LE PANTHÉON T.1 : L’ENLÈVEMENT DE JACOB

France – 2024 / 2026
Genre : Science-Fiction
Dessinateur : Mika
Scénariste : Thomas Rivière
Nombre de pages : 56 pages
Éditeur : Robinson
Date de sortie : 16 septembre 2026
LE PITCH
Paris, 1900. Une disparition. Une société secrète. Une course contre la montre. Lorsque Jacob Montsouris est enlevé par la mystérieuse organisation du Panthéon, son épouse Louise n’a plus une seconde à perdre. Pour le retrouver, elle s’allie à Jeanne Batignolles, une aventurière aussi brillante qu’imprévisible.
Vaporetto
Après avoir connu une campagne de crowfunding tout à fait fructueuse sur Ulule, Le Panthéon prend enfin corps. Les éditions limitées aux couvertures exclusives ayant été distribuées en juin dernier, c’est au tour de l’édition régulière de cette grande aventure steampunk d’arriver dans nos fraiches librairies.
Ancien éditeur chez Glénat, Thomas Rivière a certainement eu l’inspiration lorsqu’il s’est chargé de l’édition française du Lady Mechanika de Joe Benitez, grande déclaration d’amour à l’esthétique steampunk mettant déjà en avant un personnage féminin toujours prompte à plonger dans l’action. Avec Le Panthéon, l’auteur s’en dégotte même trois, sortes de Drôles de dames particulièrement casse-cou qui vont s’allier pour retrouver ce Jacob Montsouris, riche homme d’affaire patron de l’une, époux de l’autre et amant de la dernière, qui aurait été enlevé par une mystérieuse organisation : Le Panthéon. Avec la même mesure que les donzelles de Danger Girls, elle se jettent tête la première dans la bagarre et le danger, traversant les rues de Paris avec souvent quelques ennemis au train, visitant les quartiers mal famés ou les bordels de la capitale en quête d’informations, sans jamais perdre leur décontraction sur le chemin. Si le scénario s’efforce de mettre en place tout une mythologie gentiment parano en arrière-plan et prend toujours quelques cases pour installer le caractère bien trempé des héroïnes, dont les petites tensions naissantes entre elles, il met surtout en avant le rythme trépidant de l’aventure, reposant sur une succession de poursuites, de combat acrobatiques et d’échanges de balles bien dynamiques profitant pleinement du décor parisien pour ajouter un soupçon d’élégance.
The Rocketgirls
Tout cela baigne furieusement dans l’esprit des films popcorn des années 80 (les Indiana Jones, Les Goonies, le film de Rocketeer…), mélange d’action débridé, de trépidations, de cascades improbables et d’une bonne dose d’humour et de second degré. Finalement Le Panthéon est presque conçu comme une large toile sur laquelle l’artiste Mika (Chastity Blaze, Larmes des fées…) peut faire toute la démonstration de ses talents. Lui aussi manifestement très marqué par l’esthétique des Images Comics, mais aussi par une certaine école manga (les rapprochements avec l’anime Nadia et le secret de l’eau bleu sont plus qu’évidents), il prend un malin plaisir à faire revivre sous nos yeux le Paris de la Belle époque mais où graviteraient un nombre bien plus important de zeppelins et surtout quelques machines plus fantaisistes comme un sidecar à grande roue. Les dessins en rajoutent constamment dans les détails et les textures, les perspectives imposent la profondeur et finalement seule la colorisation numérique, trop vive et brillante, peut sembler parfois dénoter dans le tableau d’ensemble. On apprécie cependant la tendance de Mika (Souillard de son nom complet) à disposer régulièrement quelques illustrations pleines pages, façon pin-up bien classes, rappelant justement la spécialité d’un monsieur dont les calendriers sexy sont toujours disponibles sur son site perso.





