PROMETHEUS – LIFE AND DEATH T.1 : PREDATOR

Predator : Life and Death #1-4 – États-Unis – 2016/2017
Genre : Science-Fiction, Action
Scénariste : Dan Abnett
Illustrateur : Brian Albert Thies
Nombre de pages : 96
Éditeur : Vestron
Date de sortie : 24 juillet 2020
LE PITCH
Des Colonial Marines débarquent sur LV-797 pour sécuriser un site appartenant à Weyland-Yutani. Sur place, ils découvrent les survivants d’une bataille contre des chasseurs extraterrestres pour la possession d’un engin immense en forme de fer à cheval qui se serait écrasé là, des années avant… Le Capitaine est déterminé à protéger ces hommes et à prendre possession de l’engin, mais rien n’est simple avec des Predators dans les parages…
Extinction
Dans la foulée d’une réédition de Fire and Stone, Vestron propose le grand crossover Aliens / Predator & co qui suivit aux USA : Life And Death. Quelques nouveaux bidasses prêts à en découdre, quelques rescapés pas en très bon état, et au milieu des créatures meurtrières et les mystères de Prometheus.
Pour les amateurs de continuité et d’univers étendu, Ridley Scott et son diptyque nihiliste Prometheus / Alien Covenant a clairement mis le boxon d’ans un univers qui s’amusait déjà à croiser depuis longtemps les licences, en particulier pour un mariage très naturel avec un certain Predator. Si cinématographiquement les spécialistes tirent un peu la langue, du coté de Dark Horse qui fut détenteur des droits pendant des lustres (avant que Disney rachète tout le monde) ce fut carrément un casse-tête chinois qui aboutit en 2014 à la publication d’un premier grand crossover maison publié en France une première fois sous le nom Le Feu et la Roche, et réédité ces temps ci chez le même Vestron avec le titre anglais Fire And Stone. Inégale, alambiquée et acrobatique, l’opération s’avère cependant plutôt réussie en son genre, permettant enfin d’établir des ponts mieux établis entre Aliens, Predator, AVP et Prometheus, et bien entendu s’offrir un nouveau petit carnage de colons et de marines qui auraient mieux fait de choisir une autre planète à explorer. Et ce fut ce Life and Death qui lui emboita le pas dès l’année suivante avec le même concept : chaque titre a sa propre minisérie de quelques fascicules dont les conséquences sont explorées avec la licence suivante.
S’accrocher à la vie
Et cette fois-ci c’est Predator qui entame les hostilités et qui accueille une nouvelle armada de Marines venue s’assurer que la Weyland-Yutani s’approprie comme il se doit les ressources de la planète LV-797. Scénariste malin qui avait brillamment relancé Les Gardiens de la Galaxie et les sagas cosmiques de Marvel dans les années 2000, Dan Abnett s’offre un petit exercice de style reprenant à son compte la structure complète de l’Aliens de James Cameron mais y remplace la menace principale par quelques chasseurs en affûts. Une aventure essentiellement martiale, une question de survie en milieu hostile, un choix narratif simple et direct que le scénariste maitrise sans sourciller avec de grands hurlements dans la jungle, des colonnes vertébrales arrachées en guise de trophées et de dialogues de vétéran à qui on ne la fait pas. Avec ses planches pleines d’énergie, moins intéressées par le détail que par le mouvement, Brian Albert Thies (Winter Soldier, Star Wars Legacy) livre une prestation tranchante où l‘atmosphère de film de guerre, entre jungle étouffante et menaces omniprésentes, prime sur le reste.
Carré et efficace Life and Death T.1: Predator ne réinvente pas la bête mais lui donne une bonne impulsion avec bien entendu une amorce de ce qui attend la Capitain Paget et ses ouailles désormais embarqués dans l’un des vaisseaux des Ingénieurs… Et comme le veut la tradition ils n’en reviendront pas tous.




