JUNGLE FANTASY IVORY T.1

Jungle Fantasy : Ivory #1-3 – Etats-Unis – 2016
Genre : Aventure, Érotique
Scénariste : Doug Miers
Illustrateurs : Richard Ortiz, Ron Adrian, Gabriel Andrade, Di Amorim
Nombre de pages : 128
Éditeur : Tabou BD
Date de Sortie : 23 juillet 2020
LE PITCH
Nouveau personnage de la série, Ivory est une jolie blonde perdue dans l’univers sauvage de Jungle Fantasy, un monde préhistorique où la férocité se confond avec la sauvagerie et où l’érotisme est une monnaie d’échange universelle !
Peaux de bêtes
On les avait laissés seules, éplorées, dénudées et affamées en pleine jungle et forcément on se demandait ce qu’avaient pu devenir nos belles sauvageonnes de Jungle Fantasy. Les, enfin la, voici de retour afin un album entièrement dédié à Ivory, aventurière blonde prête à tous les sacrifices pour retrouver sa progéniture.
Projet ravivé dans les flammes du financement participatif, la série anthologique entièrement dédiée aux donzelles en pagne (mais elles le perdent souvent) a dû faire son petit effet puisque le titre revint chez Boundless à plusieurs occasion pour des miniséries reposant systématiquement sur les mêmes arguments : des demoiselles plantureuses alternant entre la survie en milieu hostile et les parties de galipettes, des peuples sauvages toujours promptes à se massacrer les uns les autres et bien entendu des tonnes de dinosaures venus déguster tout cela. Quelque chose de ces divertissements pulp’ et gentiment sexy des films d’aventures exotiques d’autrefois, mais dont on aurait poussé le curseur au maximum. Non Jungle Fantasy n’est pas à mettre entre toutes les mains. Nouvelle venue dans ce cheptel de demoiselles parfaitement interchangeables, Ivory a pour une fois une véritable raison d’être, devant retrouver son fils enlevé par un peuple lézard pendant que le père culbutait une demoiselle de passage quelques minutes avant de se faire bouffer par un tigre à dents de sabres… Nah bien fait ! La voici donc qui doit traverser une nature hostile par le biais de deux longs chapitres aux approches assez différentes.
Mère mais pas que
La Quête se déroule ainsi à la manière d’un livre illustré (sans bulles donc) où l’on peut déguster quelques pleines pages joliment dessinées en alternance par le trio Ron Adrian (Red Sonja), Gabriel Andrade (Crossed Badlands) et Di Amorim (Lady Death) oscillant entre de grandes batailles à dos de T-Rex, une guerre tribale et du porno sans détour. La suite, L’Offrande, la plantant dans les griffes d’un peuple pratiquant (comme tous les autres mais bon) la traite des blanches, est elle découpée à la manière plus classique d’un comic basique, avec au passage des planches pas toujours aussi fines de Richard Ortiz (créateur visuel de Lady Death) mais où Ivory s’adonne à toutes sortes de gâteries pour sauver sa peau avant de trancher dans le lard. Totalement primaire, mais surement attractif pour les même raisons, Jungle Fantasy Ivory est une nouvelle fois choyé par l’éditeur français Tabou BD qui le propose dans un volume relié de qualité avec un cahier de plus de vingt pages comprenant toutes les illustrations promotionnelles accompagnant les trois premiers numéros du titre, ainsi que le déluge de couvertures variant allant des poses héroïques aux airs mutins en passant bien entendu par les illustrations totalement trashs concoctées par quelques artistes spécialistes du genre (Raulo Caceres, Christian Zanier…). Un petit coté artbook, mais pas sûr que ce soit l’amour de l’art qui échauffe le plus les esprits ici.



