GOAT : RÊVER PLUS HAUT

Goat – États-Unis, Brésil, Japon, Singapour – 2026
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Comédie, Sport, Animation
Réalisateur : Tyree Dillihay, Adam Rosette
Acteurs : Caleb McLaughlin, David Harbour, Jelly Roll, Gabrielle Union, Nick Kroll, Nicola Coughlan…
Musique : Kris Bowers
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS HD Master Audio 5.1 Français, Espagnol, Anglais…
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol…
Durée : 100 minutes
Éditeur : Sony Pictures
Date de sortie : 17 juin 2026
LE PITCH
Will est un petit bouc avec de grands rêves. Lorsqu’il décroche une chance inespérée de rejoindre la ligue professionnelle de « roarball » – un sport mixte, ultra-intense, réservé aux bêtes les plus rapides et les féroces du règne animal – il entend bien saisir sa chance. Problème : ses nouveaux coéquipiers ne sont pas franchement ravis d’avoir un « petit » dans l’équipe. Mais Will est prêt à tout pour bousculer les règles du jeu et prouver, une bonne fois pour toutes, que les petits aussi peuvent jouer dans la cour des grands.
Ça va dunker !
Produit par Sony Animation et plus particulièrement le studio auquel on doit le carton planétaire K Pop Demon Hunter, Goat a l’ambition affirmée de devenir le film sportif de la nouvelle génération. La fameuse ascension de l’outsider sur un terrain sportif qui n’est pas encore tout à fait prêt à accueillir… un bouc.
C’est donc à toute une tradition de l’Entertainment et du mythe américain que s’attaque ce film d’animation en images de synthèse, celle de conter l’arrivée du petit génie qui personne n’attendait dans un monde de rompus à la compétition et où les vétérans sont bien entendu sans pitié. Ici en l’occurrence le jeune Will intègre justement le club comme un coup de pub imaginé par la (méchante) dirigeante du club, pour relancer une équipe au font du trou. Lui vit son rêve là où les autres le regarde comme une anomalie, avant bien entendu qu’il puisse enfin faire ses preuves et leur permettre de remonter le classement. Une histoire et des enjeux vus milles fois et déjà largement parodiés (allez hop le génial Dodgeball), mais qui se double ici d’une vision animalière qui d’une certaine façon change presque tout. Avec des designs anthropomorphiques qui rappellent directement l’univers bariolé de Zootopie, Goat repose sur un décor animalier ou les animaux les plus imposants (panthères, rhinos, chevaux, lion…) surplombent largement les plus petits (lapins, hamster, capybara…) entre moqueries, préjugés et harcèlements généralisés.
La bonne passe
La question n’est donc plus uniquement de savoir si le sympathique bouc, grand stratège sur le terrain et viseur hors paires, va réussir à faire gagner sa chère équipe, mais bien si ce petit monde sauvage peut réussir à dépasser ce statu quo et enfin célébrer une grande communauté de la diversité. Basique soit, mais joliment amené grâce à des personnages très attachants, tous habités par leurs petits soucis personnels (l’individualisme de Jett, la tendance de l’autruche à trop se cacher la tête…), et la volonté très marquée de tous les camper dans une modernité urbaine intégrant totalement la grammaire et la logique des réseaux sociaux, donnant à chacun d’eux un véritable style vestimentaire et une culture héritée du rap, de la pop et de la mode. Les designs sont plutôt classiques, mais les animations ne manquent clairement pas d’attitude, en particulier lors de très impressionnants matchs de Roarball (sorte de Basket en mode brutal) où les caractéristiques animalières et la nature de chacun se mélangent pour constamment dynamiser l’action. Réalisateur productif sur les séries Bob’s Burger et Good Times, Tyree Dillihay s’inscrit pleinement dans la voie ouverte par les créateurs de Spiderman : Across de Spiderverse, joue sur une même animation volontairement saccadée, sur des cadrages et des effets de montages bien typés et surtout transforme les fameux terrains de basket en véritable tableaux de jeux vidéo évolutifs aux multiples dangers (plaques de glace, stalactites, lave d’un volcan…). On se croirait parfois dans un Super Mario Strikers !
Efficace et assez fun, il symbolise très bien l’énergie communicative qui habite ce film d’animation aux valeurs fédératrices et dont la jeunesse de l’habillage esthétique ne fait bien entendu que remettre aux goûts du jours de vieilles, mais bonnes, recettes.
Image
Comme toujours pour l’un de ses films d’animation, Sony nous offre une copie absolument parfaite, vive, colorée, pétante et robuste. Les couleurs sont resplendissantes, les matières omniprésentes et les cadres d’une pureté totale se dote d’un relief naturel profond et particulièrement convaincant. D’une source numérique 4K à un support 4K boosté par le Dolby Vision, on ne voit pas comment il aurait pu en être autrement.
Son
Comme trop souvent c’est la version originale du film qui est privilégiée avec un Dolby Atmos particulièrement ample et dynamique, donnant presque la sensation d’assister à de véritable match directement dans les gredins. Une prestation fluide, enveloppante et fourmillante de détails dont on retrouve une bonne part de l’efficacité spectaculaire dans le mixage DTS HD Master Audio 5.1 du très bon doublage français.
Interactivité
Les suppléments de Goat opèrent un très habituel tour d’horizon de la production, de ses thèmes, de ses personnages et des talents de ses doubleurs avec une bonne humeur collégiale mais sans jamais vraiment vouloir approfondir les sujets abordés. Le plus intéressant reste certainement les évocations plus techniques s’attardant sur les designs des personnages et leurs fringues ou la construction des décors sportifs improbables. Deux scènes coupées qui se suivent dans leur logique (et explique une référence faite dans la demi-finale) sont présentées par le réalisateur tandis que la chef instagrammable Ayesha Curry s’efforce d’apprendre aux enfants à faire des pizzas qui ressemble aux ballons du film… Peu convaincant.
Liste des bonus
Les Bons se reconnaissent entre eux (11’), Une équipe de choc (11’), Les terrains prennent vie (6’), L’Esthétique des animaux (7’), Retour sur image des Easter Egg (4’), Clips avec paroles (6’), Scènes coupées présentés par le réalisateur (5’), Faites votre propre mini-pizza (7’).







