BIRDKING LIVRE 4

Etats-Unis – 2026
Genre : Fantasy
Dessinateur : CROM
Scénariste : Daniel Freedman
Nombre de pages : 176
Éditeur : Les Humanoïdes Associés
Date de sortie : 7 octobre 2026
LE PITCH
Atlas est tombée. Aghul a vaincu. Mais la guerre a tout ravagé sur son passage : les royaumes, les âmes et les liens qui unissaient Bianca, le Birdking et leurs compagnons. Sur la route du retour vers la Colline aux Plumes, les blessures intimes refont surface, les trahisons se règlent et les vérités longtemps enfouies éclatent. Car Aghul n’est pas seulement un tyran, il est le produit d’un monde qui l’a ignoré et d’un système qui l’a abandonné…
Histoire d’un aller-retour
Entamé il y a un peu plus de deux ans chez Les Humanoïdes Associés, la grande aventure de Bianca et son protecteur, le Birdking du titre, tire sa révérence avec ce quatrième tome particulièrement épique mais aussi et surtout plein d’émotions et d’espoirs.
Ce n’est pourtant pas ce que le style à priori barbare et percutant de Crom, le dessinateur, projette en premier lorsqu’un curieux feuillette les pages d’un tome de Birdking et découvre son traits presque tremblant, énergique, ses designs grandiloquents renvoyant aux grandes fresques de sword & sorcery autant qu’à soixante ans de culture métal, et ses aplats de couleurs aux contrastes ultra tranchants n’hésitant jamais à plonger dans les teintes les plus vives, voir le rose quasi fluo. Et pourtant au milieu de ces batailles les plus spectaculaires, son dessin sait aussi jouer sur la fibre sensible, soulignant par quelques effets de découpages, par quelques mouvements de têtes, révélant quelques regards attendris des personnages et laissant affleurer leurs parts les plus sensibles. Birdking est effectivement un comics guerrier, un délire de Fantasy où se mêlent de multiples créatures maléfiques, armures géantes animées comme des robots japonais et nécromants sanguinaires, mais Daniel Freedman avait su très tôt tempérer ces élans en s’attachant au point de vue d’une jeune héroïne adolescente, apprentie forgeronne, traversée de grandes colères, habitée d’un immense courage, mais surtout constamment en quête de sens, d’amitié et de partage.
Une longue fin
En ce sens, ce dernier tome apparait véritablement comme le point d’orgue de la série alors que l’héroïne, désormais aussi accompagnée de Ameylia et Yung revient finalement à la Colline aux plumes après avoir traversé les terres jusqu’en Atlas et finalement provoqué la victoire du terrible Aghul. Que faire une fois la quête achevée ? Comment revenir de tout cela ? Est-ce que l’esprit peut enfin trouver le repos? L’auteur répond plus ou moins à toutes ces questions et montre comment toutes ces choses ne sont jamais faciles. Nos héros peuvent-ils vraiment accepter de laisser vivre un tyran après en avoir éliminé un autre ? Mine de rien Birdking n’est pas avare en réflexions complexes et sait y répondre sans jamais tomber dans la facilité. Les derniers chapitres en particulier esquivent le happy end rapide et glorieux au profit d’une fuite en avant de Bianca qui dans de nombreuses pages souvent presque sans dialogues repart en quête des origines de son peuple et ne finira par revenir que bien plus tard. Comme on dit souvent dans ce cas-là, l’important n’est pas forcément la destination mais bien le voyage en lui-même. Bianca en ressortira apaisée, grandie et adulte et c’était bien entendu là tout le sens de Birdking. Une belle aventure en tous cas. Jusqu’au bout.



