WONDER WOMAN 80 ANS

Wonder Woman 75th anniversary special + Wonder Woman Annual #1 + Wonder Woman #750 – Etats-Unis – 2016 / 2020
Genre : Super-héros
Scénaristes et Illustrateurs : Collectif
Nombre de pages : 248
Éditeur : Urban Comics
Date de Sortie : 10 juillet 2020
LE PITCH
Depuis 80 ans, Wonder Woman est l’icône de la femme moderne, forte et indépendante. Cet ouvrage reprend les épisodes les plus marquants de la guerrière amazone, servis par les plus grands artistes du comics qui lui rendent un bel hommage.
Happy Birthday to Youuuuu
Il parait qu’il est malpoli d’exposer l’âge des femmes. Mais lorsqu’on atteint aussi fièrement les 80 printemps et que l’on affiche la même forme olympique, il serait dommage d’avoir des excès de pudeur. Toujours aussi belle, toujours aussi fière, plus puissante que jamais Wonder Woman se paye une anthologie anniversaire bien méritée.
Si on chipote un peu, ce n’est en vérité que l’année prochaine que madame Diana Prince soufflera véritablement ses bougies. Mais comme madame a plus que jamais le vent en poupe avec un second long métrage particulièrement attendu et une aura qui rejoint très naturellement les nombreuses revendications féministes médiatisées ces derniers mois, l’occasion pour Urban était trop belle. Surtout que traînait dans leurs dossiers trois numéros anthologiques concoctés par les meilleurs auteurs et artistes de DC Comics. Un certain Wonder Woman 75th Anniversary Special publié aux USA en 2016, le premier Annual de la Wonder Woman mode Rebirth et enfin un tout aussi évènementiel Wonder Woman #750, le tout atteignant tranquillement la vingtaine d’histoires entre quatre et dix pages, le tout largement agrémenté de Pin-up invoquant les talents de Jim Lee, George Perez, Nicola Scott, Adam Hugues, Alex Ross et plein d’autres. Un programme chargé qui n’a cependant pas la vocation à construire un portrait de l’amazone à travers le temps, d’effectuer un résumé complet de sa destinée éditoriale et de cerner les grandes phases de sa carrière comme avait pu le faire le volume noir Wonder Woman Anthologie publié en France en 2016.
Lady in stars
Cet album tout de rouge vêtu en serait plutôt un excellent complément s’écartant offrant bien souvent une carte blanche à des scénaristes et des dessinateurs pour livrer des récits assez libres oscillants entre le petit épisode anecdotique mais rafraîchissant, l’évocation de ses grands actes d’héroïsme (pendant la Seconde Guerre Mondiale en particulier) ou s’efforçant de capturer l’essence même des personnages. Certains s’attardent ainsi sur ses relations pas toujours évidentes avec sa mère et ses sœurs de Themyscira, d’autres sur ses relations compliquées et ambiguës avec certaines de ses nemesis (Giganta, Bagheera…), mais que ce soit avec une certaine gravité ou avec une grande légèreté, par un trait classique, réaliste ou cartoony, on sent que revient toujours cette fibre particulièrement du personnage : sa capacité à inspirer les autres. Responsable de l’un des grands runs du personnage Gail Simone, accompagnée de Colleen Doran, est celle qui trouve le ton parfait lorsqu’elle la fait rencontrer une super-héroïne jeunette, débutante et exubérante, Fleur Stellaire qu’elle va encourager avant que cette dernière, quelques pages plus loin, vienne la réconforter lors d’un moment douloureux. C’est même Wonder Woman que Greg Rucka identifie comme la figure centrale du DC Universe lorsqu’il ré-imagine sa première rencontre avec Superman et Batman, tout deux soufflés par la bonté évidente de leur collègue. Certaines pages sont certainement moins marquantes que d’autre, la lecture du volume ne changera clairement pas le destin de la Princesse, il fonctionne parfaitement comme un hommage aux possibles et au potentiel toujours renouvelé de cette dernière. Et puis, avec son défilé d’artistes invités allant de Rafael Albuquerque, Riley Rosmo, Fabio Moon, Jill Thompson, Claire Roe, Stéphanie Hans, Laura Braga à Bryan Hitch (entre autres), elle n’a que rarement eu autant d’allure.




