KALANARO

Madagascar – 2026
Support : Playstation 5, Xbox Series, Nintendo Switch, PC
Genre : Plateforme
Développeur : Red Raketa Studio
Musique : Rindra Ramili
Durée : moyenne
Langue : français
Editeur : New Tales
Date de sortie : 24 septembre 2026
LE PITCH
Autrefois paradisiaque, l’île de Lémuria n’est plus que l’ombre d’elle-même maintenant qu’elle est sous le joug de la cruelle Raneny. Mais cette dernière, lasse d’exploiter son peuple, décide d’organiser un concert réunissant les plus grands musiciens de la région. C’est alors l’occasion de réaliser la prophétie en rassemblant des artistes légendaires capables de mettre fin à son règne.
Une tournée animée
Annoncé durant une édition de l’AG French Direct, l’événement dédié au jeu vidéo français et francophone, Kalanoro donne l’occasion de mettre la lumière sur un nouveau pôle émergeant du domaine, à savoir Madagascar.
Kalanoro est en effet l’œuvre du studio malgache Red Raketa, qui a pu bénéficier de l’aide d’ONY, une organisation fondée par Ahélya Randriambolaina et son époux OrelSan pour soutenir la création sur l’île, qu’il s’agisse de musique, de cinéma et donc de jeu vidéo, et ainsi mettre la lumière sur la culture locale. Culture dans laquelle est d’ailleurs totalement ancré le jeu, comme le titre l’indique. Les kalanoro sont en effet des créatures mythologiques à la réputation ambivalente. Si certains récits les décrivent comme des êtres maléfiques, d’autres leur attribuent des desseins plus vertueux. C’est le cas de notre héroïne qui va devoir explorer Lemuria en long, en large et en travers afin de retrouver des musiciens légendaires. Car, même s’il s’agit d’un jeu d’action inspiré par les références de la plateforme 3D, l’univers de la musique est au cœur de l’aventure. La bande-son est d’ailleurs le plus gros point fort du titre, installant une ambiance apaisante sans être dénuée d’une véritable énergie. Puis, le déroulement prend la forme d’un véritable road-trip à bord d’un bus de tournée qui sert de camp de base toujours plus vivant à mesure que l’on réunit les artistes.
Un joyeux bazar
Kalanoro visite également la culture malgache à travers l’aspect culinaire puisque chaque traversée de niveau est l’occasion d’accumuler des ressources pour fabriquer des objets utiles, comme des affiches à coller à travers l’île, mais aussi des ingrédients pour concocter des plats typiques et ainsi obtenir divers bonus. Pour tout cela, le jeu de Red Raketa mérite le coup d’œil : parce qu’il envoie le joueur dans un univers que l’on a pas souvent l’occasion de fréquenter côté jeu vidéo. Cela dit, le jeu reste le fruit d’un studio jeune et modeste. Inutile donc d’espérer quelque chose de vraiment innovant au niveau des mécaniques. Mais, si la formule demeure efficace, en mêlant plateforme et combat, avec la possibilité de ramasser un peu n’importe quoi pour rosser les « loulou », on peut regretter quelques écueils de ci de là qui gênent un peu l’expérience. Les objectifs ne sont pas toujours très clairs au sein des niveaux, par exemple, sachant qu’il faut parfois remplir plusieurs missions, comme coller un certain nombre d’affiches ou récolter tel type de matériau, avant de progresser d’une zone à l’autre. Les collisions peuvent aussi manquer de précision, ce qui rend certaines séquences plus fastidieuses qu’elles ne devraient l’être. Enfin, on peut aussi regretter que la version Switch (celle qui a été testée) montre pas mal de faiblesses techniques, entre le frame rate limité et l’affichage flou en mode portable. Des soucis qui, en revanche, ne devraient pas concerner ceux qui choisissent les moutures PC ou PS5.
Avec son ambiance chaleureuse et assez unique, Kalanoro ne manque pas d’un certain charme, d’autant qu’il a été conçu par un studio modeste. Les joueurs curieux pourraient ainsi pardonner ses quelques faiblesses, surtout si les jeux de plateforme à l’ancienne leur manquent. Mais inutile de s’attendre à une production à la hauteur des cadors de la discipline.






