NYAIGHT OF THE LIVING CAT T.7

ニャイト・オブ・ザ・リビングキャット – Japon – 2025
Genre : Fantastique, Comédie
Dessinateur : Mecha-Roots
Scénariste : Hawkman
Nombre de pages : 176
Éditeur : Mangetsu
Date de sortie : 19 août 2026
LE PITCH
Kunagi et ses amis se lancent dans une nouvelle quête pour percer le mystère de son amnésie. En chemin, ils sauvent la vie d’une jeune fille nommée Lili, qui les invite à passer la nuit dans son village. Mais derrière le chaleureux accueil se cache un culte troublant, entièrement dédié aux… chats ! Quelles nouvelles aventures attendent nos vaillants combattants dans ce monde terrifiant, ou l’humanité entière semble endoctrinée par ces félins ?
Tawny
Entamée en 2020 dans les pages de la revue Comic Garden et actuellement toujours en cours au Japon avec huit recueils parus, Nyaight of the Living Cat connait aussi une belle carrière pour son édition française qui la talonne. Il faut dire que cette farce post-apocalyptique à l’esprit félin ne manque pas de souplesse et a réussi, pour l’instant, à toujours retomber sur ses pattes.
Cette série repose, comme son titre l’annonce aux cinéphiles avertis, sur une idée aussi conne que brillante : l’apocalypse est finalement arrivée et l’humanité court à sa perte, non pas menacée par un virus qui transformerait tout le monde en morts-vivants mais bien en chats. Trop mignon ! Tout cela semble alors bien moins grave et même si la moindre morsure peut amener tout un chacun à faire ses griffes sur le canapé du salon, il faut avouer que cela semble tout de suite bien moins grave que des cadavres à la trogne explosée. Bourré de clins d’œil aux classiques du cinéma d’horreur mais aussi à d’autres contours de la pop culture, Nyaight of the Living Dead repose essentiellement sur un humour totalement absurde et sur l’incongruité de situations dangereuses, tendues, horribles… mais où vient systématiquement se frotter un bon gros matoux. Entre les personnages déglingués et hystériques, souvent un peu trop fans pour leur bien, un brave chat geek et portant un regard ironique sur ses camarades humains et de nombreuses situations bien chaotiques, le manga est, il faut bien l’avouer, aussi drôle que bête à manger de l’herbe à chat. Mais rapidement la question qui se pose est si ce concept franchement fendard à de quoi tenir en haleine le lecteur très longtemps. C’est que ce n’est pas très patient un chat.
Ronron et panier
Malheureusement ce septième tome vient un peu refroidir les ardeurs. Pourtant il commence plutôt bien avec l’arrivée de Kunagi, Kaoru et le chat Jones dans une nouvelle petite ville japonaise isolée et qui semble elle aussi vouer un culte aux chats. Mais ceux-ci ne sont étrangement pas visibles, si ce n’est de nuit dans les rêves et par des traces de poils sur le futon. L’ambiance générale rappelle quelques films fantastiques nippons, anciens souvenirs de J-Horror plongée jusqu’aux genoux dans un folklore tout ce qu’il y a de plus inquiétant. La mise en place se fait doucement, mais une fois que les choses sérieuse semblent commencer, le scénariste Hawkman coupe court et enchaine durant la grosse moitié restant du volume avec des intermèdes s’intéressant à quelques personnages très secondaires. Un dealer laissé en ville qui a ses propres techniques pour éviter les coups de griffes, deux animateurs radios qui clament à tue-tête leur amour des bestioles à quatre pattes ou des participants à une variation de Squid Game mais… avec des chats bien entendu. Le soufflet retombe et il faut bien reconnaitre que les gags et dialogues azimutés semblent souvent un peu trop lourdingues pour convaincre. De son coté, Mecha-Roots manie toujours une plume très pointue, avec des décors réalistes bien fouillés, des trames dotées d’un certains reliefs et surtout un trait général qui marie assez efficacement un certain réalisme et l’exacerbation de la caricature. Mais ce qu’il dessine le mieux… bah ce sont les chats ma bonne dame.



