BOB L’ÉPONGE LE FILM : UN POUR TOUS, TOUS PIRATES !

The SpongeBob Movie : Search for SquarePants – Etats-Unis – 2025
Support : Bluray
Genre : Animation, Comédie, Aventure
Réalisateur : Derek Drymon
Acteurs : Tom Kenny, Clancy Brown, Rodger Bumpass, Carolyn Lawrence, Mr. Lawrence, Mark Hamill…
Musique : John Debney
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, Dolby Digital 5.1 Français, Espagnol, Dannois…
Sous-titres : Anglais, Français, Allemand, Italien…
Durée : 96 minutes
Editeur : Paramount Pictures France
Date de sortie : 29 avril 2026
LE PITCH
Bien décidé à prouver à M. Krabs qu’il est désormais un grand garçon, Bob se lance sur les traces du légendaire Hollandais Volant, un redoutable pirate fantôme. Cap sur une épopée déjantée, entre fous rires, frissons et péripéties sous-marines, jusque dans les abysses les plus mystérieux de l’océan — là où aucune éponge n’a jamais osé plonger !
Un short de matelot !
Plus 25 ans après sa naissance sur Nickelodeon, Bob L’éponge fait toujours autant rire les mioches (et les plus grands) et peut même se vanter d’être devenir une icône, parmi d’autres, de la pop culture. La preuve ? Le crétin des mers se paye un quatrième long métrage cinéma et une énième aventure azimutée qui fera de lui, c’est promis, un vrai pirate !
Bob avec sa tête carré, ses yeux exorbités et son rire d’abrutis n’est vraiment pas un héros de dessin animé comme les autres. Totalement décérébré mais d’une naïveté et d’une gentillesse confondante, il a su créer tout autour de lui un univers sous-marin aussi improbable (comme une écureuil en scaphandrier) que bordélique à souhait, mélangeant les esthétiques, les designs et même les techniques d’animation et les prises lives. Un style reconnaissable entre mille mais qui depuis le précédent Éponge en eaux troubles doit aussi s’efforcer de se plier aux exigences techniques de la 3D si moderne. Pas trop mal réussi d’ailleurs, la transition est largement peaufinée ici avec des modélisations tout à fait convaincantes, des textures bien incarnés et des animations vives qui retrouvent effectivement la frénésie de ce petit monde. Seules finalement les totales sorties de routes graphiques manquent un peu (reste un court passage façon papier découpée pour faire la blague) soulignant tout de même une certaine standardisation progressive de la licence.
Essoré
C’est qu’après 15 saisons et des tonnes de produits dérivés, Bob L’éponge peut difficilement être aussi surprenant qu’autrefois. Et Keanu Reeves ne peut pas jouer les deus ex machina à chaque fois. Les blagues sentent parfois un peu le réchauffé, les sacrifices de l’amitié au profit de la réussite personnelle est un sujet éculé et les nombreux clins d’œil à l’histoire de la franchise raviront surtout les inconditionnels. Mais on se laisse tout de même embarquer dans cette rocambolesque odyssée du coté des mers oubliées en compagnie d’un Bob qui veut prouver qu’il peut être un vrai « grand garçon », toujours suivi au train par son meilleur ami débile Patrick L’étoile de mer, à bord du navire fantôme d’un Hollandais Volant qui joue les bons camarades dans l’espoir de sacrifier l’éponge et se débarrasser de sa malédiction. Derrière eux Mr Krabs, qui fut un sacré corsaire dans sa jeunesse parait-il, Carlo Tentacule et l’escargot domestique essayent de les rattraper à bord d’un vieux taco pour les sauver. La force du film est d’enchainer les scènes les plus crétines les unes que les autres sans jamais faiblir, assurant un rythme quasi-hystérique à l’image de son héros, passant constamment du coq-à-l’âne dans un esprit anarchique tout à fait dans le ton (thon ?)… Sans compter sur quelques blagues à base de fesses molles et de crotte-de-brique. Ça fait toujours plaisir aux gosses.
Cela suffira certainement à satisfaire les fans et les gamins, mais Un pour tous, tous pirates et sa construction entre la compilation d’épisodes (le scénario avait été prévu pour une webserie au départ) et le best of frénétique, n’ira forcément pas beaucoup plus loin. Divertissant mais certainement trop prévisible et trop sage pour un Bob l’éponge.
Image
Pas de sortie 4K en France mais le Bluray est bien entendu on ne peut plus performant. Sans surprise, la source numérique est parfaitement respectée sur support HD déployée avec une définition optimale, une précision de tous les instants et une explosion de couleurs typique de la série. La 3D est parfaitement rendue avec une jolie profondeur, les contrastes sont bien incarnés et les noirs toujours profonds. Pas l’ombre d’un souci de compression à l’horizon.
Son
Un peu dommage qu’une fois encore ce soit uniquement la version originale qui se paye un Dolby Atmos, très ample et énergique d’ailleurs, en particulier pour un film essentiellement à direction des plus jeunes. La version doublée française reprend les voix bien connues mais avec uniquement un Dolby Digital 5.1 gentiment efficace soit, mais qui à coté de la version anglaise semble plus plate.
Interactivité
La partie bonus n’est pas bien folichonne avec juste le minimum syndical. Deux featurettes se tournent vers les doubleurs avec d’un coté les habitués (dont Clancy Brown) et de l’autre les nouveaux venus (dont Mark Hamill), tous ravis d’être présents et de participer à l’expérience. Suivent un segment sur la légende du Hollandais Volant et sa visualisation, live et animée, dans le film puis un détour par l’esthétique particulière du monde des abysses. 5 minutes en moyenne, cela ne laisse pas franchement le temps de creuser quoi que ce soit.
Liste des bonus
Les Voix des vétérans (5’), La Nouvelle équipe (5), Le Hollandais volant : Maitrise artistique et action en direct (6’), De Bikini Bottom au Monde Souterrain (4’), Big Guy par Ice Spice (clip).







