PARTHENOPE

Italie – 2024
Support : Bluray
Genre : Drame
Réalisateur : Paolo Sorrentino
Acteurs : Celeste Dalla Porta, Daniele Rienzo, Dario Aita, Silvio Orlando, Gary Oldman Stefania Sandrelli, Luisa Ranieri…
Musique : Lele Marchitelli
Durée : 136 minutes
Image : 2.39 16/9
Son : Italien et français DTS HD Master Audio 5.1 et 2.0
Sous-titres : Français
Editeur : Pathé
Date de sortie : 16 juillet 2025
LE PITCH
La vie, tel un long voyage, de Partenope, de sa naissance dans les années 1950 à nos jours. Une épopée féminine sans héroïsme, débordante d’une inexorable passion pour la liberté, pour Naples et les visages de l’amour. Les amours vraies, inutiles et celles indicibles. Le parfait été à Capri d’une jeunesse baignée d’insouciance. Et qui se termine en embuscade. Et puis tous les autres, les Napolitains, hommes et femmes, fréquentés, observés et aimés, désabusés et vitaux, leurs dérives mélancoliques, leurs ironies tragiques et leurs yeux un peu abattus…
Naples ville rêvée
Devenu l’un des chefs de file d’un cinéma italien plein de vitalité et qui s’exporte de nouveau dans le monde, Paolo Sorrentino revient sur nos écrans avec une nouvelle déclaration d’amour à sa ville, Naples. Beau et mystérieux, à l’image de son actrice principal Celeste Dalla Porta, Parthenope s’avère être un film plein de grâce et de mélancolie.
Avec son dixième long-métrage, Parthenope, Paolo Sorrentino renoue avec Naples sa ville natale, qu’il avait déjà mise à l’honneur dans La main de Dieu en 2021. Présenté en Sélection officielle lors du Festival de Cannes, le film avait laissé dubitatif et divisé la critique malgré un joli succès en Italie. Loin d’une approche réaliste, le réalisateur napolitain dépeint ici une ville de carte postale où l’élégance prime (le film fut soutenu par la Maison Saint Laurent qui habille aussi les acteurs) autant qu’une certaine artificialité soulignée par l’usage de ralentis. Un cachet factice donc couplé à un réalisme magique qui fait songer au cinéma de Fellini sans toutefois l’égaler.
En s’inspirant de plus de la mythologie (Parthenope, une sirène éconduite par Ulysse qui aurait échoué près de Naples), le cinéaste italien semble inscrire dans la fable tout en inscrivant son histoire, et celle de son héroïne incarnée par Celeste Dalla Porta, dans une chronologie partant des années 1950 à nos jours.
Une femme…et des hommes
Néophyte qui tient dès sa première apparition à l’écran le rôle-titre, le mannequin Celeste Dalla Porta porte en elle les qualités et les limites du film. Beauté froide et envoûtante aussi bien que personnage inconséquent, ne sachant comment mener sa vie, elle vogue dans le film telle une déesse impalpable, quasi-artificielle. L’apparition de la légendaire Stefania Sandrelli, qui incarne Parthenope à un âge avancé, donne toutefois une autre dimension et signification. Difficile de ne pas songer au film d’Antonio Pietrangeli, Je la connaissais bien, où la Sandrelli tenait le rôle d’une jeune femme qui perdait ses illusions… Grande parabole sur la vacuité de l’existence, les amours impossibles, Parthenope oscille ainsi entre les rencontres improbables de son personnage principal et une recherche de sens qu’elle semble trouver dans l’étude de l’anthropologie…
Peuplé de personnages incroyables, comme ce professeur d’anthropologie joué par Silvio Orlando (Le caïman), un religieux arriviste tenu par Peppe Lanzetta, un romancier américain incarné avec émotion par Gary Oldman, Parthenope n’est sans doute pas la plus grande réussite de son auteur, à cause de son allure de vidéo-clip de plus de deux heures. Mais la grâce de son héroïne, les formidables paysages de Campanie sublimés par la photographie de Daria D’Antonio ou encore des scènes incroyables telle cette séance d’accouplement mafieux font de Parthenope un film unique, sonnant parfois creux mais imprimant à coup sûr la rétine du spectateur.
Image
Sans aucun doute la qualité première de ce film où la Maestria de Sorrentino se couple au travail de la directrice de la photographie Daria D’Antonio. Le master proposé ici nous délivre une image claire et précise, soutenue par une définition sans faille et des contrastes de couleurs qui nous en mettent plein les yeux.
Son
Les deux Master Audio sont d’égale qualité. Volontairement sobre, avec toutefois quelques chansons enflammées comme avec Richard Cocciante, le son est parfaitement spatialisé.
Interactivité
Pour clore cette belle édition, Pathé nous propose plusieurs bonus vidéo. Nous retrouvons ainsi Paolo Sorrentino qui évoque son travail sur Sa ville, Naples… dont il pense désormais avoir fait le tour avec son œuvre cinématographique.
Les entretiens de Gary Oldman et Celeste Dalla Porta nous permettent d’en savoir plus sur une actrice dont on entendre encore sûrement parler et un acteur accompli qui rêvait de tourner avec le cinéaste italien. Enfin, le Making-of remplit à merveille son but en nous proposant images de tournage, interviews d’acteurs et membres de l’équipe technique.
Liste des bonus
Entretien avec Paolo Sorrentino (8’), Entretiens croisés avec Celeste Dalla Porta et Gary Oldman (12’), « Le Monde de Parthenope » : Making of (20’).







