LA GUERRE DES ROSE

The Roses – Royaume-Unis, Etats-Unis – 2025
Support : Bluray
Genre : Comédie
Réalisateur : Jay Roach
Acteurs : Benedict Cumberbatch, Olivia Colman, Allison Janney, Andy Samberg, Sunita Mani, Kate McKinnon, Ncuti Gatwa…
Musique : Theodore Shapiro
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais DTS Master Audio 5.1, Français Dolby Audio 5.1
Sous-titres : Français
Durée : 105 minutes
Éditeur : 20th Century Studios
Date de sortie : 31 décembre 2025
LE PITCH
Ivy et Theo forment un couple parfait à qui tout réussit : des carrières couronnées de succès, un mariage épanoui, des enfants formidables… Mais sous les apparences de cette vie idéale, une tempête se prépare… Alors que la carrière de Theo s’écroule et que celle d’Ivy décolle, leurs ressentiments et leur rivalité jusque-là étouffés vont bientôt exploser.
Sans épines
Renommée sobrement The Roses en anglais, cette nouvelle variation autour du roman cruel de Warren Adler, plus de trente ans après la comédie bien noire de Danny DeVito, délaisse la fameuse guerre pour une joute sentimentale plus vaudevillienne. Malgré la qualité évidente du casting, la joute peine franchement à décoller.
Le changement de titre n’est clairement pas anodin puisqu’il s’agit ici plus d’une variation sur le même thème, que d’un remake à proprement parler. Le petit film bien méchant de Danny DeVito avec le duo de A La Poursuite du Diamant Vert, Michael Douglas et Kathleen Turner, tirait à boulet rouge sur la réussite économique célébrée par les années Reagan et dynamitait les clichés de la fameuse comédie romantique américaine, là ou le film de Jay Roach (Austin Powers, Mon beau-père et moi…) veut plus volontiers dériver vers la petite comédie sensible, étude de mœurs et dissection d’un couple que pourtant tout promettait à une belle vie de bonheur. Le film de 2025 prend d’ailleurs nettement plus le temps de décrire « l’avant » débutant avec une première rencontre véritablement romantique, et embrayant tranquillement sur les années qui suivirent, aux Etats-Unis, la vie de famille avec les enfants et les aléas de la vie professionnel. Bonne idée du film d’ailleurs de prendre en point de bascule l’inversement de la position financière au sein du couple, l’architecte perdant tout du jour au lendemain lorsqu’elle connait enfin la gloire grâce à sa cuisine inventive.
Avis de rupture
Malgré quelques allusions au diktat de l’éducation de l’un et les absences de l’autre, le sujet ne sera malheureusement jamais vraiment exploité en profondeur, tout comme les visites chez la conseillère conjugale (vite expédiées), où une gradation crédible des petites méchancetés et ressentiments du quotidien. Ici tout apparait systématiquement par le prisme de l’alcool, les beuveries semblant être les seuls moments suivis d’un semblant d’honnêteté et de libération, tandis que les instants de comédies sont le plus souvent laissée à quelques figures secondaires (amis et collègues du couples joués tout de même par Allison Janney et Andy Samberg, et dans une moindre mesure par Ncuti Gawa) spécialistes des moments de gênances et des regards en biais. La fabuleuse Allison Janey (A la Maison Blanche) doit elle se contenter d’une séquence de moins de cinq minutes en avocate féministe vorace… c’est peu. Rien à redire sur les prestations des toujours excellents Benedict Cumberbatch et Olivia Colman, mais en dehors de quelques échanges plutôt bien sentis sur l’effritement du couple, les deux n’ont finalement pas grand-chose d’autres à jouer que quelques grimaces avinées et des petits regards noirs et tristes. Même la fameuse bataille rangée, censément violente et sans retour, autour de la récupération de la maison idyllique au-delà du divorce, forcément attendue et longuement annoncée, se résume à une petite vingtaine de minutes à peine, plutôt mécaniques, trop poussives et destructrices d’un seul coup.
Sans surprises et mal dosées ces scènes se heurtent d’ailleurs une nouvelle fois à la comparaison avec le film de DeVito qui imposait véritablement la demeure comme une personnification visible et quasi-organique de l’effondrement du couple Rose, là où en 2025 il ne s’agit plus que d’un joli décor, ultra moderne et un peu froid… A l’image du film cela dit.
Image
Image ultra propre, lumières éclatantes, couleurs bien tranchantes, définition creusée et reliefs agréables, il n’y a vraiment rien à reprocher à la copie HD de The Roses, film tourné en 4K numérique et transféré ici avec fermeté et délicatesse. L’esthétique générale ne pose pas de grand challenge mais le rendu est tout à fait solide.
Son
Dans le même élan, la piste original DTS HD Master Audio 5.1 accompagne le métrage avec une dynamique très honorable. L’accent est porté sur les dialogues pour l’essentiel et les arrières plans peuvent sembler un peu vide, mais quelques séquences viennent titiller un peu plus volontairement le potentiel de spatialisation et les différentes chansons extra diégétiques sont diffusées avec une belle énergie. Le doublage français est lui rétrogradé à un mixage un peu moins cristallin avec un Dolby Digital 5.1 honorable où seules les fadeurs du doublage font tiquer.
Interactivité
Rien de bien jojo ici, excepté une visite un peu plus approfondie de la fameuse maison (impressionnant par le soin apporté aux détails) les suppléments oscillent entre la featurette promo sans intérêt et le petit bêtisier peu mémorable. Le dernier segment dit « Hilarant » croise d’ailleurs allègrement les deux multipliant les extraits de prises ratées et d’improvisations avec de véritables scènes du film comme pour le faire passer pour une comédie survoltée… qu’il n’est pas. Un procédé un peu malhonnête non ?
Liste des bonus
« Une maison à défendre » : la création de la maison des Rose (7’), « La Guerre des Rose » : acteurs et équipe du film reviennent sur la conception du film (3’), « Hilarant » : Rencontre avec les auteurs des dialogues du film (2’), Bêtisier (2’).







