FAST AND FURIOUS

The Fast and The Furious – Etats-Unis – 2001
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Action
Réalisateur : Rob Cohen
Acteurs : Paul Walker, Vin Diesel, Michelle Rodriguez, Jordana Brewster, Rick Yune, Chad Lindberg, Johnny Strong, Matt Schulze, Ted Levine…
Musique : Brian Tyler
Durée : 107 minutes
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS 5.1 Français, Espagnol, Russe, Polonais, Tchèque…
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol, Russe, Suédois…
Editeur : Universal Pictures Home Entertainment
Date de sortie : 9 septembre 2026
LE PITCH
La nuit tombée, Dominic Toretto règne sur les rues de Los Angeles à la tête d’une équipe de fidèles qui partagent son goût du risque, sa passion de la vitesse et son culte des voitures de sport lancées à plus de 250 km/h dans des rodéos urbains d’une rare violence. A la suite de plusieurs attaques de camions, la police de L.A. décide d’enquêter sur le milieu des street racers. Brian, un jeune policier, est chargé d’infiltrer la bande de Toretto, qui figure, avec celle de son rival Johnny Tran, au premier rang des suspects.
Fury Road
Vingt-cinq ans. C’est aussi long que court, selon l’âge que l’on a. Mais aujourd’hui, c’est celui de la saga Fast and Furious. Après dix films, un spin-off, une série animée et autant de produits dérivés, c’est le moment de revenir aux sources de l’œuvre matricielle qui a généré, en un quart de siècle, des milliards de dollars de bénéfices.
On ne le sait sans doute pas, mais la base de la saga vient tout bonnement d’un article écrit par un certain Ken Li. Le journaliste, enquêtant sur les courses de rue aussi illégales que dangereuses, cumula assez de données pour en faire un article au doux nom de Racer X. Un sujet rêvé pour une bonne petite série B de l’été. En tout cas, c’est ainsi que le studio Universal envisage le projet, avant d’en faire sa poule aux œufs d’or. Le film est réalisé dans cette optique : remplir une fenêtre dans le calendrier des sorties cinéma tout en accrochant un public de jeunes conducteurs accros à la vitesse. Le titre est au diapason, The Fast and the Furious, l’action est bien présente et le contrat bien rempli. L’homme de la situation, le sympathique Rob Cohen (Dragon, l’histoire de Bruce Lee, Daylight) en habile artisan, va réaliser avec ce film le plus gros succès de sa carrière.
Point Break
Le scénario ne pète pas plus haut que son budget limité : dans un monde de courses illicites, un flic infiltre ce milieu clandestin pour débusquer des braqueurs pillant des camions en pleine livraison. L’histoire lorgne sans scrupule du côté de ce petit classique qu’est Point Break. Les surfeurs ont remplacé leurs planches par des carrosseries et les plages de sable fin par des routes bitumées. Cohen, à l’instar de Bigelow, mise autant sur l’action que sur ses personnages. Il traite ses deux protagonistes à parts égales. Paul Walker, qu’il a déjà fait tourner dans The Skulls l’année précédente, sera le flic beau gosse de service. Contrairement aux idées reçues, le vrai héros, c’est lui. Le second opus, 2 Fast 2 Furious, le verra revenir en tête d’affiche avant que Vin Diesel ne reprenne les rênes dans son come-back au quatrième épisode.
Mais point de concurrence ici : l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne parfaitement dans leur rôle respectif. Diesel a bluffé son monde dans Pitch Black, créant le parfait anti-héros. Il refuse dans un premier temps le rôle de Dominic Toretto, par crainte de redondance. Lui qui a commencé chez Spielberg dans Il faut sauver le soldat Ryan a peur de s’enfermer dans les mêmes rôles — chose qu’il finira finalement par faire. S’il n’est pas le plus grand des acteurs, il possède assez de charisme pour convaincre. Sa carrière sera un enchaînement de Fast and Furious, lui permettant de produire et de renouer avec son personnage de Riddick, qui lui tient particulièrement à cœur.
Rob Cohen appréciera assez le gaillard pour lui offrir un autre rôle sur mesure dans XXX. Fast and Furious est filmé avec le plus grand sérieux et respect, le réalisateur ne cède pas à la facilité, lui aussi s’est documenté. La majeure partie des cascades est réalisée en dur, sans effets numériques. Les sensations n’en sont que plus réelles. Il arrive à donner la sensation de vitesse et de danger sans user de cut toutes les demi secondes. Un exploit de nos jours. L’action n’en est que plus lisible. Il se débarrasse en outre des éléments inutiles qui ralentiraient l’histoire pour respecter la promesse du titre. Le film va effectivement vite et fait chauffer les enceintes. Exactement ce que demande la production.
Une série B pas impérissable, mais qui a réussi à s’imposer et à compter au fil du temps parmi les blockbusters aux budgets les plus démesurés.
Image
Pour célébrer sa nouvelle sortie en 4K, Fast and Furious s’offre le HDR10 et le Dolby Vision. Les textures ressortent avec plus de définition, faisant rutiler les carrosseries, même dans les scènes les plus sombres. Merci le Dolby Vision ! Les couleurs flashy ressortent davantage, en évitant les bavures indélicates. En outre, la copie bénéficie d’un travail respectueux, avec un grain non lissé, mais nettoyé comme il se doit.
Son
Pas le choix de se tourner vers la VO si l’on veut bénéficier du Dolby Atmos. Les effets sont bien plus convaincants, notamment lors des accélérations tonitruantes des courses et la bande son aux accents rock et rap urbain. La VF tient tout de même bien la route, avec une spatialisation précise et des basses convaincantes, pour ne pas bouder son plaisir.
Interactivité
Une édition pleine de bonus, dont un inédit tourné à Cannes pour les 25 ans du film. Remplis de souvenirs, Diesel et ses acolytes n’en oublient pas le défunt Paul Walker, qui reste pour eux toujours vivant au sein de la saga. On continue avec un making-of d’époque, où l’on sent véritablement émerger un esprit de camaraderie. S’ensuivent des scènes coupées, alternatives et une fin allongée. Pour les fans de voitures et de tuning, plusieurs modules leur sont consacrés, que ce soit sur les pilotes, la customisation ou les cascades.
Un intéressant portrait est fait sur l’art du montage et la façon d’éviter la censure de la MPAA. On finit avec les passages obligés sur les effets spéciaux et autres comparatifs de storyboard, sans oublier un commentaire audio sincère du réalisateur Rob Cohen.
Liste des bonus
Piloter un héritage : 25 années de fast (27′), Les coulisses du tournage de fast and furious (18′), Scènes coupées (6′), Plus que dangereux (2′), En direct de la rue (4′), Le chargeur de dom (4′), 400 m à la fois (9′), Une voiture d’importation trafiquée (20′), Angles multiples séquence de cascade, Movie magique effets spéciaux, Documentaire sur le montage (4′), Montage des effets visuels (3′), Le storyboard comparés au film (6′), Trois clips (12′), Revue de presse (2′), Commentaire audio de Rob Cohen.






