JUSTICE LEAGUE DARK : APOKOLIPS WAR

États-Unis – 2020
Support : Bluray
Genre : Animation, Super-héros
Réalisateur : Matt Peters, Christina Sotta
Acteurs : Rosario Dawson, Rebecca Romijn, Rainn Wilson, Jerry O’Connell, Taissa Farmiga, Camilla Luddington, Jason O’Mara, Matt Ryan, Tony Todd, Stuart Allan, Ray Chase, Hynden Walch…
Musique : Frederik Wiedmann
Durée : 90 minutes
Image : 1.78 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 anglais, Dolby Digital 5.1 français et espagnol
Sous-titres : Français et espagnol
Éditeur : Warner Bros. Entertainment France
Date de sortie : 24 juin 2020
LE PITCH
John Constantine s’infiltre en Enfer et kidnappe l’épouse de l’ange déchu Neron, provoquant ainsi sa colère et perturbant ses plans pour dominer le monde. Neron et ses hordes démoniaques vont alors tenter de percer les murs d’une forteresse magique dans le but de ramener l’enfer sur terre. Pour l’en empêcher, Constantine va se joindre à Wonder Woman et aux membres de la Justice League.
Infinity Loop
Point terminal de sept années de long métrages animés pour la première fois entièrement conçus dans une même logique (ou presque), Justice League Dark Apokolips War a tout du final en apothéose. Spectaculaire, démesuré, sombre, sanglant même… un cocktail explosif.
En parallèle des adaptations sur grands écrans avec stars et SFX à foison, les studios d’animation de la Warner avaient lancé en 2013 un second univers partagé avec le film d’animation en DTV Le Paradoxe Flashpoint, adaptation d’un célèbre event comics aboutissant lui aussi à un reboot des comics, qui ouvrait ici la voie à pas moins de quinze autres longs métrages (La Ligue des justiciers : Guerre, Le Fils de Batman, Suicide Squad : Le Prix de l’enfer, Le Règne des Supermen…) s’inscrivant dans une même continuité. Des éléments et des story-arc piochés d’ailleurs généralement du coté des New 52, officiant quelques parallèles avec les derniers succès cinéma, mais avançant surtout sur un chemin plus sombre, violent et mature qu’à l’accoutumé. Si tous les chapitres ne sont pas toujours marquants, leur esthétique relativement réaliste avec une légère touche anime, leur traitement adulte des personnages et surtout l’installation progressive d’une catastrophe à venir, ont su séduire les fans. Et ce cataclysme promis est au centre bien entendu de Justice League Dark : Apokolips War où tel un certain Thanos, le terrifiant Neo God Darkseid lance l’ultime offensive. Et l’ouverture du film ne laisse que peu de mystères quand à la tonalité toute particulière de ce bouquet final : un massacre pur et simple. La grande bataille tant annoncée est un gigantesque échec, les super-héros ont été massacrés (gerbes de sangs et corps tranchés à l’appui) ou endoctrinés sous la forme de monstres biomécaniques et deux ans plus tard la terre n’est plus qu’un champ de ruine. Avengers Infinity War peut aller se rhabiller avec ses costumés transformés en joli poussière qui scintille !
Maximum Carnage
Un récit audacieux dans lequel les grandes icones sont plus que diminuées (Superman n’a plus de pouvoir, Wonder Woman disparue, Batman lobotomisé…) et ou essentiellement l’espoir de l’humanité repose sur le crapuleux John Constantine (version DC toujours, et non Vertigo) et son esprit retors entre deux rasades de whisky et un ou deux paquets de clopes. Une sacrée dose d’humour noir donc, tout aussi bien portée par un Etrigan blasé (c’est bien simple, il ne rime même plus) et une Suicide Squad (avec une Harley Quinn on fire) qui n’a jamais aussi porté son nom. Mission suicide pour tout le monde donc, largement engagée sur l’action et les affrontements fantastiques et épiques, entrecoupée de quelques moment d’émotions (Bruce Wayne et son fils Damian, Lois et Clark, Constantine et Zatanna), de visions glauques voir gores (Cyborg crucifié, Robin brulé vif…) mais constamment nourrie par une énergie du désespoir qui aboutira à une victoire satisfaisante en terme d’enjeux, mais particulièrement amère et achevant une boucle qui fait honneur à l’univers des comics.
Cette volonté d’aller jusqu’au bout de sa logique, de bousculer sauvagement le monde des super-héros et de ne jamais hésiter à sacrifier les figures les plus iconiques pourrait servir d’exemple à certains MDCU et DCEU.
Image
Imparable, le transfert est bien entendu directement issu de la source numérique permettant une restitution pointue et précise des traits, teintes et contrastes, avec une définition impeccable qui révèle le moins détail de l’image. Un transfert extrêmement pur qui ne tolère aucun défaut.
Son
Avec sa bande sonore digne d’un blockbuster live, Apokolips War se veut un spectacle sonore généreux, dynamique et puissant. Pari réussi avec un DTS HD Master Audio pour la version originale (le doublage français est uniquement en Dolby Digital 5.1) qui délivre un spectacle on ne peut plus efficace, limpide et très soigné sur les ambiances.
Interactivité
Cet ultime long métrage reprend bien entendu la structure des opus précédents avec le commentaire audio plutôt agréable avec l’équipe de production (réalisateurs, scénaristes…), un making of essentiellement axé sur la figure de Darkseid qui n’hésite pas à analyser l’approche première de Jack Kirby (et ça c’est cool) et bien entendu le court métrage inédit dédié à Adam Strange. Un DC Showcase qui permet de faire connaissance avec ce voyageur de l’espace, ici dans une situation tout aussi désespérée que ses camarades de la JLA. Enfin, le programme s’achève sur la featurette du prochain projet, Superman Man of Tomorow, avec un changement drastique d’esthétique et en guise de dessert deux épisodes de Justice League Action et un de Teen Titans. Ca fait toujours plaisir.
Liste des bonus
Aperçu du prochain film d’animation du DC Universe : « Superman : L’Homme de demain », Darkseid : nouveau dieu, méchant iconique, Commentaire audio, Dans les archives de DC Comics : 3 cartoons, Court métrage DC : « Adam Strange ».






