SISU : LE CHEMIN DE LA VENGEANCE

Sisu : Road of Revenge / Si2u – Finlande – 2005
Support : 4K UHD & Bluray
Genre : Action
Réalisateur : Jalmari Helander
Acteurs : Jorma Tommila, Stephen Lang, Richard Brake, Tommi Korpela, Einar Harldsson…
Musique : Juri Seppa, Tuomas Wainola
Durée : 89 minutes
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS HD Master Audio 5.1 Français, Espagnol, Anglais…
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol, Coréen…
Éditeur : Sony Pictures
Date de sortie : 25 février 2026
LE PITCH
« L’homme qui refuse de mourir » est de retour dans la maison où sa famille a été brutalement assassinée pendant la guerre. Il décide alors de la démonter, la charger sur un camion et est déterminé à la reconstruire en lieu sûr, en leur honneur. Lorsque le commandant de l’Armée Rouge qui a tué sa famille revient, déterminé à achever son œuvre, une course-poursuite acharnée s’engage…
No Time To Die
Lorsque l’on vous parle de la Finlande, mis à part qu’il s’agit d’un pays du Nord qui se situe probablement en haut à droite sur une carte, on ne sait pas, pour la plupart, en dire beaucoup plus sur le pays. Après avoir vu ce film, lorsque l’on vous en parlera, c’est avec la voix tremblante que vous le citerez avec respect. Car Sisu, ce n’est pas vraiment le genre de personne que l’on voudrait voir débarquer chez nous pour nous apprendre les bonnes manières.
En dehors du personnage titre, le terme de « Sisu » est un véritable état d’esprit finlandais que l’on pourrait traduire par « persévérance », « courage » ou encore « ténacité ». Autant de superlatifs qui siéent à merveille à notre héros du jour. Sisu : Le Chemin de la vengeance fait suite à De l’or et du sang, qui nous avait fait découvrir Jorma Tommila dans le rôle de ce chercheur d’or qui défouraillait du nazi dans le premier opus. Passant de 1944 à 1946, les Russes prennent la place du Troisième Reich. Ces malfaisants communistes ont trucidé sa femme et son gosse. Largement de quoi réclamer vengeance. Surtout lorsqu’ils l’empêchent de rentrer au pays avec le seul être vivant qu’il lui reste : son chien (contrairement à John Wick, lui, a su le protéger). Il n’en faut pas plus pour en faire un film.
Rollercoaster
Le film s’assume, file à 10 000 à l’heure sans laisser le temps au spectateur de s’ennuyer une seule seconde. À quoi bon faire un scénario alambiqué quand l’image sert de dialogue ? Jalmari Helander sait ce qu’il veut, il nous montre les moyens d’y arriver. Reprenant l’essence du premier film, il pousse le principe à son paroxysme. Jorma Tommila, bien que toujours aussi mutique (pas un mot ne sortira de sa bouche), fait passer les émotions (et surtout les hématomes) par un simple regard, un froncement de sourcil. Il accroche la pellicule et celle-ci le lui rend bien. Magnifié dans l’action, il transporte des rondins sur les épaules dignes de Schwarzy dans Commando, mais le comédien sait aussi nous émouvoir à l’instar de la scène finale toute en sobriété. Sans avoir un corps de bodybuilder, il assure dans chacune de ses séquences homériques.
Son duel de gros bras face au cabotin Stephen « Avatar » Lang n’en est que plus récréatif. Helander a un réel talent de mise en scène : rien ne paraît trop grand pour lui. Son utilisation du scope fait des merveilles ; il mélange les genres, donnant dans l’ambiance western spaghetti quand la musique s’en mêle au pur road-movie vénère. L’ombre de George Miller n’est jamais loin. Il le sait, le revendique même. Il ose, à l’instar de Fury Road, nous offrir une course poursuite motorisée durant tout le premier tiers du film. Risqué en termes d’action pour un long-métrage qui en regorge pour la suite du film. Pourtant, il ne s’arrête jamais : les séquences les plus invraisemblables s’enchaînent avec autant de plaisir. Avion, tank et missile, tout y passe. Il joue la démesure, son Sisu se divise en plusieurs chapitres ; chacun d’eux voit son titre apparaître en grand sur tout l’écran, donnant le ton de ce qui va suivre. C’est beau comme un roman graphique.
Sisu : le chemin de la vengeance s’impose comme des montagnes russes. Le spectateur sait dans quoi il s’embarque : un trip d’action jouissif, complètement décomplexé. Les détracteurs peuvent être nombreux, tant pis pour eux. Le spectacle est sans doute régressif, généreux dans sa surenchère, mais filmé avec classe. Il ne faudrait pas bouder son plaisir, au contraire, on en redemande.
Image
Le Dolby Vision donne toute l’ampleur que le réalisateur veut offrir à son film. Et celui-ci passe par d’innombrables textures : des paysages filmés en grand angle aux gros plans sur les visages tuméfiés. Le détail est absolu (le sang, les pores de la peau, la sueur). Les couleurs sont elles aussi irréprochables (les décors naturels et gigantesques, la nature sauvage). Il ne faudrait pas oublier le travail sur les nuances de couleurs passant de la nuit à des explosions crépusculaires. Le must absolu.
Son
C’est le moment de se faire plaisir. Pas besoin de pousser les enceintes pour bénéficier de tous les atouts du film. Il y a le côté mécanique des moteurs en furie dans une course-poursuite anthologique et le bruit des avions en approche. L’action viscérale est encore plus prenante avec la spatialisation du film. Les coups sonnent dur et les coups de feu surgissent de partout. Un plaisir auditif.
Interactivité
Une simple featurette de trois minutes présentant les deux films et une fausse fin alternative de 40 secondes. Peut-on parler d’interactivité ?
Liste des bonus
Featurette (3’), Fin alternative (40’’).







