CARRIE 2 : LA HAINE

The Rage : Carrie 2 – États-Unis – 1999
Support : Bluray
Genre : Fantastique
Réalisateur : Katt Shea
Acteurs : Emily Bergl, Jason London, Dylan Bruno, J. Smith-Cameron, Amy Irving, Mena Suvari, Eddie Kaye…
Musique : Daniel B. Harvey
Durée : 105 minutes
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais DTS HD 5,1
Sous-titres : Français
Editeur : BQHL Éditions
Date de sortie : 24 septembre 2026
LE PITCH
Rachel n’est pas une étudiante comme les autres, elle n’appartient pas à la bonne bande, ne porte pas les bons vêtements, ne fréquente pas les bonnes soirées. Mais Rachel a quelque chose de plus : un don de télékinésie qui lui permet de déplacer les choses par la simple force de son esprit. Le jour où, croyant qu’elle peut faire confiance à la bande « branchée » de la fac, elle s’aperçoit que tout le monde se paye sa tête, la haine de Rachel se déchaîne. Une super soirée entre copains se transforme alors en véritable massacre…
Chronique adolescente
Il aura fallu 23 ans pour que le premier roman de Stephen King trouve une seconde adaptation au cinéma. Un temps suffisamment long pour que le premier devienne un petit classique, mais aussi une époque durant laquelle les plus jeunes l’ont oublié. Une suite était-elle vraiment nécessaire ?
Vu le préambule, on se doute de la réponse. The Rage n’était pas destinée à devenir une suite de Carrie. Mais le scénario original de Rafael Moreu entretient suffisamment de similitudes avec le film de Brian De Palma pour être transformé ou mieux, adapté. Les producteurs de celui-ci, intéressés depuis longtemps à l’idée d’une séquelle n’hésitent pas à faire retravailler l’écriture afin de l’adapter en suite opportuniste. Le titre original se voit ainsi affublé du titre Carrie 2. Les connexions ne seront pas compliquées. Un campus scolaire, une jeune fille marginalisée et un soupçon de télékinésie feront l’affaire. Pour les liens directs, même remède. Les détenteurs des droits du premier film piocheront dans les archives pour en ressortir des images à inclure dans le second tandis que le personnage principal deviendra la demi-sœur de Carrie White. Pour la crédibilité du casting, Amy Irving reprendra le rôle du proviseur compréhensif. Reste à trouver l’actrice idéale et l’équipe technique, et hop le tour est joué.
Bis repetita
Le choix de la mise en scène échoit à Katt Shea. Ex-mannequin, elle a débuté son métier d’actrice comme figurante sur le Scarface de… Brian De Palma. Ça ne s’invente pas. Bien vite, elle se rêve réalisatrice. C’est auprès de l’écurie Roger Corman, avec ses restrictions de budget et ses tournages rapides qu’elle fait ses armes. Carrie 2 semble être un bon tremplin pour accéder au niveau supérieur de sa carrière éphémère.
L’idée d’une réalisatrice à la barre de cette suite semble judicieuse pour contrebalancer le point de vue masculin du premier film. Malheureusement, ce second opus souffre d’une mise en scène trop impersonnelle pour convaincre, malgré une photographie de Donald M. Morgan qui est loin d’être dégueulasse. Pour son premier rôle au grand écran, Emily Bergl a la lourde tâche de succéder à Sissy Spacek dans le rôle de l’adolescente meurtrie et moquée par ses camarades d’école. Le film essaie contractuellement de reprendre le cahier des charges du premier. Il flirte plus volontiers avec les plates-bandes du teen-movie alors en vogue auprès du public visé, oubliant parfois son côté fantastique. Le résultat frôle les clichés et personne n’y trouve réellement son compte.
Si ce Carrie 2 existe, c’est surtout d’un point de vue mercantile. Il arrive bien trop tard pour intéresser les lecteurs de la première heure et n’arrivera même pas à amortir son budget modeste. Il restera juste dans les mémoires comme une curiosité pour les fans de Stephen King. Son nom fait vendre et c’est tout ce qui compte pour les intéressés.
Image
Pour sa ressortie en Blu-ray, Carrie 2 se pare d’un pressage 2.0. Les images offrent des couleurs harmonieuses et homogènes. Elles gagnent également en définition, avec des contrastes bien tranchés, même en basse lumière, tout comme dans les séquences en noir et blanc des visions de Carrie.
Son
Plus spatiale que sur la piste française, la VO sait jouer sur les différents canaux. Les bruits d’ambiance sont particulièrement dynamiques lors des séquences fantastiques, où les bruits de verre et les portes qui claquent prennent une vraie dimension. En dehors de cela, le film arrive à trouver un bon équilibre entre les différents formats sonores.
Interactivité
Vincent Nicolet, journaliste à Culturopoing, s’occupe en une vingtaine de minutes de la présentation du film. Plus dans l’information que dans l’analyse, il se focalise principalement sur la genèse du projet et sa transformation en suite de Carrie.
Liste des bonus
Entretien avec Vincent Nicolet, journaliste (20′).







