OSAMU TEZUKA : LOVE SAVES THE EARTH

100万年地球の旅 バンダーブック + 海底超特急マリンエクスプレス + フウムーン + ブレーメン4地獄の中の天使たち+ タイムスリップ10000年 プライム・ローズ + 大自然の魔獣バギ + 銀河探査2100年 ボーダープラネット+ 手塚治虫物語 ぼくは孫悟空 – Japon – 1978 / 1989
Support : Bluray
Genre : Animation, Fantastique, Science-Fiction
Réalisateurs : Osamu Tezuka, Hisahi Sakaguchi, Tetsu Dezaki, Hiroshi Sasagawa, Kimiharu Oguma, Masami Hata, Rintaro
Acteurs : Yoshiko Asai, Kôichi Chiba, Tessyo Genda, Masatô Ibu,Masashi Amenomori, Mami Koyama, Hiroshi Suzuki, Chikao Ohtsuka, Hiroya Ishimaru, Hisako Kyôda, Yû Mizushima, Kaneto Shiozawa, Kazuhiko Inoue, Saeko Shimazu, Takeshi Aono, Masako Katsuki, Toshiko Fujita, Mayumi Tanka…
Musique : Yuji Ono, Yasuo Higuchi, Kentaro Haneda, Haruhiko Maruyama
Durée : 94, 91, 91, 90, 90, 90, 90 et 70 minutes
Image : 1.33:1 16/9
Son : Japonais PCM 2.0 et Français PCM 2.0 (sur Bander Book et Fumoon)
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol
Editeur : Tanuko
Date de sortie : 15 septembre 2026
LE PITCH
8 téléfilms animés, produits et conçus par Osamu Tezuka pour le programme « 24h de télévision » de la chaîne Nippon TV. Uniques, rares et fascinants, ces longs métrages de science-fiction sont regroupés pour la première fois au monde dans un prestigieux coffret …
Peace & Love
C’est un événement de taille pour les admirateurs d’Osamu Tezuka et les collectionneurs de tous poils. Fruit d’un crowdfunding de longue haleine (plus de deux ans!), le jeune éditeur Tanuko est parvenu à rassembler dans un coffret prestigieux les 8 téléfilms issus de la collaboration entre la chaîne Nippon TV et le papa d’Astroboy. 8 pépites absolues imaginées, scénarisées, produites et parfois réalisées par Tezuka en personne, entre 1978 et 1989, et explorant toutes les facettes de la science-fiction. De l’exploration spatiale aux progrès de la robotique et de la génétique, en passant par les voyages temporels et les rencontres extra-terrestres, le voyage est passionnant. On y (re)découvre l’humanisme du père du manga, son imagination débridée et une galaxie presque infinie de références, de clins d’œil et de personnages connus.
Derrière l’avalanche d’idées et de trouvailles qui caractérise ces huit joyaux méconnus, c’est peut-être la dimension humaniste de Tezuka qui frappe le plus. « Love saves the earth » : le slogan choisi pour réunir ces œuvres pourrait faire sourire par son côté gentiment idéaliste, mais il résume finalement assez bien la philosophie du bonhomme. À condition de prendre le mot « love » dans son acception la plus large : chez Tezuka, l’amour, c’est certes la romance au premier degré mais c’est avant tout une affaire d’empathie, de solidarité et de respect de l’autre. Et l’autre peut être un animal, une machine, un extraterrestre ou une créature génétiquement fabriquée. Fumoon en est sans doute l’illustration la plus limpide : face à une humanité qui met elle-même en péril son environnement et son avenir, ces êtres qu’elle rejette comme des mutants peuvent bien être ceux qui incarnent le plus d’espoir. Bagi, dans toute sa noirceur et son sérieux, pousse encore plus loin cette remise en question des certitudes humaines en faisant de la relation entre l’homme et l’animal un véritable problème moral. Quant à Marine Express, Prime Rose (et, encore, Bremen 4), ils déclinent chacun à leur manière les obsessions de Tezuka pour la guerre, l’oppression, l’exploitation et la liberté. Même Bander Book et Border Planet, plus franchement tournés vers la fantasy, l’aventure et le space opera, ne peuvent s’empêcher de ramener leurs héros à ces mêmes questions de coexistence. Et c’est là que réside peut-être la principale force — mais aussi une certaine limite — de cet humanisme : Tezuka ne fait pas toujours dans la dentelle. Ses messages sont parfois assénés, ses bons sentiments franchement assumés et ses démonstrations morales peuvent sembler aujourd’hui un rien appuyées. Mais difficile de lui reprocher de ne pas croire à ce qu’il raconte et de ne pas chercher, derrière chaque photogramme, la poésie la plus élémentaire. Oui, en ces temps de cynisme galopant, c’est bel et bien sa force. Derrière les robots, les mutants, les princesses, les animaux savants et les voyages interstellaires, il revient toujours à la même question : qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains ? Et surtout, sommes-nous capables d’accorder cette humanité à ceux qui ne nous ressemblent pas ? « Love saves the earth » cesse alors d’être une simple formule promotionnelle pour devenir le fil rouge de toute l’anthologie : chez Tezuka, sauver le monde commence peut-être tout simplement par accepter ceux qui le peuplent, dans toutes leurs contradictions.
Rien ne se perd …
Autre plaisir de l’anthologie : constater à quel point Tezuka est une formidable machine à recycler, à digérer, à transformer la pop culture dont il s’abreuve lui-même. Le « père du manga » que l’on imagine parfois comme une figure tutélaire et presque monolithique se révèle ici beaucoup plus joueur, et surtout beaucoup moins complexé à l’idée de regarder ce qui se fait ailleurs. Bander Book convoque ainsi l’imagerie du super-héros et ne se prive pas de lorgner du côté de l’origin story de Superman (notons aussi au passage, la troublante ressemblance entre l’ordinateur totalitaire du climax et celui qui, quelques années plus tard, hantera le final très James Bond de … Superman 3), tandis que Marine Express et Border Planet plongent avec délectation dans le grand bain du space opera. Ce dernier est particulièrement savoureux à regarder avec quelques décennies de recul : on y croise des échos de Star Wars (une cantina, encore une!), mais aussi de 2001, l’Odyssée de l’espace, d’Alien ou de The Thing, autant de références qui témoignent de l’incroyable porosité de Tezuka à la science-fiction et au cinéma populaire de son temps. Bagi, de son côté, entretient un dialogue frontal avec La Planète des singes et toute une tradition de récits consacrés aux rapports entre l’homme et l’animal. Même Prime Rose semble glisser discrètement du côté de la fantasy héroïque occidentale : sa guerrière en tenue minimale, armée et farouche, évoque autant la Red Sonja de Marvel période Roy Thomas/John Buscema que certaines représentations de Conan, autre héros Howardien transformé en pur fantasme de pop culture. Avec son mélange de sauvagerie, d’érotisme et d’aventure, elle offre d’ailleurs un étonnant écho rétrospectif au superbe Conann de Bertrand Mandico — non pas nécessairement comme une influence avérée, mais comme la preuve amusante que deux imaginaires, à plusieurs décennies de distance, peuvent se retrouver sur des images et des obsessions voisines. Mais le plus intéressant n’est évidemment pas de jouer au jeu des ressemblances. Tezuka n’est pas du genre à emprunter une idée pour la restituer telle quelle : il la démonte, la mélange à trois autres, lui ajoute un soupçon de conte, de mythologie ou de mélodrame, et finit par en faire quelque chose qui ne ressemble plus qu’à lui. Bremen 4 est à ce titre un joli condensé de cette méthode, en faisant cohabiter le merveilleux, la musique, l’aventure et la dystopie avec une audace et une liberté de ton qui ferait aujourd’hui s’étrangler avec leur stylo bon nombre de scénaristes bien trop timorés. Enfin, I’m Son Goku s’affaire à revenir aux sources et rappelle que l’appétit d’ «Osamushi » ne s’est jamais arrêté à la culture occidentale : dessin animé chinois daté de 1941 et puisant dans le patrimoine mythologique et littéraire asiatique pour le remodeler à sa sauce, La Princesse à l’Éventail de Fer, œuvre historique des frères Wan est clairement identifiée comme la pierre philosophale de l’imaginaire foisonnant de Tezuka-san. On pourrait s’amuser à traquer ces influences jusqu’à la Saint Glinglin, mais ce serait finalement passer à côté de l’essentiel. Car ce qui frappe n’est pas tant que Tezuka ait vu et aimé Superman, Star Wars, 2001, Alien, The Thing, La Planète des singes, Conan ou Red Sonja que la facilité avec laquelle il fait entrer ces univers si marqués dans le sien. Il absorbe tout, mélange tout et ne semble jamais craindre la citation ou l’anachronisme. L’originalité, chez lui, ne consiste donc pas à ne rien devoir à personne. Elle consiste à être capable d’emprunter à tout le monde et de faire en sorte que personne ne puisse réclamer son bien en retour.
… tout se transforme.
Et puis il y a les personnages. Beaucoup de personnages. Toujours les mêmes, ou presque, à quelques créations près. Car si ces huit téléfilms permettent de mesurer l’étendue de l’imagination de Tezuka, ils révèlent aussi son goût délicieux pour l’auto-citation. Son fameux star system fonctionne ici à plein régime : ses personnages sont une véritable troupe de comédiens que le maître convoque d’une œuvre à l’autre, parfois pour quelques secondes, parfois pour des rôles beaucoup plus substantiels, et parfois en leur faisant subir une véritable métamorphose. Un visage familier peut ainsi devenir un simple caméo, un second rôle, un antagoniste ou un héros sans que Tezuka semble éprouver le moindre besoin de justifier ce changement. Peu importe la continuité : ce qui compte, c’est la reconnaissance. Le spectateur averti aperçoit un visage et se dit immédiatement « Tiens, le voilà ! », avant de découvrir ce que Tezuka a décidé d’en faire cette fois-ci. Mais cette troupe ne s’arrête pas aux personnages. Car derrière le nom de Tezuka se cache une véritable maison de création, Tezuka Productions (et, avant cela, Mushi Productions), avec ses réalisateurs engagés pour donner vie à des scénarios et à des storyboards parfois écrits ou conçus par le maître (retenez bien les noms de Tetsu Dezaki et de Hisashi Sakaguchi), en totalité ou partiellement, ses animateurs et ses collaborateurs réguliers, mais aussi ses compositeurs. À ce titre, la place de Yuji Ono mérite, entre toutes les autres, d’être soulignée : sa musique participe pleinement à donner à ces téléfilms leur identité, en accompagnant aussi bien leurs élans d’aventure que leurs moments plus inquiétants ou mélancoliques. L’œuvre de Tezuka apparaît alors moins comme le résultat d’un génie solitaire que comme celui d’une véritable compagnie, dont le créateur demeure le centre de gravité mais où chacun apporte sa pierre à l’édifice. Le cas de Rintaro est à cet égard particulièrement touchant. Collaborateur majeur de l’animation japonaise et de l’univers de Tezuka, il réalise une portion significative de I’m Son Goku, y ajoutant, à la fiction elle-même, un segment plus directement biographique consacré à Tezuka, hommage bouleversant à « Osamushi », décédé quelques mois plus tôt, à l’hiver 1989. Le dispositif prend alors une dimension presque testamentaire : après avoir passé sa carrière à recycler ses personnages, ses influences et ses idées, Tezuka devient donc lui-même un personnage que la génération suivante peut à son tour raconter. La boucle est bouclée. Les mêmes visages reviennent d’un film à l’autre, les mêmes collaborateurs se retrouvent, puis certains passent le relais. Ce qui semblait n’être qu’un jeu de « Où est Charlie ? » révèle finalement quelque chose de plus profond : chez Tezuka, la continuité n’est pas seulement celle des personnages ou des histoires, mais celle d’une équipe, d’un imaginaire et d’une transmission. Et c’est peut-être la plus belle surprise de cette anthologie : derrière les huit téléfilms, on découvre moins un univers fermé qu’une œuvre en perpétuel mouvement, appelée à être prolongée, transformée, remodelée et finalement transmise à ceux qui viendront après lui.
Au terme du visionnage, le sentiment qui domine est bien celui d’avoir parcouru davantage qu’une simple anthologie de science-fiction. Bander Book, Marine Express, Fumoon, Bremen 4, Prime Rose, Bagi, Border Planet et I’m Son Goku forment une sorte de concentré de ce qui rend Tezuka si précieux : une imagination qui semble ne jamais connaître de limites, un humanisme sincère qui fait du bien par où il passe, une curiosité insatiable pour les images et les récits des autres, et cette capacité unique à faire cohabiter le merveilleux, la science-fiction, le mélodrame, la satire, l’aventure et la réflexion philosophique, à passer du burlesque à la poésie sans oublier une violence parfois terrible et glaciale. On y retrouve ses obsessions, ses personnages, ses collaborateurs, ses influences et jusqu’à la trace de ceux qui continueront son œuvre après lui. Certaines œuvres ont évidemment vieilli, l’animation, par sa simplicité, accuse ponctuellement son âge, certaines naïvetés peuvent faire sourire, mais même ces imperfections participent au charme de l’ensemble. Car derrière chacune d’elles affleure une idée, une image, une invention ou une liberté qui rappelle à quel point Tezuka était (et demeure) en avance sur son temps. Rarement un coffret aura aussi bien mérité le qualificatif de « trésor » : ces huit téléfilms sont à la fois des témoins de leur époque, des fragments d’une œuvre monumentale et, surtout, une formidable porte d’entrée dans l’univers d’un créateur qui semble avoir voulu tout essayer avant de disparaître. Pour qui s’intéresse à Tezuka, à l’animation japonaise ou tout simplement à l’histoire de la science-fiction à l’écran, cette anthologie n’est donc pas seulement recommandable. Elle est essentielle. Parce qu’en huit films, elle rappelle une chose toute simple : le génie de Tezuka n’était pas seulement sa profusion d’idées à vous filer le vertige. C’était aussi – et surtout – un don inné pour transformer la moindre idée en histoire. Avec un grand H.
Image
Difficile de vraiment faire la fine bouche : ces huit galettes haute définition nous proposent un très beau travail de restauration et permettent de redécouvrir les téléfilms de Tezuka dans des conditions optimales. Évidemment, il ne faut pas attendre de ces productions télévisuelles de la fin des années 70 et des années 80 une définition moderne ou une image chirurgicalement immaculée. L’intérêt est ailleurs : débarrassés autant que possible des outrages du temps, les dessins retrouvent une lisibilité et une présence qui permettent d’apprécier pleinement le travail des animateurs et la richesse graphique de ces univers. La définition constitue sans doute la première bonne surprise. Sans chercher à donner artificiellement aux images un piqué contemporain, la restauration fait ressortir le trait avec une belle précision. Les contours des personnages gagnent en netteté, les détails des décors retrouvent leur finesse et les innombrables petits éléments qui composent les plans de Tezuka ne se perdent pas dans une image trop molle. Les couleurs constituent l’autre réussite manifeste de cette édition. Les aplats caractéristiques de l’animation japonaise de cette période retrouvent une belle vigueur, sans donner l’impression d’avoir été artificiellement saturés. Rouges, bleus, verts et jaunes claquent avec une fraîcheur réjouissante, tout en conservant les nuances nécessaires aux séquences plus sombres. Chez Tezuka, la couleur participe énormément à la lisibilité et à l’atmosphère : elle permet de passer en un instant du merveilleux au cauchemardesque, de l’aventure flamboyante à la science-fiction inquiétante. Dans Fumoon, Bagi, Prime Rose ou Border Planet, cette palette retrouvée contribue largement à faire ressortir les contrastes qui traversent ces récits. Tout n’est cependant pas parfaitement immaculé. Quelques points blancs et petites poussières se manifestent encore ici ou là, parfois sur des aplats particulièrement uniformes où ils attirent davantage l’attention. Rien de rédhibitoire, loin de là, et surtout rien qui remette en cause la qualité globale du travail accompli. On peut même se réjouir que la restauration n’ait pas cherché à gommer jusqu’à la moindre trace de l’âge des matériaux. La tentation est grande, lorsqu’on exhume des productions vieilles de plusieurs décennies, de les rendre artificiellement contemporaines. Ici, l’image conserve au contraire ce qui fait le charme de leur fabrication : animation dessinée à la main, contours parfois légèrement irréguliers, aplats de couleurs et texture qui rappellent leur destination première pour la télévision.
Son
Côté son, le bilan est tout aussi satisfaisant ou presque, avec toutefois une petite frustration pour les francophiles : seuls Fumoon et Bander Book, qui furent diffusés dans l’Hexagone en leur temps conservent leur version française d’époque, les six autres téléfilms étant seulement proposés en japonais, sans nouveau doublage pour l’occasion. Les pistes sont globalement claires et correctement nettoyées, avec un souffle résiduel assez discret et quelques effets sonores parfois un peu en retrait. La stéréo fait néanmoins joliment son office, avec même quelques bonnes basses qui donnent du relief aux scènes d’action et aux envolées musicales. Sans chercher à nous faire passer des vessies pour des lanternes, cette restauration sonore tape dans la bonne moyenne une écoute propre et confortable, parfaitement adaptée à ces productions télévisuelles.
Interactivité
Courte, étonnamment concise, mais particulièrement réussie : l’interactivité vidéo de ce coffret va droit à l’essentiel. Chaque téléfilm bénéficie d’une présentation de Philippe Bunel, à la fois documentée, limpide et suffisamment généreuse pour donner immédiatement envie de se lancer dans le film concerné. 5 minutes par film, c’est pas lourd mais le sieur Bunel a de l’enthousiasme et de l’énergie à revendre, faisant mieux, soit dit-en passant que des entretiens de 25 à 30 minutes avec des critiques de cinéma talentueux mais pas toujours à l’aise face à une caméra. Les comparatifs entre les storyboards et leur transposition à l’écran (à retrouver sur chaque disque) constituent un autre excellent complément, permettant de mesurer concrètement le travail d’adaptation et la précision de la mise en scène. Et Tanuko ne s’arrête pas là et soigne la présentation : le coffret embarque également Tezukanimation, un imposant ouvrage de 200 pages consacré au maître, ainsi que le storyboard intégral de Marine Express, pas moins de 650 pages ! Le tout prend place dans un superbe coffret en forme de poste de télévision d’époque, accompagné de cartes postales qui achèvent d’en faire un véritable objet de collection. Peu de gadgets, donc, mais du contenu : une approche finalement aussi simple qu’efficace, qui privilégie l’érudition et le plaisir de la découverte à l’accumulation un peu artificielle de bonus. L’attente fut longue, la facture est peut-être un peu salée mais l’investissement est récompensé par un travail de passionné qui ne se fout pas de la gueule du client. Mission accomplie pour Tanuko !!!
Liste des bonus
Livre Tezukanimation (200 pages), Storyboard de Marine Express (650 pages), 8 cartes postales, 2 cartes lenticulaires, Introduction vidéo pour chaque film par Philippe Bunel, Comparaisons films / Storyboards, Bandes annonces.








