EPIC : ELVIS PRESLEY IN CONCERT

Etats-Unis, Australie – 2025
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Musique
Réalisateur : Baz Luhrmann
Acteurs : Elvis Presley, Bono, Sammy Davis Jr., Lisa Marie Presley, Priscilla Presley, Ronnie Tutt, Gordon Stoker…
Musique : Elvis Presley
Image : 2.35, 1.78 et 1.33 16/9
Son : Anglais DTS Master Audio 5.1
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Italien, Suédois…
Durée : 96 minutes
Editeur : Universal Pictures Home Entertainment
Date de sortie : 23 septembre 2026
LE PITCH
« EPiC » présente des images longtemps perdues de la résidence légendaire de Presley à Las Vegas dans les années 1970, mêlées à de rares images 16 mm d’Elvis en tournée, et à de précieux 8 mm provenant des archives de Graceland, ainsi qu’à des enregistrements d’Elvis racontant « sa version de l’histoire », redécouverts lors des recherches de Baz Luhrmann pour son film ELVIS.
Re-Viva-l Las Vegas
Quatre ans après son biopic flamboyant et virtuose consacré au King, Baz Luhrmann n’en a manifestement pas encore fini avec l’idole du rock ’n roll puisqu’il lui consacre un documentaire farci d’images inédites. Plus qu’une nouvelle rétrospective globale, Epic est une performance qui vient admirablement compléter et enrichir la fiction de 2022.
L’une ne va d’ailleurs pas sans l’autre puisque c’est en effectuant les recherches préalables pour sa biographie réinventée (une leçon pour tous les Michael de ces dernières années) que Baz Luhrmann a découvert de nombreuses séquences inédites 35mm oubliées dans les archives de la Warner. Des images filmées en grande partie durant les répétitions en studios ou le chanteur s’exerce avec ses musiciens à de nombreux nouveaux morceaux, inédits ou reprises, ainsi que durant les premières représentations luxueuses pour le show de Las Vegas. Avec ou sans son, parfois échappées d’anciens long métrages ou reportages oubliés, ces 60 heures à la louche étaient aussi précieuses que colossales. Il aura donc fallu deux ans au réalisateur pour faire restaurer et reconstruire le tout mêlant la force du témoignage et la fidélité à la source attendue avec bien entendu son sens parfois explosif du montage et l’esthétique poussive, rococo et extravagante qu’on lui connait.
Good Times
Étonnement d’ailleurs ces excès de paillettes, de circonvolutions sonores et visuelles se font assez rares, venant surtout ponctuer les passages d’une période à l’autre, un flashback rapide, la présence esthétique de Luhrmann se ressentant surtout effectivement dans le rythme resserré des images et une photographie aux couleurs plus flashy que jamais. Le pont se fait ainsi naturellement avec Elvis, jusque dans les quelques petits échanges plus ou moins discrets rappelant l’omniprésence du fameux Colonel, les rêves de cinéma et de tournée mondiale de la star ainsi qu’une voix off, témoignage intime et franc qui a servi de modèle pour celle du long métrage précédant mais que l’on découvre ici dans sa totalité. Précieux donc, surtout que Epic au-delà de rappeler la puissance incroyable de la voix du bonhomme, captée au point culminant de son art (avant que les médicaments, la bouffe et le rythme crevant des spectacles ne provoquent sa lente chute), souligne à nouveaux ses talents monstrueux d’entertainer et, moins connu en France, son sens incroyable de la musique, sa curiosité constante pour les évolutions du rock et du blues et sa tendance à l’expérimentation. Les fameuses répétitions, libres et déconnantes dans son studio d’enregistrement enchainent ainsi les essais, les variations, les reprises des Beatles ou autres, tandis que sur scène le bougre sait faire durer, transformer, et se réinventer le moindre tube comme Prince (descendant du King ?) le fera 20 ans plus tard.
C’est un spectacle souvent ébouriffant, toujours entrainant et qui capture à l’occasion quelques moments de vérité dans le regard ou la voix parlée plus fragile et marmonnante d’un homme dont on connait surtout les vestes bariolées, les gouttes de sueurs et les hurlements de fans en chaleurs. On n’y apprendra rien de plus que dans le superbe Elvis, mais ce traitement documentaire, plus réel donc, en confirme la pertinence et rappelle forcément qu’Elvis, le vrai, peut-être facilement imité mais jamais égalé. Oh yeah !
Image
Entièrement restaurées pour l’occasion, les bandes retrouvées qui constituent l’essentiel d’Epic ont été retravaillées à partir de scan 4K des négatifs 35mm, avec un nettoyage bien poussé et une stabilisation totale des cadres. L’image est souvent superbe, en particulier en ce qui concerne les répétitions et les performances enregistrées sur la scène de Las Vegas qui en mettent clairement plein les yeux, affirmant des couleurs vives, pleines et bien contrastées typiques de l’époque, et un grain toujours présent, fin, organique et vibrant. Pas besoin ici de retouche HDR10 ou Dolby Vision, même les noirs sont maitrisés de bout en bout. Au passage on redécouvre aussi quelques extraits de longs métrages cinéma avec Presley en acteurs principal qui ont eux aussi été restaurés en 4K (mais encore inédits en Home Cinéma) et finalement seules les archives réutilisées, de télévision essentiellement, sortent forcément un peu du lot avec un rendu plus flou et moins défini.
Son
On avait forcément un peu rêvé d’une prestation Dolby Atmos démesurée pour encaisser la voix du King et les performances de son orchestre, le DTS HD Master Audio 5.1 fera l’affaire offrant une restitution riche et profonde des grands moments musicaux, jouant sur l’énergie scénique tout en explorant la spatialisation pour donner la sensation d’assister réellement au concert. Les autres passages plus sobres profitent tout de même d’une belle clarté et d’un léger relief toujours bienvenue.
Interactivité
C’est une grosse déception : aucun supplément ici. Une interview de Baz Luhrmann revenant sur sa découverte des bobines, leur impact sur son long Elvis et la production du documentaire en présence aurait été très intéressante.
Liste des bonus
Aucun.







