TRONĀ : ARES

Etats-Unis – 2025
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Science-Fiction
Réalisateur : Joachim Rønning
Acteurs : Jared Leto, Grata Lee, Evan Peters, Gillian Anderson, Jeff Bridges, Cameron Monaghanā¦
Musique : Nine Inch Nails, Trent Reznor, Atticus Ross
Image : 2.39 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, Dolby Audio + 7.1 FranƧais, Allemand, Italienā¦
Sous-titres : FranƧais, NĆ©erlandais, Allemand, Italien, Polonaisā¦
DurƩe : 119 minutes
Editeur : Walt Disney France
Date de sortie : 11 fƩvrier 2026
LE PITCH
LāĆ©tonnante aventure dāun Programme hautement sophistiquĆ© du nom de Ares, envoyĆ© du monde numĆ©rique au monde rĆ©el pour une mission dangereuse qui marquera la premiĆØre rencontre de lāhumanitĆ© avec des ĆŖtres dotĆ©s dāune intelligence artificielleā¦
A la guerre comme Ć la guerre
Åuvre visionnaire mais Ć©chec commercial cuisant, TRON premier du nom est devenu avec les annĆ©es une authentique Åuvre culte. Un statut concrĆ©tisĆ© avec dĆ©fĆ©rence par lāĆ©tonnant LāHĆ©ritage presque trente ans aprĆØs, aurĆ©olĆ© dāun nouveau semi-bide. TroisiĆØme proposition en date Ares nāa pas fait beaucoup mieux au box-office, mais cette fois-ci cāest plutĆ“t mĆ©ritĆ©.
En 1982 donc, Steven Lisberger donnait naissance au sein des studio Disney Ć un trip rĆ©volutionnaire transformant lāhabituelle quĆŖte de libertĆ© du hĆ©ros anonyme en rĆ©flexion prophĆ©tique autour de lāĆ©mergence de la culture de lāinformatique et des futurs univers virtuels. Dāune inventivitĆ© folle et dotĆ© dāeffets spĆ©ciaux spectaculaires et inĆ©dits pour lāĆ©poque, le film connu une modernisation plutĆ“t inspirĆ©e en 2010 par le biais de la transmission gĆ©nĆ©rationnelle et des Ć©volutions technologiques. MĆŖme si dĆØs lāintroduction TRON Ares fait table rase des personnages de lāopus prĆ©cĆ©dent (une suite directe avait pourtant Ć©tĆ© immĆ©diatement envisagĆ©e), il sāinscrit thĆ©matiquement dans la suite logique, prenant comme contexte lāexplosion actuelle des IA en proposant le voyage inverse du premier TRON : cāest cette fois-ci un programme qui passe dans le monde rĆ©el. ArĆØs donc, conƧu au dĆ©part comme un Ā« Master Program Ā» vouĆ© Ć dĆ©fendre la sociĆ©tĆ© Dillinger Systems et son patron Julian Dillinger (Evan Peters) mais qui va se dĆ©couvrir rapidement une conscience et une certaine forme dāempathie. LāavĆØnement dāune nouvelle forme de vie ? Pourquoi pas, mais le mĆ©trage prend surtout la voie de la fable et quĆŖte une poĆ©sie dĆ©suĆØte dans les regards vides et triste dāun Jared Leto qui fait ce quāil peut avec ce quāil a.
Copy Disc
Il faut dire que le scĆ©nario est en lāĆ©tat actuel un sacrĆ© champ de ruines, esquissant Ć peine quelques personnages sans Ć¢mes (Greta Lee rĆ©sumĆ©e Ć la perte de sa sÅur, Gillian Anderson rĆ©duite Ć quelques regards indignĆ©e en mĆØre de lāantagoniste, Jeff Bridges marmonnant en guest obligatoireā¦) et se rĆ©duisant rapidement Ć une course-poursuite laborieuse autour dāune ligne de code qui pourrait rendre les crĆ©ations ex-nihilo du virtuel au rĆ©el permanentes. Le souci est que ces crĆ©ations ne sortent de nulle-part et ne provoquent aucuns soucis Ć©nergĆ©tiques et que leurs traversĆ©es dāun monde rĆ©el, Ć©tonnement vide, ne semble offusquer presque personne, leur impact se rĆ©duisant Ć une voiture accidentĆ©e et un bĆ¢timent Ć©gratignĆ© par une tour volante. Tout cela manque cruellement de concrĆ©tisation et dāinteractions. ConfiĆ© au rĆ©alisateur de MalĆ©fique : Le Pouvoir du mal et Pirates des CaraĆÆbes : La Vengeance de Salazar, TRON Ares manque qui plus est dāĆ©nergie dans ses trĆØs attendues scĆØnes dāaction. En particulier une longue poursuite dans les rues de la ville entre deux Light Cycle qui certes offre un joli clin dāÅil au mythique Snake, mais reste tristement accrochĆ© au raz du sol lĆ où LāHĆ©ritage multipliait les renversements physiques et les envolĆ©es Ć©lectroniques. Reste cet embranchement esthĆ©tique aux structures et aux lumiĆØres dĆ©limitĆ©es de rouge et surtout la bande sonore de Trent Reznor, Atticus Ross, reprenant ici le nom de Nine Inch Nails, poursuivant les recherches de Wendy Carlos et Daft Punk, sublimant Ć chaque instant les images par un mĆ©lange electro-rock-torturĆ©. Une excellente partition en Ć©coute sĆ©parĆ©e mais qui, il faut bien le dire, ne dynamise pas vraiment une fois encore lāaction, accentuant la pesanteur du spectacle, y apportant une noirceur dont le rĆ©alisateur ne sait manifestement pas trop quoi faire.
Faiseur estampillĆ© Disney, Joachim RĆønning personnifie totalement le problĆØme de ce TRON Ares, film de studio rapiĆ©cĆ© de toutes part, bricolĆ© pour ressembler aux deux premier TRON, mais qui manque cruellement dāune vraie vision crĆ©ative Ć mĆŖme de rĆ©inventer la machine. Dommage.Ā
Image
Sans surprise la copie 4 de Tron Ares est absolument parfaite. HĆ©ritĆ© dāune source 8K et soignĆ©e Ć lāextrĆŖme cette derniĆØre assure une image constamment pointue, impeccablement creusĆ©e et aux contours intenses. Des sĆ©quences intĆ©gralement numĆ©riques dans les mondes virtuel aux poursuites dans les rues du monde rĆ©el, tout en met plein la vue avec surtout, grĆ¢ce aux Dolby Vision et HDR10 du disques UHD une restitution magistrale des couleurs, des rouges et des noirs en particulier. Costaud.
Son
Comme souvent Disney ne propose le mixage Dolby Atmos que pour la version originale. La dynamique y est ample et spectaculaire, les sensations sont constamment enveloppantes avec une volontƩ marquƩe de dƩtachement qui met surtout en avant la puissance Ʃlectronique de la bande originale. DƩcoiffant.
Les versions doublĆ©es, dont le franƧais bien entendu, ne sont pas totalement sur la touche. Les prestations Dolby Audio + 7.1 ne sont pas loin dāun rendu tout aussi Ć©lectrisant.
InteractivitƩ
On ne sāattendait pas Ć un long documentaire ou une rĆ©trospective qui Ć©voquerait toutes les pistes abandonnĆ©es entre Legacy et Ares, mais on espĆ©rait tout de mĆŖme un peu mieux quāune suite bien standard et proprette de featurettes ultra promos. Aucun sujet qui fĆ¢che, tout le monde est ravi de lāexpĆ©rience et de la direction prise par le film, et entre deux Ć©vocations des nouveaux designs ont y revient avec Ć©motions sur lāaspect culte du premier film. Pas bien folichon, tout comme les interviews croisĆ©es trĆØs courtes et trop polies, ou les scĆØnes coupĆ©es anecdotiques.
Liste des bonus
Ā«āÆLāĆpopĆ©e TronĀ : AresāÆĀ»Ā : Coulisses du film (12ā), Ā«āÆLes Lumicycles en roue libreāÆĀ»Ā : Exploration dāune scĆØne (7ā), Ā«āÆLe Savoir-faire de TronĀ : AresāÆĀ»Ā : Construction de lāhistoire entre le monde rĆ©el et la Grille (6ā), Ā«āÆConversations entre acteursāÆĀ»Ā : Anecdotes de tournage par le casting (5ā), Ā«āÆLāHĆ©ritage de Tron – RepĆ©rez les clins dāoeilāÆĀ»Ā : Easter eggs et camĆ©os (5ā), 3 scĆØnes coupĆ©es (2ā).







