DEXTER : LES ORIGINES

Dexter : Original Sin – Etats-Unis – 2024
Support : Bluray
Genre : Thriller, Série TV
Réalisateurs : Michael Lehmann, Monica Raymund
Acteurs : Michael C. Hall, Patrick Gibson, Christian Slater, Molly Brown, Patrick Dempsey, Sarah Michelle Gellar, Christian Milian, James Martinez…
Musique : Pat Irwin
Image : 2.00 16/9
Son : Anglais Dolby TrueHD 5.1, Français et Allemand Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand.
Durée : 10 x 50 minutes
Editeur : Paramount Pictures France
Date de sortie : 7 janvier 2026
LE PITCH
En 1991 à Miami, Dexter est un étudiant en passe de devenir un tueur en série. Lorsque ses pulsions sanguinaires ne peuvent plus être ignorées, le jeune homme trouve réconfort et compréhension auprès de Harry, son père adoptif. Celui-ci lui enseigne des règles pour l’aider à repérer et à tuer des personnes qui méritent de mourir, tout en évitant de se faire coincer par les forces de l’ordre. C’est un défi particulier pour le stagiaire débutant en médecine légale au département de police de Miami.
Tueur stagiaire
Dexter : Original Sins venait marquer, quelques mois avant la seconde suite Dexter : Resurrection, l’attrait des Networks et du public pour cette figure troublante du serial killer aux bonnes intentions. Question de gommer les errances des dernières saisons et de New Blood, cette prequelle titillait même la nostalgie des fans en promettant un retour à l’esprit des débuts.
Vingt années donc après le lancement de la franchise, Clyde Phillips, showrunner déjà présent sur la première série, imagine donc retrouver les débuts de son personnage phare, voir même remonter un peu plus loin dans la jeunesse du personnage. En compagnie de la voix off de Michael C. Hall, plongée nostalgique dans les années 90 (la bande originale va en faire danser plus d’un) et surtout durant les premiers épisodes dans l’évocation d’une adolescence un peu chaotique centrée sur un Dexter toujours mal à l’aise avec les autres et une Debra plus tête brulée et à fleur de peau que jamais. Les deux acteurs qui reprennent les rôles, Patrick Gibson et Molly Brown, sont tout à fait convaincants et retrouvent effectivement cette alchimie tendue des débuts, reposant sur les non-dits et les fêlures nées de divers drames familiaux. Rien de bien neuf à l’horizon cela dit, à l’image des nombreux flashbacks autour de l’enquête du paternel Harry Morgan (Christian Slater), qui la plupart du temps ne font que rejouer des scènes déjà vues, photo orangée à l’appui, ou des éléments largement évoqués dans les dialogues d’autrefois. La série prend ainsi très souvent l’apparence d’une remise à niveau pour les retardataires même si on n’imaginait pas forcément que les débuts de Dexter au sein du service scientifique de Miami, et ses premiers meurtres, seraient aussi maladroits.
Nos belles années…
Comme le montre de manière amusante le générique revisité et son moustique qui arrive à s’échapper, le spectateur a finalement surtout connu le personnage en plein possession de ses moyens, installé, intégré et maitrisant son crédo. On le voit ici hésitant, peinant à convaincre son paternel et à trouver sa place dans le monde adulte. Ce sont ces éléments qui semblent les plus intéressants dans les premiers épisodes de la saison, plus que des affaires criminelles un peu à la peine dans un premier temps. Original Sins n’est pas une grande série, souffrant d’un démarrage un peu laborieux et d’un comparatif constant avec la réussite de la première saison de 2006, mais réussit néanmoins à attirer une certaine sympathie en revoyant des enjeux beaucoup plus modestes et donc en revenant véritablement aux personnages plus qu’à leur mythologie. Sans doute fallait-il en passer par là pour lancer la machine et trouver un rythme nettement plus costaud et tendu durant les trois derniers épisodes où la traque se fait enfin claire et nette. En ligne de mire un kidnappeur d’enfants qui serait liés au cartel et qui rend d’autant plus fébrile l’équipe de police que la dernière victime est le fils de Aaron Spencer (Patrick Demsey) leur capitaine. La résolution de l’enquête, permet dès lors au scénariste de souligner le léger déséquilibre qui s’est installé entre Dexter et son père (le premier prenant l’ascendant sur le second), tout autant que mettre à l’épreuve toute la préparation expérimentée durant les épisodes précédents.
Un final plutôt bien amené et qui fait assez efficacement le lien avec la saison 1 de Dexter premier du nom. Et aux vues des très bonnes audiences du programme, Clyde Phillips avait espéré pouvoir développer plus avant ces fameux débuts mais très bizarrement, la Paramount en a finalement décidé autrement. La vraie grande perdante dans cette histoire restant notre chère Sarah Michelle Gellar faisant office ici de guest star dans le rôle de la directrice du service scientifique, mentor professionnel bienveillant de Dexter, et que les auteurs se gardaient manifestement sous le coude pour les saisons à venir. Tant pis…
Image
Sans être vraiment renversantes, les copies des dix épisodes assurent une restitution numérique tout à fait solide. Les couleurs, très chaudes de Miami, sont bien campées, les délimitations et les contours se font avec naturel, et la définition générale maintient le tout avec fermeté même si les plus affutés percevront un soupçon de bruit et d’aliasing sur quelques images. Rien de vraiment frappant ou de vraiment gênant pour une production télévisée.
Son
Un peu chiche, Paramount ne grimpe même pas jusqu’aux DTS HD Master Audio 5.1 habituels et délivre pour la version originale un DolbyTrue HD plus classique. Les dialogues sonnent bien, quelques ambiances nocturnes viennent donner un peu de relief au programme et les effets marquants sont plutôt rares. Pas mieux pas pire pour le doublage français en Dolby Digital 5.1 qui reste plutôt fonctionnel.
Interactivité
Proposé en boitier classique ou en steelbook pour les collectionneurs, l’unique saison de Dexter Les origines est proposée sous la forme de trois blurays. Seul le dernier propose un bonus et il ne s’agit que d’une petite bande promo de moins de 10 minutes où tout le monde vient raconter son enthousiasme et son bonheur de prolonger l’univers de Dexter. Très anecdotique.
Liste des bonus
Disséquer ‘Dexter: Les Origines’ (9’).






