WEDDING NIGHTMARE : DEUXIÈME PARTIE

Ready or Not 2 : Here I Come – Etats-Unis– 2026
Support : Bluray
Genre : Horreur
Réalisateur : Matt Bettinelli-Olpin, Tyler Gillett
Acteurs : Samara Weaving, Kathryn Newton, Sarah Michelle Gellar, Elijah Wood, Shawn Hatosy, David Cronenberg, Dan Beirne, Olivia Cheng…
Musique : Sven Faulconer
Image : 2.39 16/9
Son : DTS Master Audio 5.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 Français, Espagnol, Italien…
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol, Italien…
Durée : 104 minutes
Editeur : 20th Century Studios
Date de sortie : 19 mai 2026
LE PITCH
Peu après avoir échappé à l’attaque sans merci de la famille Le Domas, Grace découvre qu’elle vient d’atteindre un nouveau niveau dans ce jeu cauchemardesque et elle aura à ses côtés sa sur dont elle s’était éloignée, Faith. Elle n’aura qu’une seule chance pour à la fois survivre, protéger sa sœur et revendiquer le Haut Siège du Conseil qui gouverne le monde. Cette fois, quatre familles rivales la traquent pour s’emparer du trône, et celle qui l’emportera aura le pouvoir absolu.
Secondes noces
Après avoir réactivé la franchise Scream avec plus (le 5eme) ou moins (le 6eme) de bonheur et tenter l’aventure vampirique post-moderne avec Abigail, le duo Tyler Gillet et Matt Bettinelli-Olpin revient à l’univers de Wedding Nightmare, leur carte de visite sortie en 2019. Une suite qui promettait une comédie gore plus survoltée et insolente. Des promesses, toujours des promesses…
Même si le succès commercial pousse à la redite, il n’est jamais si simple de revenir à une histoire qui était conçue au départ pour être auto-contenue. C’était le cas de Wedding Nightmare, évocation gentiment trashouille d’une nuit de noces qui tournait au jeu de massacre, entre lutte des classes sanglante et règlements de compte vomissant la belle institution de l’union de corps et de biens. Amusant, un poil irrévérencieux, efficace dans son jusqu’au boutisme et enlevé par une Samara Weaving charismatique en diable dans le rôle de la fiancée pourchassée mais jamais victime. Le nouveau film en reprend la suite directe, dans la foulée du dernier plan, et s’efforce d’étendre, à la manière d’un John Wick, le background du récit : les Le Domas n’étaient que la partie émergée de l’iceberg et toute une organisation satanique dirigeant secrètement le monde (et c’est tristement presque crédible) va rejouer à sa façon à cache-cache avec la jeune femme pour obtenir une première place très convoitée. Scénaristiquement alambiqué dans sa manière de tirer les vagues fils préexistant, volontairement cafouilleux dans ses justifications et n’hésitant pas même à nous sortir une petite sœur du chapeau pour apporter un peu de nouveauté, Wedding Nightmare 2 va souvent tomber dans toutes les lourdeurs qu’il avait élégamment réussi à éviter dans le premier film.
Un anneau pour les gouverner tous
On sent déjà que les scénaristes commencent à tourner à vide autour de leurs obsessions (certains tics déjà vus dans Scream 6 ou Abigail) et qu’ils optent régulièrement pour la facilité avec un petit jeu de « qui est pris qui croyait prendre » redondant et pas franchement crédible. Maladroit et bancale, et bizarrement presque à la traine derrière un They Will Kill You sorti à quelques semaines d’écart, le métrage reste cependant plutôt généreux sur les explosions sanglantes (numériques) et les petites saillies vachardes, décrivant une aristocratie internationale joyeusement puante et crétine qu’on aime à voir se vautrer dans la fange avec d’autant plus de plaisir que le casting ne manque pas de prestance. Outre une Katryn Newton (Freaky, Détective Pikachu) qui réussi à installer une vraie dynamique dans le rôle de la petite sœur délaissée, on y trouve des méchants de la trempe de Shawn Hatosy (The Pitt) et Sarah Michelle Gellar en chasseurs jouant leur place en haut de l’échelle, et qui ajoutent un peu de mordant là-dedans. On ne refusera jamais non plus un petit guest du maitre David Cronenberg en patriarche froid comme la mort, mais c’est surtout le toujours excellent Elijah Wood qui tire son épingle du jeu en grand maitre de cérémonie, impassible, portant constamment un œil délicieusement ironique sur la situation assez bordélique il faut bien le dire.
Pas indispensable et pas franchement aussi cruel et tendu qu’il aurait dû l’être, Wedding Nightmare 2 ne dépassera pas le statut de suite un peu poussive. Mais l’hystérie généralisée, le plaisir partagé par le casting et quelques petites saillies un peu plus notables (la machine à laver, le mariage final…) redonnent un peu de relief à l’ensemble et assure un petit moment pas désagréable. Il faudra s’en contenter.
Image
Hérité d’une source 4K, mais uniquement disponible en Bluray à peu près partout, Wedding Nightmare 2 offre une copie des plus satisfaisantes, précise, pointue, colorée et lumineuse. Enfin aussi lumineuse que possible puisque le film reste essentiellement très sombre, mais les noirs sont bien stables et gardent un piqué très appréciable. Certains effets sanglants ou vastes paysages légèrement retouchés en numérique se laissent naturellement aller à quelques matières plus douces, mais pour le reste les détails ne manquent pas que ce soit le mobilier de la demeure richissime ou les multiples plaies et cicatrices qui s’ajoutent sur le visage de Grace.
Son
Solide, le DTS HD Master Audio 5.1 offre une expérience plutôt dynamique, ou en tous cas toujours efficace pour délivrer les dialogues avec clarté et naturel, tout en délivrant avec énergie et impact les multiples armes et projectiles tentant d’éliminer les deux héroïnes. Un tir de bazooka mal placé ou quelques explosions internes spectaculaires savent aussi solliciter le caisson de basse. Le doublage français, plus modeste, se limite à un Dolby Digital 5.1 moins marquant.
Interactivité
Du coté des bonus vidéo, rien de bien mémorable entre un (trop) long bêtisier, une featurette promo internet et un making of chapitré n’excédant pas les 15 minutes. Quelques bouts d’interviews, quelques images de tournages, quelques évocations des nouveaux personnages et acteurs, des ajouts à l’univers des films, mais on reste dans les grands classiques des déclarations enthousiastes habituels. On trouve un peu plus de consistance du coté des deux commentaires audios (sous-titrés pour une fois) réunissant réalisateurs et actrices pour l’un et collègues plus techniques pour l’autre, avec quelques anecdotes, précisions et réflexions mais jamais bien poussées.
Liste des bonus
Commentaire audio de Matt Bettinelli-Olpin, Tyler Gillett, Samara Weaving et Kathryn Newton, Commentaire audio de Matt Bettinelli-Olpin, Tyler Gillett, Guy Busick, R. Christopher Murphy, James Vanderbilt, Tripp Vinson et Jay Prichidny, La Partie continue (15’), Les Règles du jeu (2’), Bêtisier (11’).






