MARVEL’S WOLVERINE

États-Unis – 2026
Support : Playstation 5
Genre : Action, Aventure
Développeur : Insomniac Games
Musique : David Flemings
Durée : Moyenne
Langue : Français
Editeur : Sony
Date de sortie : 15 septembre 2026
LE PITCH
Trois ans après avoir quitté la Team X, Logan est retourné à la vie sauvage. Mais Dr Nathaniel Essex retrouve sa trace pour lui confier une mission de la plus haute importance. Wolverine est alors de retour et ce qu’il va faire ne sera pas vraiment du jolie.
Insomniac sort les griffes !
Reconnu pour ses bacs à sable aussi fun que spectaculaires, le studio Insomniac a d’autant plus marqué le jeu vidéo des dernières années avec ses productions estampillées Marvel, ceci en pleine époque de MCU-mania.
Entre les sorties au cinéma, les multi-diffusions télévisée, l’avalanche de blu-ray et DVD dans les bacs, puis les adaptations vidéoludiques, les super héros et vilains de Marvel (et autres éditeurs de comics) sont partout. Le studio Insomniac, racheté par Sony en 2019, est d’ailleurs devenu un acteur majeur de ce mouvement à travers trois jeux dédiés à Spider-Man pour autant de succès. Succès qui leur a ouvert les portes d’un nouveau contrat, consistant cette fois à mettre en scène une figure moins virevoltante mais tout aussi populaire : Wolverine, alias Serval pour les petits français qui ont grandi durant les années 1980/1990. Les développeurs ont donc logiquement mis de côté l’aspect monde ouvert dans lequel le sympathique gars du quartier pouvait se balader en venant occasionnellement en aide à son prochain. Si le déroulement de l’aventure se montre plus linéaire, l’action se montre aussi plus brutale, conformément à l’image que l’on se fait de l’homme au squelette d’adamantium et les développeurs ont ici concentré leurs efforts pour proposer un système de combat particulièrement énergique, à défaut d’être vraiment technique. Sans atteindre les sommets des jeux d’action japonais, celui-ci ajoute aux combos basiques différents coups spéciaux pour, par exemple, repousser une foule un peu trop agglutinée, ou envoyer un ennemi contre un mur pour le sonner et placer une attaque critique ; attaque critique grâce auquel Logan peut se régénérer une fois l’aptitude adéquate déverrouillée.
Alarme X
Car, depuis des années, les mécaniques de RPG, et l’évolution des personnages en particulier, infuse dans pratiquement tous les genres, et les blockbusters tels que Wolverine n’ont pas échappé à cette tendance. Chaque combat est ainsi l’occasion d’accumuler des points d’expérience, sachant que trouver et détruire des objets spécifiques offre des bonus réguliers pour légèrement accélérer la progression. Chaque niveau atteint octroie alors un point de compétence pour débloquer une technique offensive ou défensive, ou encore améliorer celles qui sont déjà disponibles. Par ailleurs, les matériaux que l’on peut également débusquer dans chaque niveau pour obtenir différents costumes ne sont pas seulement des bonus cosmétiques puisque la jauge de vie augmente lorsque l’on en obtient un certain nombre. Une idée plutôt décalée dans un système qui se montre finalement assez convenu, mais rien que l’on puisse retenir contre le jeu. Avec sa réalisation solide et quelques séquences grand spectacle, Wolverine demeure une production, si ce n’est efficace, au moins recommandable auprès d’un public occasionnel fan d’Uncharted et consort qui va, à coup sûr, en prendre plein les yeux. Mais son problème, c’est qu’il se contente seulement de cela.
Pas vraiment le meilleur dans ce qu’il fait
Les joueurs plus assidus et exigeants risquent en effet de vite trouver la couche moins glorieuse qui se cache sous le vernis. Un vernis d’ailleurs irrégulier, déjà entaché par l’aspect cinématographique caricatural qui impose des séquences sans grand intérêt et souvent trop longues, d’autant que l’écriture ménagée pour imposer différents effets dramatiques au chausse-pied manque parfois de cohérence. Puis les combats, qui occupent principalement les « véritables » phases de jeu, s’avèrent extrêmement brouillons, notamment à cause d’un système de verrouillage de cible tout simple non fonctionnel. Résultat, il est très difficile d’obtenir l’angle de vue adéquat afin de gérer les attaques qui viennent de toutes parts. Les designers ont, en outre, voulu mettre l’accent sur la parade, comme le veut la tendance du moment, mais sans prendre en compte le rythme des attaques des ennemis, au point de laisser le protagoniste vulnérable à l’issue d’animations scriptées. Tout cela rend les affrontements toujours plus laborieux au fur et à mesure que l’on progresse dans cette campagne. Heureusement, Wolverine encaisse suffisamment bien les coups pour éviter les game over à répétition. Mais, finalement, l’effet cathartique d’un Wolverine qui laisse éclater sa rage cède rapidement la place à la frustration.
Peut-être que le plus gros souci de ce Marvel’s Wolverine, c’est d’arriver après des années de jeux AAA à la formule trop stéréotypée : le jeu d’Insomniac est le dernier en date d’une vague de titres où les mécaniques laissent peu de marge pour l’expression du joueur et où, au contraire, la narration prend une place qu’elle ne mérite pas forcément. Mais les fans absolus (et tolérants) de super héros peuvent éventuellement trouver de quoi se divertir le temps de quelques soirées.







