VICKY CRISTINA BARCELONA

États-Unis, Espagne – 2008
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Comédie dramatique
Réalisateur : Woody Allen
Acteurs : Rebecca Hall, Scarlett Johansson, Javier Bardem, Penélope Cruz, Patricia Clarkson, Kevin Dunn…
Musique : Divers
Durée : 97 minutes
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Editeur : Metropolitan Films & Video
Date de sortie : 7 août 2026
LE PITCH
Vicky est une femme de raison, Cristina est dénuée d’inhibition et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles. Lors d’un voyage à Barcelone, Juan Antonio, un peintre à la sensualité provocante, leur propose de partir en week-end pour passer du bon temps ensemble, et éventuellement faire l’amour. Vicky est horrifiée, Cristina, ravie, la persuade de tenter l’aventure…
Conté d’été
Pour son quatrième long-métrage tourné en Europe à l’époque (après Match Point, Scoop et le Rêve de Cassandre à Londres en 2005, 2006 et 2007), Woody Allen délaisse à nouveau son cadre new-yorkais habituel pour poser sa caméra sous le soleil de la Catalogne. Vicky Cristina Barcelona est une étude de mœurs axée sur les sentiments amoureux et leur complexité, impliquant quatre personnages et quelques gros sabots.
Comédie sentimentale ensoleillée, Vicky Cristina Barcelona suit deux jeunes américaines en voyage à Barcelone. Elles sont toutes deux littéralement opposées, Vicky (Rebecca Hall), l’étudiante brune, sage et modérée, qui se prépare à se marier avec un homme (un peu trop) bien sous tous rapports (et un peu lourdingue) et Cristina (Scarlett Johansson), la blonde pulpeuse et spontanée, qui cherche à multiplier les aventures. Leur rencontre inopinée avec Juan Antonio (Javier Bardem), l’artiste par excellence, beau parleur, sans filtre, qui cherche immédiatement à les séduire, bouleverse leur cadre et leurs repères sentimentaux. Un trio bientôt rejoint par une quatrième personne, María Elena (Penélope Cruz), l’ex-femme de Juan Antonio, possessive et perturbée, aux réactions imprévisibles et incontrôlables… L’hypothèse d’une aventure à deux à trois, se complexifie alors avec des possibilités de liaisons à n’en plus finir.
Entre désir et insatisfactions, outrances et subtilité, ce cru Allen barcelonais est aussi subtil qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Déjà, sa photo aux tons or et chauds, applique une première caractérisation ultraclichée de Barcelone, sans parler de la musique aux sonorités typiquement espagnoles. Ensuite, les relations entre les personnages, les situations, jusqu’à des « affrontements », tantôt doux, tantôt brutaux, sans jamais se départir d’une forme d’épaisseur assez fatigante.
Un homme, trois femmes, trop de possibilités
On n’est pas totalement excédé par ce Allen un peu bourrin et en petite forme. On lui saura gré d’opposer la chaleur de cette Espagne lumineuse et le froid instillé par les situations entre les personnages. Ça fonctionne bien, bravo Woody ! Tout comme l’interprétation des comédiens est très convaincante, même si avec la blonde volcanique Johansson, l’ingénue Hall et l’hystérique Cruz (récompensée de l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance), on reste dans des lieux communs. De son côté, Bardem campe un personnage dont l’écriture et le point de vue du réalisateur sont un peu tendancieux aujourd’hui. A noter également une voix off omniprésente qui ajoute une couche supplémentaire à ce gros gâteau (trop) roboratif et stabiloté à outrance. Si le réalisateur filme le désir et ses dérives, malheureusement, tout cela s’avère bien stéréotypé, poussif, prévisible. Vicky Cristina Barcelona pose des questions, aborde des thématiques comme l’adultère, la tromperie, mais ne les explore jamais, proposant un regard en surface.
Ce simili voyage initiatique sur la carte de l’amour contrarié finit même comme une boucle, comme un retour au point de départ, un serpent qui se mord la queue ou simplement, un constat d’échec. Du Woody Allen petite forme, qui en arrive à quasiment s’auto-parodier pour exister. C’est triste…
Image
Couleurs chaudes à la fête, image granuleuse, tout cela concourt à l’ambiance caliente de Barcelone voulue par le cinéaste, au sein d’une image sans défauts apparents et bourrée de détails. On navigue entre les extrêmes avec forte luminosité et scènes plus sombres, le tout avec une gestion du contraste qui ne faiblit jamais. L’Ultra HD fait son travail sur cette copie assez irréprochable.
Son
Les deux pistes espagnole et française en DTS HD Master Audio 5.1 sont dynamiques, avec des dialogues clairs, en somme, très efficaces. Mais l’ensemble reste assez sage, le film étant naturellement axé sur des scènes avec des échanges dialogués, dynamisées par instants par la musique.
Liste des bonus
Aucun.







