FIVE NIGHTS AT FREDDY’S 2

Etats-Unis – 2025
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Fantastique
Réalisateur : Emma Tammy
Acteurs : Josh Hutcherson, Elizabeth Lail, Piper Rubio, Matthew Lillard, Freddy Carter, Skeet Ulrich…Musique : The Newton Brothers
Durée : 104 minutes
Image : 2.00 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, Dolby Digital 7.1 Français et Espagnol
Sous-titres : Français, Anglais et Espagnol
Editeur : Universal Pictures Home Entertainment
Date de sortie : 15 avril 2026
LE PITCH
Un an s’est écoulé depuis le cauchemar surnaturel chez Freddy Fazbear’s Pizza. Un effroyable nouveau chapitre s’ouvre quand Abby, la sœur de Mike, ancien agent de sécurité, s’échappe à la recherche de ses amis animatroniques : Freddy, Bonnie, Chica et Foxy. De terrifiants événements se déclenchent et de sombres secrets sur l’origine de Freddy sont révélés, libérant une horreur longtemps oubliée.
Freddy sort ses griffes
C’est fou tout ce qui peut se passer en l’espace d’une décennie. Scott Cawthon peut vous en parler : lui qui galérait à s’affirmer dans le milieu des jeux vidéo a vu son statut passer de celui d’anonyme à celui d’auteur hype pour les générations Z et Alpha.
Les plus vieux auront du mal à comprendre ce statut. Five Nights at Freddy’s est déjà considéré comme un classique du survival horror, un genre qui a germé avec des titres comme Resident Evil ou Alone in the Dark. Là, le gouffre est béant. Finie la chasse aux zombies : ici, l’horreur s’est transformée en point-and-click. Le mode de jeu de Freddy est on ne peut plus simple. Il suffit de mettre la lumière dans les couloirs et d’ouvrir ou fermer des portes pour ne pas se laisser surprendre. Il s’agit de survivre cinq nuits dans une pizzeria possédée par des enfants assassinés, dont les âmes incarnent des animatroniques de parc d’attraction. Concept minimaliste, mais qui n’en demandait pas tant.
Le succès ahurissant de ce jeu développé indépendamment a surpris son auteur, surtout depuis que YouTube s’est emparé de sa création. Engouement oblige, Cawthon enchaîne directement sur un second opus pour satisfaire son nouveau public avide de se replonger dans l’univers, avant que la machine ne le dépasse et s’emballe. Aujourd’hui, la licence se compose de onze jeux principaux, de spin-off, de romans, de goodies en tout genre et désormais de deux films.
2 Films pour Freddy
Avec près de 300 millions de dollars récoltés dans le monde, la suite de Five Nights at Freddy’s, le film, s’impose d’elle-même. La pizzeria, lieu maudit du premier, s’étant effondrée, l’action — façon Jurassic Park — se déroule sur le site 2, là où les expériences ont commencé. Le film suit de près la trame du deuxième jeu sans en reprendre la construction minimaliste vidéoludique.
FNAF 2 (pour les initiés), comme les jeux, a tendance à se la jouer en circuit fermé : ne pas prendre de risques et composer avec sa fan-base, en distillant parcimonieusement des easter eggs tout au long des scènes, coincés sur une affiche ou dans un coin du décor (Shadow Bonnie, peluche Freddy, Springtrap de FNAF 3…), jusqu’à la chanson du générique composée par un fan ! Tout est là pour satisfaire l’ego du joueur compulsif. Balisé, Emma Tammi illustre son film avec le petit manuel du film d’horreur illustré version soft. Elle alterne méthodiquement les jump scares avec son jeu de massacre du casting. Des personnages à peine esquissés que l’on oublie avant même leur mort. En même temps, ils l’ont cherché : ils sont incapables de courir plus vite qu’un robot de 200 kg qui peine à déplacer son poids (Ou alors ils l’attendent, c’est selon). Le principal intérêt tient dans les créatures à l’ancienne. Le célèbre studio de Jim Henson est aux commandes et ça fait plaisir de le voir à nouveau sur une production d’importance.
Comme pour les jeux vidéo, ce second opus de Five night at Freddy’s ne sera qu’un numéro de plus dans une franchise qui va certainement perdurer. Tant que les streamers seront là au moins. Le genre de film que l’on regarde d’un œil distrait à la télévision, en se demandant si on l’a déjà vu. Aussi éphémère que les contenus internet.
Image
Comme pour le premier, le film est tourné sur ARRI ALEXA 65. D’une précision optimale, les animatroniques brillent de tout leur travail. Le HDR s’impose pour toutes les scènes en basse luminosité dont le film regorge. Les effets de néons clignotants ou des phares de véhicules en pleine face s’affirment avec encore plus de naturel.
Son
La metteur en scène s’amuse avec la gestion du son. Celui-ci est magistral, particulièrement sur les enceintes arrière qui brouillent les pistes sonores. Les craquements s’enchaînent avec les bruits mécaniques des robots. La bande-son sait également insister comme il se doit pour tenter de nous faire bondir. Une galette pensée pour la HD auditive.
Interactivité
Le petit tour d’horizon permet de voir l’ensemble de l’équipe au travail — acteurs, réalisateur — dans un contenu moins promotionnel que d’habitude. Le principal revient au module sur les créatures elles-mêmes. Pour la plupart, elles sont dues au génie du Jim Henson’s Creature Shop. Un label de qualité qui permet de replonger dans la nostalgie des monstres faits de câbles et d’animatroniques, chose devenue rare de nos jours.
Liste des bonus
Employé du mois le casting (12′), La création de Freddy et des amis (9′), Mutilation totale (4’), Tendu de mèche avec la marionnette (7′), Surcharge sensorielle: à la découverte des décors (10′).







