
Un ami venu de loin
Un drôle d’extraterrestre s’écrase sur notre planète et rencontre par hasard une adolescente avec laquelle il va se lier d’amitié. Non ce n’est pas un remake d’E.T., enfin pas trop, mais une fable de science-fiction, plus sombre… mais aussi bien moins convaincantes.
Réalisateur de nombreux courts métrages ayant déjà réussi à signer un long en 2006, Wasted sur le retour au bercail d’une bande de potes éméchés, Matthew Loren Oatesa eu l’idée de Xeno grâce à son fils qui lui montrait ses dessins d’un extraterrestre effrayant mais qu’il considérait comme le gentil de l’histoire. Nourri aux productions Amblin (entre autres), le réalisateur y voit rapidement une belle occasion de réanimer ces amitiés improbables des années 80 où un gamin un peu en marge découvrait une amitié hors normes avec une créature fantastique plus ou moins mignonne. L’esprit Spielberg n’est forcément pas très loin, mais la bonne idée de Xeno est de présenter un alien qui n’a rien de la grande tête mignonne du fameux E.T. mais affiche plutôt un design inquiétant de prédateur nettement plus proche du xénomorphe imaginé par H.R. Giger pour Alien. De quoi effectivement troubler légèrement cette perception de la menace, du mal et la figure du monstre, ce dernier pouvant d’ailleurs se montrer assez agressif voir vorace lorsqu’il est menacé. Poursuivi par une mystérieuse organisation gouvernementale (parano ou lucide, on ne le saura jamais vraiment) ce dernier trouve refuge auprès d’une adolescence un peu paumée et ostracisée.
Question de dressage
Dans un contexte américain presque white trash, Xeno fait contraster le design cauchemardesque de la bestiole, mais au comportement rapidement chaleureux et protecteurs, avec l’apparente bonne volonté d’un beau-père alcoolique et violent. Le drame domestique se mêle au récit fantastique avec de belles ambitions et une volonté très marquée de pousser légèrement la noirceur possible d’un film presque familial. Mais le résultat se heurte malheureusement à de nombreux obstacles. La réalisation de Matthew Loren Oates tout d’abord, trop transparente et télévisuelle pour vraiment marquer, ne sait pas toujours mettre en valeur la marionnette animatronique confectionnée par la Jim Henson Creature Shop et dissimuler comme il se doit les quelques plans en images de synthèses peu convaincantes (cela reste un petit budget). Il peine aussi à crédibiliser ses personnages, que ce soit cet agent gouvernemental bourrin comme un militaire ou même la pauvre Renee, mélange de victimisation et de rébellion outrancière interprétée sans nuance par la jeune actrice (Lulu Wilson croisée dans Annabelle 2 ou The Wrath of Becky). Ses enjeux mal maitrisés, ses mélanges des genres pas toujours des plus dosés et les envies de spectaculaires qui se heurtent systématiquement aux limites du budget font que Xeno n’arrive jamais vraiment à dépasser sa bonne petite idée de départ, si ce n’est peut-être dans sa dernière scène, dramatique et qui a au moins le mérite de mener la logique du film jusqu’au bout par une note d’amertume bienvenue.
Pas inintéressant mais terriblement fragile, Xeno s’efforce comme il peut de rendre hommage à l’esprit Amblin et de proposer une aventure SF pleine de sentiments et de réflexions morales. De bonnes intentions mais à l’arrivée le projet reste un DTV très modeste et pas toujours des plus passionnants.
Image
Xeno est proposé dans un Bluray plutôt sobre, retranscrivant au mieux la source purement numérique du film mais se heurtant à quelques limites de la production : les détails ne sont pas toujours au rendez-vous et l’image semble généralement un peu trop plate. Un constat déjà observé lors des autres diffusions et qui ne sont donc pas imputable au master de L’Atelier d’images. On le voit bien d’ailleurs, puisque pour le reste la compression est bien solide et le piqué autant que les contrastes ou le rendu des lumières sont franchement solides.
Son
Les mixages sonores DTS HD Master Audio 5.1 proposent une spatialisation tout à fait convaincante. Les dialogues sont bien équilibrés, même avec la créature, les ambiances discrètes mais assez bien rendues, tandis que les pistes peuvent pousser assez naturellement leur dynamique dès que la situation de tend un peu. Efficace en tous cas.
Interactivité
L’édition de L’Atelier d’images reprend l’intégralité du matériel américain avec un commentaire plutôt complet du réalisateur, mais malheureusement non sous-titré et surtout deux featurettes plongeant de manière succincte, mais plutôt précise, dans la production. Le premier revient sur l’origine du film, soit un dessin et un pitch imaginé par le fils du réalisateur, puis évoque les références principales du film (Terminator 2… ah ?) tout en évoquant les thèmes et les caractéristiques principales du projet. Le second se concentre sur la création de l’alien et montre un réalisateur particulièrement enthousiaste à l’idée de travailler avec les équipes du Jim Henson Creature Shop.
Liste des bonus
Commentaire audio de Matthew Loren Oates (vo), Les Coulisses (7’), La Naissance de la créature (3’), Bande-annonce.






