LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA 2

The Devil Wears Prada 2 – Etats-Unis – 2026
Support : UHDK & Bluray
Genre : Comédie
Réalisateur : David Frankel
Acteurs : Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt, Stanley Tucci, Kenneth Branagh, Justin Theroux, Lucy Liu, Tracie Thoms…
Durée : 119 minutes
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, Dolby Digital Plus 7.1 Français, Allemand, Italian, Espagnol…
Sous-titres : français, Anglais, Espagnol.
Éditeur : 20th century Studios
Date de sortie : 2 septembre 2026
LE PITCH
Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.
Le diable ne vieillit pas
Dans l’esprit de « On prend les mêmes et on recommence », cette suite du Diable s’habille en Prada donne raison à l’adage. Si deux décennies ont passé, à l’appel de la 20th Century (plus Fox mais Studios) pour remettre le couvert, tout le casting répond présent, David Frankel en tête, le réalisateur. Une aubaine autant financière que sympathique.
Sorti il y a maintenant vingt ans, Le Diable s’habille en Prada a, mine de rien, marqué son époque et su se créer un statut de petit film culte. L’adaptation du roman de Lauren Weisberger a dépassé les attentes les plus folles du studio en multipliant par dix son modeste budget de 35 millions de dollars. De quoi donner le smile et payer les traites ou hypothèques de chacun. Il faut dire que le film squattait le haut du panier en matière de comédie non-franchouillarde dans le cinéma américain. Les raisons du succès tiennent par son exploration incisive du milieu de la mode, une thématique assez peu évoquée sur grand écran, ainsi que par un casting aux petits oignons, emmené par une Meryl Streep au mieux de sa forme. L’actrice multi-récompensée peut enfin s’amuser dans la démesure d’un rôle qu’elle maîtrise à la perfection : un personnage à peine dissimulé de la célèbre Anna Wintour, qui fait autorité dans le milieu grâce à la publication de son magazine Vogue. Le long-métrage est également l’occasion pour Anne Hathaway de se débarrasser de l’étiquette de la future monarque de Princesse malgré elle qui lui colle à la peau, et pour Emily Blunt de prendre son envol. Les actrices vivent une année exceptionnelle, avec L’Odyssée, La Fin d’Oak Street et Verity (avant de faire une pause loin des écrans pour s’occuper de son futur bébé) pour l’une, et Disclosure Day pour l’autre ; l’été 2026 se conjugue au féminin. Alors, si une suite n’est pas franchement nécessaire, il faut bien l’avouer, retrouver tout ce petit monde à nouveau réuni n’a rien de déplaisant.
Chaque chose en son temps
Si une suite au roman original, au doux nom de La Vengeance en Prada, a bel et bien été publiée, elle n’a pas reçu l’aval du studio. Pour une fois, on peut lui donner raison. Celle-ci retrouvait Andy des années plus tard, devenue rédactrice d’un magazine de mariage… jusqu’au retour de Miranda. Classique et sans réel intérêt. La piste choisie a été d’attendre que le monde évolue. En deux décennies, celui-ci a bien changé. Miranda n’a plus la mainmise sur le monde de la mode : les réseaux sociaux et autres influenceurs sont passés par là. Ce bouleversement place le personnage de Meryl Streep en mauvaise posture, la forçant à croiser la route de l’équipe du premier volet.
Sachant que l’effet de surprise du Diable s’habille en Prada ne frappera pas deux fois, David Frankel mise à fond sur le côté retrouvailles. Et il a bien raison, car c’est exactement ce que le public désire. Il n’y a qu’à voir le matraquage promotionnel orchestré depuis des mois et l’engouement suscité sur YouTube par la première bande-annonce pour lui donner raison. Les nouvelles recrues, Lucy Liu et Kenneth Branagh, rejoignent la troupe, tandis que le savoureux Stanley Tucci est de retour pour voler la vedette aux guests à chacune de ses apparitions. Le film s’octroie en outre des moments aussi savoureux que cocasses, à l’image de Miranda, obligée de se refréner dans son franc-parler par peur de faire l’objet d’une plainte pour harcèlement. Un running gag bienvenu en cette période où toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Une idée des plus rafraîchissantes. Sujet oblige, les paillettes ont également leur mot à dire avec son tournage s’intégrant au sein de vrais défilés. Et son lot de célébrités. Les amateurs seront aux anges.
Une fois encore, le film dépasse les espérances des producteurs en frôlant les 700 millions de dollars de recettes dans le monde, pour un budget sept fois moindre (l’inflation des salaires ne se fait qu’à Hollywood). Le public a besoin de retrouver des personnages qu’il aime, vestiges d’une époque où le quotidien semblait moins anxiogène.
Image
Une image aussi classe que le sujet mondain du film. Le Dolby Vision sied parfaitement au luxe de la haute couture. Les couleurs éclatantes des robes et des costumes se combinent aux flashs des appareils photo. Mais s’arrêter là serait sacrilège si l’on n’évoquait pas Milan et le lac de Côme, lieux de tournage féeriques du film. Les paysages sont magiques, et l’image leur rend bien justice.
Son
Mais pourquoi donc la piste française n’est-elle qu’en Dolby Digital ? Il faut une fois de plus se rabattre sur la VO pour bénéficier de toutes les qualités du Dolby Atmos. Celui-ci sublime le film par ses nuances sonores et les brouhahas des événements chers au monde de la mode, donnant à l’ambiance ses airs de folie parfois surfaits.
Interactivité
Pas grand-chose à se mettre sous la dent, mis à part un commentaire audio bien fourni du réalisateur. Une petite featurette promotionnelle, un focus sur la garde-robe et les lieux de tournage, et le tour est joué. Rien de très glamour là-dedans.
Liste des bonus
Commentaire audio, Progression : actualiser les icônes (5′), La garde robe (6′), Au premier rang tourner en Italie (4′), Bêtisier (3′), Clip (3′).







