LILO & STITCH

Etats-Unis – 2025
Support : UHD & Bluray
Genre : Comédie, Fantastique
Réalisateur : Dean Fleischer-Camp
Acteurs : Maia Kealoha, Sydney Elizabeth Agudong, Tia Carrere, Chris Sanders, Zach Galifianakis, Kaipot Dudoit, Amy Hill…
Musique : Dan Romer
Image : 2.39 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, Dolby Audio 7.1 + Français, Allemand, Italien…
Sous-titres : Français, Néerlandais, Allemand, Italien…
Durée : 107 minutes
Editeur : Walt Disney France
Date de sortie : 24 septembre 2025
LE PITCH
Lorsqu’une petite fille solitaire nommée Lilo adopte Stitch, un « chiot » extraterrestre aussi turbulent qu’attachant, ce dernier va peu à peu l’aider à renouer le lien avec sa famille, tout en semant une joyeuse pagaille sur les îles hawaïennes.
The Devil in Disguise
Quelques mois à peine après le remake de Blanche Neige, voici celui de Lilo & Stitch ! Un « classique » Disney âgé d’une vingtaine d’années seulement et revisité à l’aune de la nouvelle mode du studio : le live action avec beaucoup d’images de synthèses dedans. Le petit bijou de Dean DeBlois et Chris Sanders (la trilogie Dragons) peut-il vraiment survivre à l’opération ?
Film atypique dans la grande galerie des films d’animation Disney, Lilo & Stitch et son vilain petit alien aura mis un peu de temps avant de devenir l’un des chouchous des gamins toutes générations confondues. Une histoire d’amitié et de famille pleine de fantaisie, d’humour, de tendresse, de justesse et doté d’une esthétique atypique qui déviait considérablement des contes habituels pour se livrer à la comédie familiale SF. Depuis décliné en deux suites DTV et une poignée de séries animées, le film est même devenu l’une des valeurs sûres du marketing maison. Il est alors tentant de se dire que son arrivée en film « live » n’a rien d’un hasard. Véritable star des rayons peluches et statuettes à collectionner, Stitch est ici légèrement modernisé, rendu plus proche d’un véritable animal à fourrure et donc d’un compagnon en polyester. Au-delà de l’argument marketing reste encore et toujours la pertinence de revisiter un film loin d’être si vieux que cela, surtout si c’est pour en offrir un décalque manifeste. Réalisateur de l’attendrissant et original Marcel, le coquillage (avec ses chaussures), Dean Fleischer Camp rejoint l’écurie Mickey pour mieux s’y effacer, se contentant la plupart du temps de reprendre les scènes les plus connues du film, plus ou moins les mêmes valeurs de plans, de nombreux dialogues, et s’efforcer de rester au plus près des attentes des fans.
Destination : Disney +
Zéro prises de risques combiné avec une réalisation très transparente et qui ne profite même pas de ce revêtement réaliste pour donner un versant plus proche de nous à l’histoire. La belle île d’Hawaï est ainsi traitée comme un décor de sitcom dont on ne retiendra que la proximité avec la mer et la lumière du soleil, la culture locale passe à l’as (les séances de danse dure 10 secondes à peine) et même la charge émotionnelle qui pesait sur les deux sœurs héroïnes semble largement allégée par la présence d’une gentille voisine et d’une assistante sociale bienveillante (joué par Tia Carrere la Sydney Fox des vieux croulants). Ainsi les très rares changements opérés, comme le gommage un peu triste du fiancé potentiel de Nani et une importance accrue des deux aliens en charge de retrouver Stitch, ne font que desservir l’esprit du film et son rythme. Ces deux derniers d’ailleurs, qui passe désormais plus des trois quarts du film sous des formes humaines bouffonnes (ça coûte moins chère) fonctionnent comme des méchants d’un mauvais dessin-animé, perdus dans leurs propres gags lourdingues et gamins. Le charme persiste tout de même parfois grâce à l’implication des deux actrices principales, Maia Kealoha et Sydney Agudong, qui transmettent une sentimentalité touchante et un parfum de vérité dans leurs attitudes de frangines soupe-au-lait. Et puis il y a bien entendu l’arme ultime, le projet 626 alias Stitch, toujours doublé par Chris Sanders en anglais, mais moins typé que dans le dessins-animés, jouant bien moins efficacement les Godzilla ou les Elvis, mais qui est techniquement irréprochable et retrouve ce fameux mélange de sale gosse à peine domesticable et de bonne bestiole trop mignonne qui fait tout son charme.
Une nouvelle version de l’un des meilleurs films du studio qui ne se nécessitait franchement pas et qui n’arrive jamais à s’imposer face à son modèle. Si on peut encore y passer un bon moment en famille (surtout ceux qui ont une mauvaise mémoire) grâce aux mimiques des héroïnes et de leur difficile animal de compagnie, ce Lilo & Stitch donne surtout envie de revenir à son pendant animé bien plus sensible, équilibré et surtout doté du style graphique inimitable de Chris Sanders (Le Robot Sauvage).
Image
Capturé en en 4KDI avec une grosse batterie de caméras Arri Alexa 35, Lilo & Sticht semble constamment à sa place sur le support UHD. La finesse des détails et des textures, la profondeur très naturelle, l’amplitude du cadre et surtout l’intensité des couleurs, Dolby Vision, en mettent plein la vue. Net et pointu de bout en bout, le master réussit même à parfaitement, ou presque, faire cohabiter les éléments live et les différentes images de synthèses du film.
Son
Comme souvent, c’est la version originale qui est le mieux lotie avec un Dolby Atmos généreusement immersif et fermement dynamique, assurant quelques jolies ambiances délicates et naturelles, et montrant une bonne énergie dans les quelques scènes plus spectaculaires. Plutôt bien doublée, la version française en Dolby Audio 7.1 + est bien entendu un cran en dessous, mais un tout petit cran seulement.
Interactivité
Rien de bien folichon du coté des suppléments de cette édition qui se contente de balancer un petit making of promo assez expéditif puis de jouer sur les comparaisons entre l’original et cette terne copie. Deux petites scènes coupées n’apportent pas grand-chose, le bétisier n’est pas plus drôle que cela et on se demande encore l’intérêt de « Les Scènes avec Stitch » où la créature commentent certaines ses passages préférés… et que en anglais.
Liste des bonus
« Ohana signifie famille » : Making of (16’), « Adaptation en prise de vues réelles » : comparaison scènes du film d’animation et prises de vues réelles (7’), « Les Scènes avec Stitch » : Stitch commente ses scènes préférées (6’), Scènes coupées (2’), Bêtisier (2’).







