DA VINCI CODE

Etats-Unis – 2006
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Policier
Réalisateur : Ron Howard
Acteurs : Tom Hanks, Audrey Tautou, Ian McKellen, Paul Bettany, Jean Reno, Alfred Molina, Jürgen Prochnow, Jean-Pierre Marielle…
Musique : Hans Zimmer
Image : 2.40 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS HD Master Audio 5.1 Français, Espagnol, Anglais…
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol, Coréen…
Durée : 148 minutes
Éditeur : Sony Pictures
Date de sortie : 20 mai 2026
LE PITCH
Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l’étude des symboles, est appelé d’urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles… Avec l’aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l’enquête et découvrir des signes dissimulés dans les œuvres de Léonard de Vinci…
A tombeau scellé
A force de le voir rediffusé à la télévision, réédité sur tous les supports, confirmé par un box-office imposant et la mise en boite de deux suites par la même équipe, Anges & Démons et Inferno, on pourrait presque en venir à croire que Da Vinci Code est devenu un classique. Que nenni, il ne s’agit là que des derniers remous d’un engouement déjà très questionnable à l’origine.
Le cinéma américain n’adore rien plus que le succès facile. Pas besoin d’imaginer un scénario, de mettre en place une campagne de promotion pharaonique (mais on le fait quand même) et surtout de prendre le moindre risque lorsqu’il s’agit d’adapter pour le cinéma un best-seller tel que Da Vinci Code. Un phénomène planétaire et qui s’intéresse qui plus est à des thèmes et des genres qui peuvent façonner d’authentiques blockbusters. Pourtant, le roman de Dan Brown, déjà plutôt besogneux dans sa construction et sa mythologie, ne faisait que rejouer avec de veilles théories pseudo historiques tout en les mariant avec de vastes récits de complots à provenance plutôt honteuse. Mais cette idée de terribles secrets dissimulés dans les arcanes du Vatican, d’ordres secrets bataillant pour la main mise sur un secret capable de renverser l’histoire et le catholicisme a forcément quelques-chose d’aguichant, en particulier lorsqu’elle est mariée à une aventure rocambolesque digne d’un Indiana Jones moderne. Du pain béni pour la Columbia. Du pain béni pour Ron Howard, cinéaste entertainer à l’académisme plus ou moins rigoureux, mais dont la personnalité et le style s’est toujours parfaitement marié avec la machinerie hollywoodienne. Sur le papier rien n’apparait pour gripper la machine, surtout avec un casting international et de haut-standing mené par Tom Hanks, suivi de notre Audrey Tautou (oui « Amélie from Paris »), Jean Reno, Marielle, Alfred Molina, Jürgen Prochnow et même Ian McKellen en richissime complotiste enthousiaste, et un tournage qui bondit de Paris à Londres, du Louvres à la Rosslyn Chapel pour une longue poursuite / chasse au trésor censée se déroulée en à peine 24h.
Saintes paroles
Malheureusement, très vite l’échec de l’entreprise est évident comme si l’empressement et la quête du divertissement facile piétinait tout le potentiel cinématographique du projet. L’ouverture dans les rues parisiennes et surtout dans le décor du Louvre (le vrai), ne prend jamais acte du potentiel de l’environnement, du poids historique et culturel des lieux, tandis que l’énigme initiale (on n’a jamais vu un mort réfléchir autant à son ultime message) commence déjà à s’embourber dans ses indices, révélations et regards médusés de nos deux héros dont on ne sentira jamais la moindre accroche. Les dialogues tombent à plat, les acteurs surjouent leurs partitions respectives et malheureusement le fameux twist final est déjà (oui déjà) lisible entre les lignes. La suite de l’aventure ne réussira jamais à faire beaucoup mieux, alternant les fuites souvent improbables au nez et à la barbe de la police la plus nulle du monde, et les sourcils froncés devant un nouvel artéfact codé, une vieille toile de De Vinci ou une église oubliée avant que tout ne se résolve comme par magie grâce à une longue explication scolaire et un tour de passe-passe. En arrière-plan le véritable débat théologique passe bien entendu à la trappe et le scénariste Akiva Goldsman (Un Homme d’exception, Je Suis une légende…) préfère appuyer fermement sur la suspension fantastique du film entre deux flashbacks moins historiques que carte postale d’un Ron Howard bien loin de ses beaux élans épiques de Willow ou Horizons Lointains.
Difficile de se laisser emporter dans ce suspens cryptique, les séquences s’emboitant les uns dans les autres sans réflexions, intentions ou intensité dramatique jusqu’à un final limite ridicule enfoncé par une image terminale au prosélytisme embarrassant. On ferait mieux d’oublier tout ça.
Image
10 ans après la première édition 4K du film, Sony revoit légèrement sa copie. La source est bien entendu la même et affirme toujours la même netteté et la même précision filmique, mais y ajoute désormais un traitement Dolby Vision qui en peaufine subtilement les qualités. Les noirs sont plus intenses mais aussi légèrement plus discernables tandis que les teintes, toujours portées sur des couleurs sobres voire éteintes, affirment des dégradés plus délicats et des contrastes plus marqués. Même rendu forcément sur la version longue lovée sur son propre disque UHD mais dont les scènes réintégrées, sans doute issues de sources moins idéales, laissent régulièrement apparaitre un piqué moins creusé ou un léger bruit tout juste visible.
Son
Si les pistes sonores DTS HD Master Audio 5.1 était déjà présentes sur l’édition précédente avec une restitution on ne peut plus efficace, cette ressortie marque aussi sa différence avec l’apparition d’un Dolby Atmos vo très attendu par les amateurs. Sans surprise, le mixage déploie une plus grande fluidité et une présence plus immersive, jouant volontiers sur les atmosphères mystérieuses ou urbaines avec l’énergie d’un blockbuster.
Interactivité
Présenté dans un boitier steelbook anniversaire, cette nouvelle édition 4K de Da Vinci Code vient finalement résoudre les manquements des précédentes éditions (4K et Bluray) en compilant tous les avantages des unes et des autres. La première bonne nouvelle est donc la présence conjointe, chacun sur son propre disque UHD, des montages cinéma et version longe, ce dernier (dont les scènes coupées sont visibles séparément) vient creuser de manière un peu plus convaincante les personnages secondaires et assouplir légèrement les effets sortis du chapeau de certaines révélations. Il est cependant très long (presque trois heures) et ralentis encore plus le rythme du film.
Une featurette désormais inutile sur l’annonce de la sortie d’Inferno plus loin, le reste se joue intégralement sur un Bluray séparé qui reprend l’intégralité des suppléments « Legacy » soit un journal de la production extrêmement complet découpé en une vingtaine de segments plus ou moins longs et s’attardant sur l’adaptation, les acteurs, le tournage, les effets spéciaux, la musique et la recréation des œuvres d’arts présentées dans le métrage. On n’est pas loin des trois heures de vidéo là aussi, ce qui confirme clairement l’aspect exhaustif de cette sortie.
Liste des bonus
Version longue (174’), « Launching a Legacy » : featurette (5’), 27 scènes supplémentaires ou étendues avec commentaire audio optionnel de Ron Howard (35’), Premier jour de tournage avec Ron Howard (2’), Discussion en compagnie de Dan Brown (5’), Portrait du professeur Langdon (7’), Les accessoires (10’), Les décors du film (9’), La reproduction des oeuvres d’art (6’), Les effets visuels (15’), Les arrangements musicaux (10’), « La partie française du Da Vinci Code » (14’), « Qui est Sophie Neveu ? » (7’), « Des suspects inhabituels » (18’), « Des lieux magiques » (16’), « Gros plan sur la Joconde » (6’), « Une expérience sacrée » (parties 1 & 2) (37’), « Les codes du Da Vinci Code » (5’), « La musique du Da Vinci Code » (3’), « Du livre au film » (11’), Bandes-annonces.







