COMME UN OISEAU SUR LA BRANCHE

Bird on a Wire – Etats-Unis – 1990
Support : Bluray
Genre : Action, Policier
Réalisateur : John Badham
Acteurs : Mel Gibson, Goldie Hawn, David Carradine, Bill Duke…
Musique : Hans Zimmer
Durée : 110 minutes
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titres : Français
Editeur : Rimini Editions
Date de sortie : 08 juillet 2020
LE PITCH
15 ans plus tôt, Rick Jarmin a témoigné contre deux agents fédéraux corrompus. Depuis, il vit sous une fausse identité. Mais il croise par hasard Marianne Graves, son amour de jeunesse, qui le reconnait. Au même moment, les agents qu’il a fait condamner retrouvent sa trace. Désormais, Rick et Marianne ne sont plus en sécurité.
à tire d’ailes
Succès parmi d’autres dans une période pavée d’or pour la star masculine Mel Gibson, et en l’occurrence numéro un du box-office pendant quelques semaines aux USA, Comme un oiseau sur la branche, ne dépasse jamais son ambition de livrer un simple divertissement. Du cinéma pop-corn certes mais définitivement fun et parfaitement emballé.
Impossible à chaque vision du film de se débarrasser de cette sensation constante de déjà-vu. Clairement Comme un oiseau sur la branche a été conçu par le studio Universal comme un film d’exploitation populaire, captant l’air du temps et s’inspirant des grands succès du moment. En l’occurrence les buddy-movies, le roadmovie, les grandes séquences de poursuites urbaines, les cascades vertigineuses, les héros poursuivis par un hélicoptère… Le final presque trop long dans le zoo tropical faisant office de morceau de bravoure de fête foraine. Les comparatifs se trouvent à la pelle durant ces 80’s qui viennent de s’achever et le métrage y plonge généreusement ses racines jusque dans la bande sonore mal goupillée par un Hans Zimmer singeant l’excellent Michael Kamen. Époux depuis (presque) toujours de Goldie Hawn et au départ pressenti pour incarner Rick Jarmin, ce fut Kurt Russell, alors trop occupé par Tango & Cash, qui suggéra son camarade de Tequila Sunrise, pour ce qui parait aujourd’hui comme une évidence tant le film lui ressemble. Tourné entre L’Arme fatale 2 et L’Arme Fatale 3, avec un petit Air America en sus, ce divertissement presque familial ne l’empêche pas à nouveau de camper ce héros casse-cou, assez espiègle, victime d’un complot qui le dépasse et régulièrement traversé d’une certaine folie douce. Plus détendu que Martin Riggs, mais dans la même veine question de satisfaire ses fans, et même de creuser plus avant ses charmes de canailles et ses capacités d’acteur de comédie.
De drôle d’oiseaux
Là, l’osmose avec sa partenaire Goldie Hawn, une spécialiste du genre au sourire aussi interminable que ses gambettes, est primordiale dans la réussite du film, et même si les temps morts et les respirations sont très rares dans Comme un oiseau sur la branche, ils sont systématiquement réussis, leur donnant le loisir de se vautrer dans les atours d’une comédie romantique relevée et piquante avec ce petit quelque-chose de La Comédie du remariage des années 50. Une tradition hollywoodienne en somme, tout comme le traitement de star réservé à Gibson et Hawn, premiers arguments de vente du film que vient brillamment valoriser le metteur en scène John Badham. Depuis longtemps perdu dans les tréfonds des productions de séries TV, il fut pourtant à partir du succès planétaire de La Fièvre du samedi soir l’une des signatures incontournables de cette décade enchainant avec savoir-faire et un certain talent les projets comme son Dracula, Tonnerre de feu, WarGames, Short Circuit ou Etroite surveillance. Un faiseur soit, mais qui une fois encore montrait ici un savoir-faire indéniable et une impulsivité rigoureuse dans l’action. D’autant plus appréciable qu’elle est l’une des composantes humoristiques du film, les cadrages transformant ces longues courses poursuites et ces cascades, en gags réjouissants et rocambolesques à la lisière du slapstick.
Une réalisation bien troussée, un duo impayable, deux méchants caricaturaux affichant les gueules de David Carradine et Bill Duke… il ne nous en faut parfois pas beaucoup plus pour passer un bon moment en bonne compagnie.
Image
Traité par Universal comme un autre fond de catalogue, Bird on a Wire a été remasterisé en HD mais uniquement bien entendu à partir d’un master vieillissant déjà croisé sur DVD ou autre. Une pratique un peu dommageable de la part du distributeur, mais qui n’empêche pas la copie de profiter de gain plutôt notable en particulier du coté de la définition, de la profondeur, et des couleurs. Si l’ensemble du métrage connaît quelques baisses de régimes (noirs un peu grisaillant, teintes fatiguées, textures lissés…) la majorité du visionnage est plutôt plaisante et lumineuse.
Son
Si le film ne bénéficie pas d’un remixage 5.1 tonitruant, le nouveau DTS HD Master Audio 2.0 retrouve l’énergie d’origine avec une clarté et une dynamique bien plus soutenue. La version originale est bien entendu la plus pêchue, mais le doublage d’époque (de ce temps ou les doubleurs avaient le temps d’effectuer leur travail) est toujours aussi savoureux.
Interactivité
Aucun supplément du coté de la seule édition préexistante signée par les Anglais de Fabulous Film, Rimini a donc fait appel à Mathieu Rostac, auteur du livre Mel Gibson – Sur la brèche pour venir présenter le métrage. Petite originalité, cette dernière se fait sous la forme d’un abécédaire explorant avec efficacité les contours de la carrière de l’acteur et les petites clefs du metteur en scène. Une bonne idée, bien menée qui plus est.
Liste des bonus
Interview de Matthieu Rostac, auteur du livre « Mel Gibson – Sur la brèche » (20’).







