KIFF T.5 : SENSUELLES & REBELLES

France- 2026
Genre : Comédie, Érotique
Dessinateur et scénariste : Max Sulfur
Nombre de pages : 48
Éditeur : Tabou BD
Date de sortie : 10 septembre 2026
LE PITCH
À l’occasion d’une séance avec la belle thérapeute Rébecca Martini, notre professeur de latin adoré, Alexi, se confie sur son passé d’élève au pensionnat Sainte-Rose et ses souvenirs sont pour le moins… épicés !
Cour de rattrapage
Déjà un cinquième album pour la série très dévergondée de Max Sulfur, Kiff, qui petit à petit trouve un rythme et ton nettement plus rafraichissant. Les demoiselles sont toujours aussi affamées et leurs formes aussi généreuses, mais les situations gagnent en érotisme.
Entamé en 2003, Kiff se présentait initialement comme une simple publication anthologique, enchainant les petites situations sexy et vaguement rigolotes mettant à mal quelques beaux gosses de service rapidement asservis par des héroïnes aux corps aussi imposants que leurs envies. Entrecoupés de fausses pubs, les historiettes restaient cependant très anecdotiques et s’oubliaient rapidement derrière le stupre et les positions acrobatiques. Au fur et à mesure des albums, l’auteur a trouvé ses marques et s’est même plus ouvertement tourné vers un cadre plus identifié, et a mis en place des personnages récurrents et le petit univers franchement torride d’un internat de jeunes filles où les bonnes mœurs se font la malle et où les cours sont rapidement expédiés en deux-trois coups de langues. On retrouve d’ailleurs ici quelques-uns de ces visages (et pas que) désormais bien reconnaissables avec le retour d’une psychiatre scolaire toujours à l’écoute et s’échauffant aisément aux témoignages de ses clients, un brave et jeunes professeur de latin toujours « martyrisé » par ses élèves préférées et quelques donzelles se trimballant dans des jupettes bien trop courtes… quand elles en portent.
Un redoublement payant
Le dessin de Sulfur est toujours aussi reconnaissable avec cet étrange mélange de réalisme poussé, à l’expressivité presque photographique, croisé avec des formes anatomiques légèrement hypertrophiés que ce soit du coté des membres de ces messieurs, mais aussi et surtout des poitrines et hanches particulièrement imposantes de ces demoiselles. Pulpeuses en diables, les donzelles sortent un peu des canons standards de la BD érotique et même si on reste profondément dans le fantasme cela change clairement du tout-venant. Surtout que comme dès les premières pages ce sont encore et toujours ces dernières qui dirigent la danse, menant ces messieurs par le bout du gl… nez, les utilisant pour leur bon plaisir et les transformant en simples esclaves de leurs propres besoins. Notre gentil professeur de langue morte donc, qui malgré ses plaintes à sa thérapeute semble y trouver parfaitement son compte, mais aussi son collègue, prof de philo un peu plus avancé dans sa carrière et qui révèle rapidement quelques tendances masochistes qui enflamment les joyeuses élèves. Quelques tapes sur les bourses et positions en laisse plus loin, ce sont toujours les pratiques buccales qui sont le plus mise en avant, mais les pénétrations plus classiques restent bien évidemment de la partie dans ces grandes débauches très joyeuses dont tout le monde repart satisfait et épanouis.
Du happy sex pour un divertissement pour adulte totalement débridé qui s’est déjà constitué une belle bande d’adeptes toujours prêts à replonger entre ces grandes cuisses pleines et frémissantes.


