GREENLAND : MIGRATION

Greenland 2 : Migration – Etats-Unis – 2025
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Catastrophe
Réalisateur : Ric Roman Waugh
Acteurs : Gerard Butler, Morena Baccarin, Roman Griffin Davis, Sophie Thompson, Amber Rose Revah, Rachael Evelyn…
Musique : David Buckley
Image : 2.39 16/9
Son : Anglais et Français DTS Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Durée : 98 minutes
Editeur : Metropolitan Film & Video
Date de sortie : 15 mai 2026
LE PITCH
Après l’impact dévastateur d’une comète qui a réduit la Terre en ruines, la famille Garrity doit quitter la sécurité de son bunker au Groenland. Commence alors un périple pour leur survie et l’avenir de l’Humanité à travers un monde dévasté à la recherche d’un nouveau foyer.
On The Road Again (Again)
Considéré par les aficionados comme l’un des meilleurs films (si ce n’est LE) de la Butlersploitation, le premier Greenland avait plus ou moins surpris tout le monde devant l’incarnation d’un héros plus faillible et une catastrophe plus intense que prévue. Si cette suite ne peut plus jouer sur le même effet de surprise, elle ne trahit pas (totalement) les attentes.
Dans le chaos des mauvais films catastrophes et des séries B à gros bras, le premier Greenland avait donc été une plutôt bonne surprise. Un drame en pleine destruction planétaire mais qui, autant par conviction que pour des questions de budgets, revenait toujours au moteur humain et à la tragédie d’un père et de sa famille qu’il tente coûte que coûte de protéger. Classique, mais efficace, parfois prenant et toujours divertissant. Avec une enveloppe budgétaire presque triplée, le second film aurait aisément pu sombrer dans la surenchère totale, l’accumulation lourdaude de moments de bravoure et d’explosions en tous sens. Si la tentation est effectivement toujours présente et que les catastrophes naturelles (tremblement de terre, tsunami, tempêtes électriques, chutes de débris de la fameuse météorite…) se multiplent de manière plus démonstrative, Ric Roman Waugh (Infiltré, La Chute du président, Kandahar… pourtant pas un poète) ne sacrifie heureusement pas son point de vue proche du sol et de survivants (presque) lambda. Rapidement expulsés de leur bunker pour élus, les Garrity doivent bien évidemment reprendre la route, avec en tête cette fois-ci une probable terre promise (oui comme Petit Pied), au point d’impact de la comète Clark, au sud de la France.
La famille Gritty et la vallée des merveilles
Une nouvelle odyssée mais à plus grande échelle qui les oblige à prendre la mer, échapper aux tirs de gardes trop nerveux à un poste frontière britannique, traverser une manche asséchée, glisser entre les assauts de quelques maraudeurs, esquiver les balles d’une authentique guerre de territoire ou passer sur un pont de fortune au-dessus d’un fossé gigantesque battu par des vents en furie. Le film sait parfaitement tenir le spectateur en haleine et ce même s’il faut parfois avoir une sacrée capacité à étirer sa suspension de crédibilité devant les enchainements de malchances / rencontres heureuses de nos trois héros, mais aussi les capacités hors du commun de ce père courage et la guérison par l’oubli du diabète du fils. Un élément scénaristique devenu manifestement trop encombrant. C’est que Greenland Migration reste dans son ADN une pure série B n’hésitant jamais à plonger à pieds joints dans les clichés et mettant toujours l’efficacité au premier plan. Sans doute moins intense que le premier film (la longue séparation entre le père et sa femme et son fils restait sacrément viscéral) et ne voulant jamais glisser vers le tragique flippant du post-apo réaliste (ce n’est pas La Route donc), Migration confirme cependant l’envie de faire bien, de délivrer un spectacle de qualité et qui ne repose pas uniquement que sur les lourdes épaules de Gerard Butler. On pourra même s’étonner au détour de quelques instants de mélodrames un peu pesants, d’apercevoir l’amorce d’évocations du statut très actuel du réfugié (climatique ou politique), de petites réflexions écologiques et géopolitiques et in fine d’un message d’espoir envoyé à la nouvelle génération.
Des petites notes d’intentions qui étoffent un peu ce film catastrophe qui comme pour le premier, réussi surtout son entreprise car il sait rester modeste et capitaliser sur ses propres limites. Sympa et pas totalement con.
Image
Capturé sur Sony CineAlta Venice 2 et produit en 4K, Greenland 2 fait forcément sensation sur support UHD. La définition est exemplaire tout du long, ultra creusé et dessine admirablement les paysages et décors naturels tout en offrant une patine plus convaincante à la plupart des effets spéciaux numériques. La limpidité du format n’empêche en rien la présence de textures et de matières et l’aspect grisâtre, granuleux et décharné de la photo post-apo fonctionne parfaitement ici, en partie grâce à une certaine intensité des teintes porté par le HDR10. Un master solide.
Son
Étonnement, pas de Dolby Atmos pour l’édition française de Greenland 2, mais les deux pistes DTS HD Master Audio 5.1 se montrent des plus efficaces. On n’est pas loin de la grosse artillerie parfois avec une volonté certaine de démultiplier les sensations des séquences les plus spectaculaires. C’est assez réussi dans le genre avec une dynamique bien musclée et un caisson de basse terriblement sollicité.
Interactivité
Seul bonus de l’édition, un petit making of vient donner la parole au réalisateur et aux acteurs qui évoquent brièvement leurs souvenirs du premier film, les retrouvailles, les évolutions des personnages et de l’histoire ainsi que le tournage des séquences les plus intenses. On est toujours dans une tonalité assez promo mais le propos n’est pas totalement inintéressant.
Liste des bonus
Entretiens avec l’équipe du film (15’), Bandes-annonces.







