CUL ET CHEMISE

Io sto con gli ippopotami – Italie – 1979
Support : Bluray
Genre : Comédie, aventure
Réalisateur : Italo Zingarelli
Acteurs : Terence Hill, Bud Spencer, Joe Bugner, Mama Leone, Malcolm Kirk, Ben Masinga…
Musique : Walter Rizzati
Durée : 108 minutes
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais DTS-HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titres : Français
Editeur : BQHL Éditions
Date de sortie : 28 avril 2026
LE PITCH
Tom vit, paisiblement en promenant les touristes dans la savane africaine, jusqu’au jour où l’un de ses safaris finit dans un lac peuplé d’hippopotames. La faute à son cousin et rival Slim qui, de retour au bercail, perturbe son petit business. Toujours à se chamailler mais réconciliés, les deux hommes tombent d’accord pour débarrasser la région de Jack Ormond, un ancien boxeur devenu trafiquant d’ivoire. Celui-ci envisage de vider un village de ses habitants pour y implanter une plateforme de commerce illégal d’animaux sauvages. Tom et Slim se fâchent tout rouge…
Safarira bien qui Safarira le dernier
Coincé entre les très cartoonesques Pair et Impair et Salut l’ami, Adieu le trésor dans la carrière de Terence et Bud, Cul et chemise n’est pas forcement le film le plus marquant de nos deux compères transalpins. Mais est-ce une raison pour refuser une bonne rigolade ?
Le réalisateur Italo Zingarelli, producteur de On l’appelle Trinita, On continue à l’appeler Trinita et Maintenant on l’appelle Plata, nous propose un film qui risque de décevoir certains fans du duo puisqu’il n’y a pas ici la fameuse et traditionnelle baston finale, seulement un affrontement entre Bud Spencer et Joe Bugner, boxeur professionnel. Ceci dit, le film reste très agréable à regarder : on y trouve malgré tout quelques bagarres homériques, plusieurs gags scatologiques bien sentis, mais pas uniquement.
D’abord, il s’en dégage une ambiance particulièrement bon enfant. Le scénario, sans être exceptionnel, s’intéresse à la cause animale, un sujet parfaitement taillé pour notre duo. Si Tom organise des safaris, ses touristes tirent à blanc : la morale est sauve. Et il est fort probable que Bud Spencer ait eu son mot à dire sur l’histoire, puisqu’il chante ici le fameux « Grr, grr, grr » entouré de bambins… Nous sommes donc assez proches du futur Banana Joe, car là aussi, nos deux camarades, en plus de libérer les animaux mis en cage, se dressent contre la destruction d’un petit village. Un message gentiment anti-capitaliste, cher à Bud.
Deux gentils, pas de vrais méchants !
Ensuite, on rigole toujours autant, notamment grâce à une galerie de méchants comme on les aime : à leur tête, une brute pensante en guise de chef, accompagnée d’un petit nabot roux en sous-fifre principal, sans oublier une bande d’épaisses brutes comme hommes de main. Évidemment, tout ce petit monde finit par encaisser des beignes, soit de Terence, soit de Bud, qui nous gratifie au passage de son célèbre coup de poing marteau, le tout dans la joie et la bonne humeur.
Même s’il n’est pas aussi cartoonesque que d’autres films du duo, il conserve tout de même cet aspect bande dessinée, notamment à travers les trognes improbables des méchants, véritable galerie de gueules sorties d’un comic strip, le petit nabot en tête. S’il ne se révèle pas être le réalisateur espéré et manque parfois de sens du rythme, Italo Zingarelli se met entièrement au service de ses deux stars. Et au final, on peut dire que Terence Hill et Bud Spencer lui sauvent la mise en faisant ce qu’ils savent faire de mieux : nous divertir. Un film qui manque certes un peu de piquant, mais qui évoque malgré tout le trafic d’animaux sauvages ainsi que le néo-colonialisme lié au tourisme et à l’économie, avec un duo toujours prêt à botter le cul des puissants. Et, bizarrement, on ne s’ennuie jamais.
Probablement pas le film le plus mémorable de la carrière de Terence Hill et Bud Spencer — ce qui ne l’a pas empêché de cartonner lors de sa sortie en salles — mais il reste clairement le candidat idéal pour initier un enfant à l’univers de nos deux loustics.
Image
La définition, bien que légèrement instable par moment, offre une copie propre, nettoyée de toutes traces de griffures ou tâches, la colorimétrie ainsi que le grain argentique sont très bien restitués.
Son
VF et VA sont vraiment au coude à coude. Pas de souffle à déplorer, les deux pistes sont impeccablement claires.
Interactivité
Comme les autres films de Bud et Terence édités par BQHL, nous avons droit à une présentation du film par Jean-François Giré, toujours aussi enthousiaste mais qui, sur la longueur, il essaie de meubler et finit toujours par se répéter, par dire les mêmes choses que l’on a déjà entendu sur les précédentes éditions dédiées au duo, d’où une certaine redondance.
Liste des bonus
Entretien avec Jean-François Giré, réalisateur (33’).






