SHELTER

Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada – 2026
Support : Bluray
Genre : Action, Thriller
Réalisateur : Ric Roman Waugh
Acteurs : Jason Statham, Bodhi Rae Breathnach, Michael Shaffer, Anna Crilly, Bill Nighy…
Musique : David Buckley
Image : 2.39 16/9
Son : Anglais et Français DTS Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Durée : 107 minutes
Editeur : Metropolitan Film & Video
Date de sortie : 19 juin 2026
LE PITCH
Ayant fui son passé, un homme solitaire voit sa vie basculer lorsqu’il décide de venir en aide à une jeune fille. Pris dans un engrenage de violence, il n’aura d’autre choix que de reprendre les armes et entreprendre un périple vers la survie et la rédemption.
Comme un phare dans le bis
Jason Statham est de retour, échappé de sa retraite isolée, pour protéger à nouveau une jeune fille d’un monde de violence sans pitié. Le film, on l’a vu mille fois, mais l’acteur et son metteur en scène Ric Roman Waugh s’en sortent, il faut l’avouer, plutôt bien.
Échappé des grosses machineries façon En eaux troubles ou Fast & Furious, Jason Statham revient à ce qu’il sait le mieux faire depuis le premier Transporteur : jouer les têtes dures, mutiques, bourrines et taciturnes. Des figures de héros de film d’action adeptes des cassages de bras mais qui, bien souvent, cachent derrière le regard froid tourné vers l’horizon d’un monde meilleur, un petit cœur qui saigne et qui va vite se réchauffer pour une petite demoiselle en détresse. Oui comme dans le Safe tourné par le même acteur en 2012. Pas de grandes surprises, dans Shelter, Mason est un homme traqué qui, on va vite le découvrir, est directement au cœur d’un complot à grande échelle impliquant l’une de tête pensante du MI6 (Bill Nighy tout en constipation) et pourquoi pas même la première ministre. Un film d’action toujours post-Jason Bourne avec son utilisation abusive des caméras de surveillance et son alternance entre le thriller glacial en bureaux vides et les affrontements meurtriers et douloureux qui se passent là-bas sur le terrain. L’issue est dès le premier emballement on ne peut plus prévisible, des multiples sacrifices jusqu’à la vérité révélée aux huiles qui se pensaient du côté du bien.
Sous son aile
Rien de bien nouveau pour de la série B de gros bras en somme… Et pourtant, le réalisateur Ric Roman Waugh (les deux Greenland, La Chute du président…) continue de s’installer comme l’un des dignes représentants des artisans d’action bis d’autrefois, s’efforçant constamment de resserrer les séquences musclées, de souligner les impacts des coups, les efforts physiques et les douleurs réelles. Sans en faire des tonnes (dont pas comme dans un John Wick), les chorégraphies visent l’efficience et la crédibilité et délivrent quelques moments tout à fait réussis. Peuvent même y apparaitre quelques notes d’humour à froid, comme dans ce quasi-plan-séquence où Statham immobilise, blesse et assomme un à un les policiers d’intervention en leur piquant systématiquement leurs armes pour l’utiliser sur le suivant avec un air stoïque de vieux Eastwood. Le bougre n’a d’ailleurs pas perdu de son charisme et de son physique et les adeptes du genre y trouveront certainement leur compte.
Honnête, le film s’essaye même dans sa première partie à une mise en place de drame insulaire. Le naufrage à la suite de la tempête, la gamine recueillie (la jeune actrice est vraiment douée), le secret qui doit être préservé, les silences pesants qui laissent place peu à peu à une certaine affinité et une compréhension, l’humanité qui revient dans les attitudes du vieux militaire misanthrope, la fibre paternelle qui éclos malgré lui… Le réalisateur est vraiment à l’aise dans ce décor de huis-clos épuré, dans cette mise en valeurs d’un paysage rugueux et minéral et ce premier élan presque contemplatif est ce qui donne finalement au reste du métrage, plus bruyant, une petite charge émotionnelle qui le rend sympathique. Un Statham un peu aussi dessus des Statham.
Image
Capturé en 8K, produit et monté en 4K, Shelter impacte forcément durement le disque Bluray pour imposer une image ultra précise, ultra pointue, ultra détaillée. Les textures sont généreusement exposées dans chaque cadre avec un relief naturel très réussi, mais le métrage ne se laisse jamais envahir par les sensations d’artificialité du support numérique. On préserve tout du long une certain vibrance, organique, qui offre de vraie texture à une photographie qui se veut dans l’essentiel du métrage plutôt brute voir légèrement terne. La source avait clairement les moyens de s’imposer sur support UHD.
Son
Sur les deux pistes DTS HD Master Audio 5.1 c’est aussi une certaine idée du réalisme qui prévaut avec des effets sonores enveloppants et naturels et des scènes d’actions aux impacts plus secs et vifs. La dynamique est toujours sollicitée à bon escient, et les dialogues gardent un bel équilibre en particulier en vo.
Liste des bonus
Aucun.






