SUPER MARIO GALAXY : LE FILM

The Super Mario Galaxy Movie – Japon, États-Unis – 2026
Support : 4K UHD & Bluray
Genre : Aventure, Comédie, Animation
Réalisateur : Aaron Harvath, Michael Jelenic, Pierre Leduc
Acteurs : Chris Pratt, Anya Taylor-Joy, Keegan-Michael Key, Jack Black, Charlie Day, Brie Larson, Glen Powell…
Musique : Brian Tyler
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, Dolby Digital 7.1 Français et Espagnol
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol…
Durée : 94 minutes
Éditeur : Universal Pictures Home Entertainment
Date de sortie : 12 août 2026
LE PITCH
À peine installés au Royaume Champignon, un mystérieux appel à l’aide va pousser Mario et Luigi à reprendre du service et plonger dans les zones d’ombre du passé de la princesse Peach. Une mission qui va propulser nos héros et leur nouvelle constellation d’amis, très loin de chez eux, à travers un périple intergalactique, à la découverte de nouveaux mondes où se forgeront des alliances pour le moins inattendues.
Le (trop) plein de Super
Attendu par des hordes de fans et des générations de gamers ou pas (puisque tout le monde connait Mario) le grand retour du plus célèbres des plombiers sur grand écran aura de nouveau été un énorme carton. Un grand spectacle, généreux, électrisant, mais malheureusement à l’arrivée aussi vide que lassant.
Il faut rappeler que la réussite du précédent Super Mario Bros Le Film tenait clairement du petit miracle, venant gentiment effacer le nanar improbable si amusant des années 90 en retrouvant en animation une bonne partie de la magie naïve, mais exigeante, de près d’une quarantaine de jeux étalés sur… quarante ans ! Un spectacle détonnant de grande comédie hystérique et cartoon typique du studio Illumination, mais respectant aussi bien les codes (nombreux) de la franchise et la ferveur des fans à travers les âges. Le petit miracle est d’autant plus évident à la vision de cette suite tant désirée qui, il faut bien le reconnaitre, met clairement les petits plats dans les grands avec un nouveau palier technique allègrement franchi. Les talents de l’équipe française du studio ne sont plus à démontrer et l’excellence des modélisations, des animations, la multiplication des tableaux hallucinants aux esthétiques aussi tranchées que fouillées, montre que l’ancien challenger n’est clairement pas loin de dépasser les dernières productions Pixar ou Disney. Rien que ça. Les personnages courts dans tous les sens, traversent les planètes et l’espace, se font poursuivre par un T-Rex, font les Mad Max en plein désert et sauvent l’univers d’un canon à particule pas très gentil dans une débauche d’effets et de mouvements qui force le respect… mais soulignent aussi tout autant à quel point tout cela est bien vain.
Trop de Power-Up tue le Power-Up
Si le premier film ne s’appuyait que sur un scénario extrêmement classique, il avait au moins le mérite de donner un peu de consistance à ses héros (les frères Mario et leur entreprise familiale, la princesse et son affirmation féminine, les rivalités avec Donkey…) avec une nette courbe de progression des pouvoirs et des enjeux et de tisser des liens charmant à défaut d’être particulièrement complexes. Super Mario Galaxy bazarde le moindre effort de ce côté-là, faisant apparaitre Yoshi comme par miracle en deux plans de cuillère à pot, bazardant un Bowser Jr d’on ne sait où, ratant complètement la caractérisation d’Harmonie (et v’là le twist prévisible !), et oubliant clairement en cours de route Mario, Luigi et Toad occupés à suivre le défilement des montagnes russes. Pauvre Bowser d’ailleurs, passant du bouffon de service au sidekick qui aurait pu devenir un anti-héros d’envergure, trébuchant finalement dans la posture de girouette de service sans même un petit quart d’heure de gloire. C’est que les auteurs de cette vaste entreprise sont trop occupés à démultiplier les clins d’œil, emprunts et hommages à quelques classiques vidéoludiques et à saupoudrer la moindre séquence de guests en pagaille. A l’instar du fameux Fox McCloud héros de la saga StarFox (tient, un nouveau jeu est sorti dans la foulée…) canaille et sympathique certes mais qui n’apporte pas grand-chose à l’affaire. En outre avec le déluge de personnages, héros et méchants, piqués à droite à gauche et jusqu’aux Bébé Mario et Bébé Luigi visibles pour une seule séquence, on se demande si à trop vouloir en faire Nintendo et Illumination ne sont pas là en train de griller toutes leurs cartouches.
Divertissant soit, parfois bien drôle en effet, doté d’une ou deux très bonne séquences (le délire gravitationnel ahurissant dans le casino) mais difficilement impliquant, Super Mario Galaxy Le Film cache bien moins que son prédécesseur sa nature de grosse production marketée jusqu’au trognon. Surtout il passe totalement à coté de la poésie flottante, de l’imagination débordante et du sentiment de liberté qui se dégageait de Super Mario Galaxy, le vrai. Le jeu donc.
Image
Sans surprise la copie Native 4K de cette nouvelle production Illumination est une véritable explosion de couleurs, riches et puissantes, mariant une étonnante délicatesse dans les dégradés et les variations de spectre, avec une luminosité pétante, des contrastes méchamment tranchés et des lumières éclatantes. Tout est pointu, de la restitution des modélisations 3D avec une admirable sensation de relief et de matérialité, à la profondeur des cadres et ce jusqu’au fin fond de l’espace. Parfait tout simplement.
Son
Tout aussi généreux et décoiffant que l’impériosité de l’image, le Dolby Atmos de la version originale en met plein les oreilles, fourmillant de détails bondissants, énergisant le moindre dialogue et offrant une ouverture impressionnante aux musiques référentielles de Brian Tyler. Enveloppante et intensément dynamique, la prestation retrouve sans forcer toute les sensations cinéma. Le doublage français franchement réussi n’est pas si loin de cette excellence avec Dolby Digital 7.1 bien efficace, même si une partie de la puissance a été quelque peu émoussée.
Interactivité
Comme pour le premier film, une telle production méritait bien un making of extrêmement complet venant refléter toute la complexité d’adaptations risqués et de défis techniques évidentes. Comme pour l’édition consacrée au premier film la section bonus ne propose cependant que quelques bonus plutôt classiques dans la forme, s’attardant sur les personnages (nouveaux et anciens), les environnements inédits, les divers clins d’œil et le travail musical de Brian Tyler jouant avec les thèmes bien célèbres des divers jeux. Heureusement entre deux interventions enthousiastes des acteurs / doubleurs, Shigeru Miyamoto et d’autres grands noms de Nintendo, les réalisateurs mais aussi les animateurs et artistes français abordent en filigrane ce travail de collaboration entre trois pays (Japon / États-Unis / France) et le difficile équilibre entre respect du modèle original (la firme Nintendo très protectrice) et liberté de ton et d’interprétations. Il faut bien tendre l’oreille.
Liste des bonus
« Prochain niveau : Créer Super Mario Galaxy, le film » (15′), Les personnages : 4 modules (22′), « Explorer la galaxie » (10′), « Thèmes galactiques » (5′), « Chansons cosmiques » (3′), « Pouvoirs » (2′), « Secrets de la galaxie » : Les easter-eggs (3′).







